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 Vertiges w/Clarke kom Skaikru

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MessageSujet: Re: Vertiges w/Clarke kom Skaikru   Jeu 13 Avr - 23:26





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Clarke eut du mal à suivre les événements qui défilèrent vivement. Un filet froid frappa sa gorge et elle plissa les yeux à la douleur qui se répandit sur sa peau. Elle crut perdre la tête lorsque des babillages arriva à ses oreilles. Elle n'arrivait même plus à comprendre ce qu'on lui disait ! Le ton de l'inconnue n'avait pas été très sympathique, et Clarke se dit que c'était certainement dû à son précédent comportement. Elle avait du mal à faire la distinction entre le rêve et la réalité, le bien et le mal, même le chaud et le froid se confondaient sur sa peau. Elle tâcha de garder les yeux ouverts, de résister à la douleur qui tentait de la renvoyer dans un sommeil inconscient. La jeune femme n'était plus à ses côtés et le sol tremblait. Clarke tenta d'analyser la situation comme elle le faisait toujours en cas de danger. Car elle sentait que quelque chose n'allait pas, c'est ce qui l'avait réveillée, mais elle était incapable de réagir. Elle lutta contre la gravité pour se redresser, atteignant par miracle une position assise. Elle eut tout juste le temps de voir la bête se ruer sur elle avant de fuir de l'autre côté. Pourquoi la bête s'était-elle arrêtée ? La réponse se trouvait près du feu. La jeune native lâcha une torche et s'assit au sol. Clarke la dévisagea longuement, du mieux qu'elle put. Sa vue lui jouait des tours, mais son instinct d'apprentie médecin fut interpellée par la grimace de douleur que portait l'inconnue. L'inconnue... Clarke aurait aimé pouvoir l'appeler autrement, mais ne pouvant se permettre de donner son propre nom, elle devait s'abstenir de lui demander le sien. Même ça, ça lui paraissait encore logique. Pourtant, elle ne réfléchissait plus. Son esprit la guidait, lui-même stimulé par son instinct.

Clarke se traîna, son bras accroché à son épaule douloureuse replié contre sa poitrine, jusqu'à se trouver près de la jeune femme. Elle avait mis un certain temps à se glisser dans la terre mais elle y était parvenue. Peu lui importait les douleurs qui la tiraillaient, elle avait un devoir à accomplir. Combien de fois avait-elle réagi ainsi, mécaniquement, alors qu'elle était fatiguée, à bout de nerfs, pour aller aider les blessés du camp ? Elle n'avait pas passé de très bons jours après l'attaque de ces vicieuses bêtes qui en avaient fait périr plus d'un. Certes, elle vivait ses pires douleurs, mais son cerveau lui interdisait de ne pas réagir à l'appel d'un blessé.
- Laisse-moi voir, se surprit-elle à dire. Elle leva sa main mobile et écarta les pans de tissus déchirés pour examiner la blessure. Elle put noter que ce n'était pas très profond mais n'y voyait pas assez clair pour en être certaine. La jeune médecin en elle se souvint de ces heures passées au bloc à assister à des opérations. Quand on ne pouvait pas faire grand chose sur le moment, on devait attendre. Je désinfecterai la plaie quand la lumière sera revenue, déclara-t-elle en s'imaginant encore une fois là-haut. En attendant, elle devait attendre. Et cette courte phrase suffit à la rendre confuse. Sa tête lui faisait encore mal, et puisqu'aucun ordre ne lui fut donné par son instinct rouillé, elle laissa sa tête retomber lentement et se poser sur le seul appui disponible : le dos de la jeune femme que Clarke avait tenté de soigner.

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MessageSujet: Re: Vertiges w/Clarke kom Skaikru   Ven 14 Avr - 0:02

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La blonde avait tout juste réagi lors de l'attaque. Si ça se trouve, elle n'avait même pas compris ce qui venait de se dérouler sous ses yeux. Elle avait beau être blessée, épuisée, affamée et assoiffée, cela n'excusait pas tout. Ou alors peut-être que si...? Je ne m'étais jamais révélée à quelqu'un dans un état si désespérée. Même Anya ne m'avait jamais vue ainsi, alors qu'elle avait agi comme une mère pour moi lorsqu'elle ma recueillie. Elle me connaît par coeur. Elle est d'ailleurs la seule personne à me connaître aussi bien. Tout le monde me connaît et cela jusque dans les contrées les plus éloignées de la coalition. Mais personne ne me connaît réellement dans les profondeurs de mon être... Et heureusement. Car cela servirait à me détruire, et connaissant toutes mes faiblesses. Costia les connaissait. Elle savait mes peurs. Nia l'a tuée pour obtenir ce secret si bien gardé. Mais Costia n'a rien dit. Elle m'aura été fidèle jusqu'à sa mort. Je pensais trop à elle en présence de la fille du ciel. Cela en devenait malsain pour moi...
D'ailleurs, malgré toute la peine que je m'étais donné pour tenter de le cacher, mes grimaces l'alertèrent. Elle se traîna difficilement jusqu'à moi. Je ne lui lançai pas un regard, pas une attention. Elle avait failli nous faire tuer. Qu'est-ce qu'il lui a pris de s'attaquer à moi pareillement ? Je n'avais fait que l'aider et la protéger depuis notre rencontre. Etait-ce ainsi qu'elle me remerciait ? Décidément, nous ne devions certainement pas penser la même chose entre le ciel et la terre.
-Laisse-moi voir, dit-elle d'une voix sûre d'elle qui m'impressionna
Alors qu'elle commençait à me toucher, j'eus le réflexe de retirer mon bras pour l'en empêcher mais elle persista. Elle était en état de fatigue intense, et elle pensait à me soigner ? Mais d'où sortait cette idée ? Des connexions ne se faisaient pas dans ma tête, des choses ne collaient pas. Le tissus de mon vêtement était désormais maculé de mon sang noir. Elle inspecta ma plaie quelques instants. J'en profitai pour enfin tourner ma tête dans sa direction. Son regard se noyait dans mon sang et elle l'observait avec un tel sérieux que je finis par comprendre: elle était une guérisseuse. Elle savait de quoi elle parlait.
-Je désinfecterai la plaie quand la lumière sera revenue.
Elle avait raison. De nuit, il faisait trop sombre pour soigner de vraies plaies. Mais cette découverte à propos d'elle me réjouit d'une certaine manière: à son réveil une fois reposée, sûrement qu'elle saura elle même comment soigner ses propres blessures. Je pourrais lui apporter mon aide bien sûr, mais elle saura m'apprendre des gestes que moi-même j'ignore pour refouler ses douleurs. Je n'eus même pas le temps de lui poser la question qu'avec quelle plante allait-elle désinfecter la plaie, ou de l'engueuler par rapport à ses précédentes actions qu'elle s'écroula sur mon épaule. Elle semblait encore plus épuisée que toute à l'heure. Si c'était dans une forêt qu'elle pensait se reposer, elle avait tort... Jamais elle ne serait en sécurité ici-bas. Le bishtag n'était peut-être qu'un avertissement sur la suite des évènements. Peut-être que la nature avait jugé que l'on avait passé assez de temps sur son territoire et qu'il était temps pour nous de partir. En tout cas, j'espérais fortement que ce n'était pas le cas. Car c'était trop tard... La fille du ciel venait de repartir au pays des rêves aussi vite qu'elle en était sorti toute à l'heure.
Maintenant que j'étais blessée, j'allais devoir trouver une excuse ou le camoufler aux yeux de tous. Aucun combat n'avait eu lieu, je n'avais aucune raison de l'être à part de m'être baladée seule dans la forêt. Chose que si elle venait à s'apprendre, voilà que ça partirait bien dans tous les sens... Et à l'aube d'une guerre, ce n'était absolument pas ce que je demandais. Mais certains allaient demander des explications si c'était trop voyant, c'en était certains.
J'observais la lune. Sa course dans le ciel avait bien avancé avec toutes ces aventures. Le soleil se levait aux alentours de 7h. Cela nous laissait encore quelques heures de répits, mais une fois l'aube arrivée, je ne pourrais plus tarder encore longtemps avec la jeune femme. Dès les premiers rayons et même avant, le campement se réveille et tout le monde sait que je ne suis pas le genre à traîner au lit et que je me lève de principe assez tôt. Me voir débarquer en milieu de matinée serait trop risqué.
Je choisis de laisser encore un peu de temps à la fille du ciel pour se reposer. Mais il n'allait pas être de longue durée. J'avais déjà fait beaucoup pour elle, mais jamais je ne pourrais me permettre de la ramener jusqu'à son camp. Trop loin, trop dangereux. A l'aube, nos chemins se sépareraient. Dure était la loi des rencontres nocturnes. Souvent, elles ne duraient que le temps d'une nuit.

Encore une petite poignée d'heures s'écoulèrent, jusqu'au moment où la lune commençait une dangereuse descente dans le ciel, ce qui ne tarderait certainement pas à apporter les premiers rayons du soleil. Je n'avais pas fermé l'oeil, et même si j'en avais très envie. J'avais continué toute la nuit de tendre l'oreille, de surveiller, de m'occuper du feu pour ne pas qu'il meure. Mon travail maintenant serait de réveiller la jeune femme endormie. En espérant qu'elle aura les idées plus claires et qu'elle ne me sautera pas dessus une seconde fois...
Afin d'être dans une position plus confortable autant elle que moi, je m'étais légèrement décalée pour la laisser glisser jusque sur mes genoux comme toute à l'heure. C'était plus à l'aise pour toutes les deux, nous avions meilleur appui et je me sentais mieux pour surveiller les alentours. Ma blessure se faisait oublier et revenait à la charge régulièrement, me lançant dans l'épaule. Mais j'avais l'habitude de ce genre de plaie, et le coup passé, je n'y réagissais même plus. Qu'étais-je si je me mettais à pleurer devant une si petite ouverture ?
Je baissai la tête, me servant de mes doigts pour dégager les mèches de cheveux qui cachaient son visage. Ce geste s'accompagna de quelques mots qui étaient destinés à la réveiller, plus doucement que précédemment.
-Le soleil va se lever. Il est temps d'en faire de même.

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MessageSujet: Re: Vertiges w/Clarke kom Skaikru   Ven 14 Avr - 1:03





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Des murmures se glissèrent doucement au creux de ses oreilles pour remonter et être traduis. Les signaux avertirent Clarke qu'il était l'heure de se réveiller. Des petits picotements encore présents sur son visage rappelèrent à la jeune délinquante que des doigts venaient d'y passer doucement. Clarke fronça les sourcils, attendant quelques instants que le geste agréable soit répété, mais son visage ne reçut que l'air frais de la nuit. Elle plissa les yeux encore fermés et les ouvrit lentement. La première chose qu'elle vit fut les yeux verts qui la scrutaient. Il faisait un peu plus clair que lors du dernier réveil de Clarke, accordant aux deux jeunes femmes un peu de luminosité, mais les bois restaient tout de même sombres. Il leur fallait encore se fier au feu. Clarke eut du mal à décrocher son regard. Normalement, ses yeux auraient dû croiser le ciel et remarquer le jour approchant petit à petit. Mais pas maintenant. Elle avait l'impression de découvrir la scène pour la première fois. Les yeux qu'elle tenait encore du regard lui semblaient familiers, pourtant elle ne se souvenait pas les avoir vu ainsi, de si près, avec tant de détails. Leurs lueurs grises, régulièrement illuminées par les flammes orangées, les rendaient d'autant plus complexes. Clarke voulait continuer de les examiner, quitte à s'y perdre, et rester installée sur ce qui semblait si confortable. Ça n'était pas la terre qui la maintenait, mais les genoux de la jeune femme qu'elle dévisageait. Quand son regard tomba enfin, elle découvrit enfin la forêt dans laquelle elle se rappelait vaguement s'être évanouie la veille. Ses souvenirs étaient flous mais ils étaient bien là. Elle se souvenait de l'arrivée de la femme native, de bribes de conversation et d'événements qui auraient pu les conduire à la mort. Un détail lui revint en mémoire, un souvenir encore frais puisqu'il s'agissait du dernier en date avant qu'elle ne retombe dans le sommeil. Elle se redressa, s'attendant à une nouvelle vague de vertiges qui ne vint pas. Certes, elle avait terriblement mal à la tête, mais au moins elle n'avait plus le tournis.

Les douleurs qui lui vinrent lui parurent moins chaotiques et elle se dit qu'elle les analyserait une fois ce fameux souvenir vérifié. Elle se décala pour pouvoir parler en face à la native.
- Je suppose que cette nuit n'a pas été de tout repos pour toi, releva-t-elle. Si elle n'avait pas demandé son aide, elle ne pouvait que lui en être reconnaissante. Son intention n'était pas de mourir si tôt. Clarke se voyait bien abandonner pour elle-même, mais elle ne le ferait jamais pour les autres. Tant que tout le monde ne sera pas en sécurité, elle continuerait de se battre, aussi difficile que les combats puissent être. Elle se décala à nouveau et avertit :
- Je vais jeter un œil à ton épaule.
Ses soupçons se confirmèrent : elle n'avait pas rêvé la blessure de la jeune femme. D'ailleurs, si elle s'en souvenait relativement bien – ce qui était le cas – la femme native avait reçu le mauvais coup d'un cerf à deux têtes – un cerf à deux têtes ? Clarke n'avait jamais pu imaginer un simple cerf correctement, mais un cerf bicéphale ! – en cherchant à faire fuir la bête pour les protéger. Clarke doutait que l'inconnue ait réellement eu besoin de rester cette nuit, elle en conclut donc que tout ce que cette jeune femme avait fait avait été dans l'unique but de lui sauver la vie. Car si cette native avait voulu la tuer ou obtenir des informations, elle l'aurait fait lorsque Clarke était encore en mauvais point, pas maintenant qu'elle se remettait à penser plus ou moins clairement.
Clarke souleva les deux pans de tissus et eut un fort sentiment de déjà vu. Elle se souvenait l'avoir déjà fait, mais n'avoir pas été capable de faire quoi que ce soit pour arranger ça. Maintenant qu'elle y voyait plus clair – dans tous les sens du terme – elle put constater que la plaie était recouverte de sang séché. Un sang sombre que Clarke crut d'abord comme un effet de la nuit, mais la lueur du feu et le ciel s'éclaircissant lentement ne laissaient aucun doute sur la couleur anormale du sang. Anormale ? Clarke l'aurait considérée comme telle si elle n'avait pas déjà vu ça auparavant. Elle s'en serait même inquiétée. Mais ce n'était pas nouveau pour elle. Elle ne dit rien. Heureusement, cachée dans le dos de la native, sa surprise passerait inaperçue. Elle pensa à son amie qui s'inquiétait certainement de sa disparition. Elle aussi avait le sang noir. Cette couleur n'était censée être qu'une anomalie. Et pourtant... des gens sur Terre avaient aussi cette couleur. Ou était-ce une autre exception ? Clarke en doutait. Si une autre personne que Kassandre pouvait avoir cette couleur de sang, une native qui plus est, ça ne pouvait être qu'une coïncidence. Clarke hésita. Devait-elle en informer l'Arche ? Cela signifierait parler à sa mère et elle n'en était pas encore prête. Elle décida d'ignorer ce fait pour le moment. De toute façon, le camp était assez surmené comme ça, inutile de les inquiéter avec une information qui leur serait inutile pour le moment.
Clarke relâcha le tissu déchiré. Elle ne voyait pas grand chose avec tout ce sang – du sang noir! – et ne pouvait donc pas vérifier la blessure. Si des saletés s'étaient glissées sous le sang séché, la plaie pourrait s'infecter. Clarke ne voulait pas que la personne qui lui avait sauvé la vie reparte avec une ou deux chances de mourir bêtement. La moindre des choses était de vérifier que cette blessure était bénigne.
- Il te reste de l'eau ? La plaie est sale, il faut la nettoyer pour pouvoir voir l'étendue des dégâts.
C'était sa première préoccupation. Soigner les autres avant de s'occuper d'elle-même. Comme toujours.

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MessageSujet: Re: Vertiges w/Clarke kom Skaikru   Sam 15 Avr - 14:53

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Lentement, ses paupières s'ouvrirent, éprises de leur sommeil profond. Son regard sembla découvrir le mien une nouvelle fois, comme si elle ne les avait encore jamais vu auparavant. Ses yeux d'un bleu glacial et pourtant chaleureux m'invitaient à plonger à l'intérieur. Mais ce fut la fille du ciel qui décrocha son regard du mien pour observer les alentours. Elle semblait découvrir ce monde, les souvenirs de la nuit s'étaient évaporés de son esprit embrumé par la fatigue et la douleur.
Je ne savais que ressentir envers cette jeune femme. A la fois de l'exaspération, en raison de ses actes durant la nuit. De la compassion, pour la douleur qu'elle ressentait au plus profond d'elle même. De l'indifférence, à cause de nos peuples ennemis. De la curiosité, avec sa force si semblable à celle de Costia. Je ne savais que penser d'elle. Tant de choses, et rien à la fois.
Elle se redressa plutôt rapidement et à mon grand étonnement, elle ne s'écroula pas sous la douleur. Elle parvint à rester assise sans sembler mourir sous ses blessures. Le sommeil avait été réparateur. Heureusement, enfin, elle se portait mieux. Elle se tourna vers moi pour demander:
-Je suppose que cette nuit n'a pas été de tout repos pour toi.
J'espérais que cette question fut ironique. Ses blessures devaient rendre ses souvenirs flous, expliquant pourquoi elle avait besoin d'une confirmation sur les évènements de la veille. Je ne répondis rien, préférant garder mon avis pour moi, et me contenta d'un regard entendu en clignant lentement des paupières. Non, la nuit n'avait pas été reposante. Et elle n'y avait pas contribué... Si au moins elle avait su rester tranquille lors de l'attaque du bishtag, nous n'en serions pas arrivés là.
Elle se déplaça pour se retrouver dans mon dos. Elle prit l'initiative d'analyser ma blessure sans que j'ai vraiment mon mot à dire. Pour dire, j'avais presque oublié cette coupure. Il suffisait de serrer les dents et de penser à autre chose. Elle n'était pas importante, j'aurais juste besoin de quelques plantes et d'un bandage pour que tout rentre dans l'ordre.
Je sentis ses doigts écarter les pans de tissus pour mieux regarder la plaie. Sa main était moins tremblante, plus sûre, et on sentait qu'elle avait l'habitude d'agir ainsi. De faire passer sa santé avant celle des autres. C'était les critères que devait regrouper un guérisseur. Je jetai moi aussi un coup d'oeil rapide et remarquai que le sang avait séché. C'était impossible d'évaluer l'ampleur de la blessure, ni de la nettoyer.
-Il te reste de l'eau ? La plaie est sale, il faut la nettoyer pour pouvoir voir l'étendue des dégâts.
Malheureusement, elle avait bu jusqu'à la dernière goutte d'eau de la gourde que je lui avais apporté. Mais le ruisseau n'était pas loin d'ici et le jour pointant le bout de son nez, on pouvait éteindre le feu de camp et bouger jusqu'au courant. Ainsi, on pourra s'occuper de nos blessures à toutes les deux. Car pour rentrer jusqu'à chez elle, il fallait un minimum s'en occuper si elle ne voulait pas y arriver avant le lendemain. Je ne pouvais pas me permettre de passer une seconde nuit avec elle. Si quelqu'un finissait par s'en apercevoir, voilà que j'aurais bien des ennuis, à découvrir que la commandante fuit dans les bois chaque soir. Cela éveillerait les soupçons et les doutes, et les gens n'hésiteraient pas à venir m'espionner pour s'assurer de mes faits et gestes.
-Nous sommes à sec. Mais il y a un petit ruisseau à quelques minutes à pied. Nous allons nous y rendre et ainsi nettoyer tes blessures à toi aussi.
J'avais pris soin de ne plus ajouter de bûches dans le feu depuis quelques temps. Ainsi, il n'en restait que des braises que j'étouffai en lançant de la terre dessus et en les écrasant de la pointe de ma botte. Ensuite, je saisis les cailloux un à un, grimaçant lorsque j'en saisissais un de mon bras blessé, et les lançai dans les fourrés alentours. Il fallait faire disparaître toutes traces de notre présence cette nuit-là. J'éparpillai ensuite les cendres, les mélangeant aux feuilles mortes. J'attrapai la peau du lièvre, la pliai soigneusement et la rangeait dans une petite sacoche à ma ceinture. Je pris le reste de la viande cuisinée maintenant refroidie, mais toujours mangeable.
-As-tu faim ? lui demandai-je en lui montrant la carcasse. Sûrement que le malheureux morceau de toute à l'heure ne l'avait pas remplie. La viande est froide, mais il faut que tu aies quelque chose dans le ventre.
Je lui tendis ma main forte l'invitant ainsi à se lever, l'autre étant occupée à porter la viande.
-Auras-tu besoin d'aide pour marcher ?
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MessageSujet: Re: Vertiges w/Clarke kom Skaikru   Lun 17 Avr - 14:29





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Clarke dévisagea le morceau de viande qu'on lui montrait. Elle chercha dans ses souvenirs de cours une image d'animal ressemblant plus ou moins à celui-ci. C'était assez difficile considérant le fait que l'animal en question était brûlé et déchiqueté, mais au moins Clarke sut qu'elle n'avait pas mangé de renne ou de sanglier. La jeune femme à côté d'elle n'avait pas tort, elle devait manger pour reprendre des forces. Mais ça n'était pas la priorité de Clarke. Son premier but était de soigner et elle ne voulait pas perdre de temps en se nourrissant. C'était l'un de ses défauts. Si elle avait mangé avant de quitter le camp la veille, elle aurait tenu plus longtemps, mais ça n'avait pas été le cas. Sauver les autres passait avant tout le reste. Clarke réfléchit un moment. Il ferait bientôt jour et elle devrait repartir. Sans savoir combien de kilomètres la séparaient du camp, il lui était impossible de dire si elle tiendrait le coup. Elle rentrerait seule, car il était hors de question qu'une native s'approche du camp après ce qui était arrivé à Lincoln. C'était bien trop dangereux. Et puis, cette native avait sa propre vie aussi, ses propres occupations. Des gens l'attendaient sûrement au village d'où elle venait. Clarke se demanda ce que cette native pouvait bien faire au quotidien, la fonction qu'elle pouvait occuper. Elle ne vit pas grand chose car, honnêtement, qu'avait-on à faire dans un village ? Ils devaient être bien installés, leur groupe régi par des règles mises en place sûrement des décennies auparavant. Rien à voir avec son groupe à elle. Un groupe de délinquants tombé du ciel il y a à peine un mois. C'était à peine si les murs du camp tenaient debout. Mais eux, les Natifs, avaient déjà tout un système que Clarke souhaitait découvrir. Elle espérait pouvoir en apprendre plus sur eux un jour. Il n'y avait que de l'espoir dans cette pensée.

Clarke saisit la viande et en arracha quelques petits morceaux qu'elle avala l'un après l'autre. Elle fit en sorte de ne pas manger trop vite même si elle voulait se débarrasser de cette tâche rapidement pour passer au plus important. Une fois quelques bouchées avalées non sans difficulté, elle tendit la carcasse à son interlocutrice. Il restait encore un peu de chair.
- Tu devrais manger un peu toi aussi.
Elle dut lui rendre la carcasse pour vérifier l'état de sa cheville. Si elles allaient marcher jusqu'au ruisseau, il fallait que Clarke règle ce problème tout de suite. Elle ôta sa chaussure inondée de terre presque séchée et entreprit de tâter sa cheville pour en vérifier l'état. Elle ne pensait pas qu'elle fût cassée, autrement la douleur aurait été bien pire. Non, son hypothèse se confirma et sa cheville n'était pas dans un si mauvais état. Elle aurait du mal à marcher pendant un ou deux jours puis pourrait recommencer à avancer normalement. Ceci à la condition qu'elle immobilise sa cheville. Elle n'arriverait jamais à rentrer au camp avec une cheville tordue. Elle tourna la tête vers son épaule et se remémora son échec de la veille : elle n'avait pas eu assez de force pour arracher sa manche et doutait en avoir ce matin. Au lieu de ça elle rechercha la carcasse et en arracha un petit os qui en dépassait. Elle l'utilisa en aiguille pour défaire les coutures principales de la manche et parvint cette fois à l'arracher. Elle aplatit le tissu de ses mains et se banda le pied, passant ensuite la chaussette par-dessus pour faire tenir le bandage. Sans adresser un regard à la native de peur de se déconcentrer, elle saisit la main tendue et se mit debout avec prudence. Elle grimaça lorsqu'elle s'appuya sur sa cheville blessée. Elle mit tout son poids sur son pied intact. Elle aurait bien besoin d'aide pour se déplacer mais refusa.
- Il faudra bien que je m'habitue à marcher ainsi. Elle se baissa pour ramasser sa veste et se redressa doucement. Elle fit un pas en avant, lentement, sans rester trop longtemps appuyée sur sa cheville foulée. Elle prendrait du temps à rentrer au camp, mais elle y parviendrait. En attendant, il n'était pas encore l'heure de partir. Je te suis, ajouta-t-elle, n'ayant aucun indice de la localisation du ruisseau dont la native avait parlé.

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MessageSujet: Re: Vertiges w/Clarke kom Skaikru   Lun 17 Avr - 19:43

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Bien que je ne le montrais pas, je fus heureuse que la fille du ciel décide de manger un peu de lièvre. Non pas que je me serais vexée qu'elle refuse ma bonne cuisine légendaire, mais qu'ainsi elle récupérera des forces. Elle en aura besoin pour retourner jusqu'à chez elle. Au moins, et heureusement pour elle, il faisait jour et les bêtes féroces de la forêt ne se montrent, en principe, de nuit uniquement.
Face à la jeune blonde, je préférais rester stoïque et montrer le moins d'émotion possible. J'avais appris ça depuis ma plus tendre enfance. Montrer ses émotions, c'est afficher publiquement ses faiblesses. De plus face à une femme du camp ennemi, qui certes m'a prouvé qu'ils n'étaient peut-être pas si terribles que ça, je préférais rester sur mes réserves. On ne sait jamais tout ce qu'elle ira raconter auprès des siens. Heureusement pour moi, elle aura beau me décrire, personne ne me reconnaîtra dans son peuple. Aucun d'eux ne m'avait jamais aperçu. Même la fois où je m'étais rendue près de leur campement pour récupérer quelques informations supplémentaires, j'avais su me faire discrète dissimulée derrière les branchages. J'avais beau lui avoir accordé quelques brides de confiance, jamais je pourrais en offrir plus face à un peuple tel que le sien...
Une fois qu'elle eut terminé son repas, elle me tendit la carcasse bientôt vidée de toute sa chaire. Elle me conseilla d'en manger également, et c'est ce que je fis. Alors que j'avais plutôt bien mangé la veille, je devais avouer qu'avec cette nuit des plus mouvementées j'appréciais fortement de remplir un peu mon estomac. En terminant les morceaux de chair, j'observais la fille du ciel qui commença à s'occuper de sa cheville. Elle savait s'y faire. Elle savait soigner. Et ça, je m'en rendais compte de plus en plus. Que ce soit en l'épiant ou en la sentant faire sur mes blessures. Voilà une guérisseuse prometteuse. Instantanément, en la voyant agir pour tendre un bandage à sa cheville, je comparai ses gestes à ceux de Nyko. Il était réputé pour être un des meilleurs guérisseurs du peuple Trikru et pourtant, je percevais des différences dans leurs manières de faire. Comme quoi, on n'apprenait pas la même chose sur Terre que dans l'Espace...
Une fois sa cheville endurcie, elle attrapa ma main que je lui tendais, sans me regarder et préférant se concentrer sur son pied. Vu sa grimace quand elle mit un peu de poids sur sa faiblesse, j'aurais pensé qu'elle accepterait mon aide. Ce ne fut pas le cas.
- Il faudra bien que je m'habitue à marcher ainsi.
Si tel était son choix. Je lui avais proposé une fois, pas deux. Cette jeune femme m'épatait de par sa force d'esprit, mais elle avait le don de continuer à m'exaspérer quelque peu: elle aurait eu mieux faire d'accepter, ainsi elle aurait mieux reposé son pied pour mieux affronter la longue route jusqu'à son campement. Parfois, même si cela montrait nos faiblesses, il fallait savoir accepter l'aide qu'on nous proposait. Mais je n'en fis rien.
Pendant qu'elle se baissait gentiment pour attraper sa veste, je lançai la carcasse de lapin loin dans un fourrés. Elle m'indiqua qu'elle était prête. Je lançai un dernier regard circulaire autour de nous, histoire de vérifier que je n'avais rien oublié. Le foyer était détruit, plus de traces de lapin, juste des feuilles mortes tassées aux endroits où nous nous étions assises. Mais ça devrait aller. Ca ne suffirait pas pour nous suivre.
Je me mis donc en marche. Le ruisseau n'était pas loin, mais vu le rythme de la fille du ciel, on allait mettre le double de temps pour l'atteindre. L'aube pointait à l'horizon. L'est commençait doucement de s'éclairer de lumières nouvelles tandis que l'ouest restait baigné dans l'ombre. Il ne me faudrait plus tarder à rentrer. Bien que ces instants que je vivais avec cette jeune femme semblait hors du temps. Cette nuit passée loin de mes responsabilités et avec quelqu'un de totalement inconnu m'avait fait du bien. Elle avait beau avoir son petit caractère déterminé, solitaire et méfiant que m'exaspérait tant, mais j'avais apprécié faire sa rencontre cette nuit. Sans le savoir, elle m'avait un peu éclairée sur leur manière de voir les choses, à ces gens du ciel.
Il m'était difficile de me calquer à son rythme. En tant que native, on m'avait toujours appris de rester observateur, habile et rapide dans les bois. On ne savait jamais ce qu'ils pouvaient nous réservés. Et là, c'était tout le contraire. Le seul endroit que je regardais était le sol, guettant les racines dans lesquelles elle pourrait s'encoubler. J'étais habile mais la fille du ciel ne le serait jamais assez pour éviter une attaque. Et la vitesse on n'en parle pas. Je décidai malgré tout de lancer un sujet de conversation. La route passerait plus vite si on ne la passait pas dans le silence.
-De ce que j'ai vu, je suppose que tu es une guérisseuse ?


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MessageSujet: Re: Vertiges w/Clarke kom Skaikru   Lun 17 Avr - 21:41





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Elle sentait bien qu'elle gênait. Elle marchait trop lentement. Elle aussi aimerait avancer plus vite, mais sa cheville n'était pas du même avis. Elle avançait avec précaution. L'atmosphère lui sembla lourde. Elle ne savait pas quoi dire. La veille, elle avait dit bien des choses, dont beaucoup qu'elle aurait mieux fait de garder pour elle. Heureusement, elle n'avait pas donné d'information capitale sur le camp. Cette native avait beau avoir l'air inoffensive, Clarke ne doutait pas du fait que cette jeune fille n'hésiterait pas à aller marquer des points auprès de son chef en lui transmettant les informations recueillies chez un ennemi. Pourtant, elle n'était pas contre une conversation. Elle voulait vraiment en savoir plus sur cette fille mais elle ne se sentait pas prête à briser la glace. Elle avait souvent tendance à approcher les mauvais sujets de conversation et cela se finissait toujours mal. Alors elle attendit et se concentra sur sa marche irrégulière. Elle nota l'attention que portait la native au chemin qu'elles empruntaient et lui en fut reconnaissante. L'inconnue vérifiait qu'elle ne se prenne pas les pieds dans des branchages. Cette femme protégeait encore Clarke. Par bonté ? C'était ce qu'elle avait affirmé. Clarke voulait croire que c'était la seule raison. Un peu d'espoir, un peu de gentillesse ne pouvaient faire que du bien à son moral amoché.

Une pression disparut de sa poitrine lorsqu'on lui adressa enfin la parole. Elle trouvait cela idiot, mais ce silence lui avait écrasé la cage thoracique. Il y avait tant de sujets qu'elle voulait aborder et que pourtant elle devait éviter. Tout ça à cause d'un stupide conflit, maugréa-t-elle intérieurement. Elle pensa à la question qu'on venait de lui poser et cela lui pinça le cœur. Elle aurait voulu pouvoir tout raconter. Ce qu'elle faisait là, seule en pleine forêt sans arme. Sa vie sur l'Arche. La découverte de son père, son arrestation et sa mise à mort. Son propre emprisonnement pendant presqu'un an. La trahison de sa mère. Même son histoire mensongère avec Finn ! Elle voulait juste tout déballer, sans chercher à ce qu'on la comprenne, sans vouloir qu'on la plaigne. Elle souhaitait se débarrasser de tout ce poids qui l'écrasait. Une bonne fois pour toute. D'une certaine façon, le calme de l'inconnue l'invitait à le faire. Malgré son état, Clarke avait eu quelques heures de sommeil reposantes. Ce qu'elle n'avait pas eu depuis bien longtemps. Qui aurait cru qu'une inconnue d'un autre peuple aurait un tel effet sur elle ?
Clarke redressa la tête pour rejeter son désir de tout raconter. Elle ne pouvait pas risquer de condamner son peuple pour ses propres envies. Alors elle resta concentrée sur son rôle. Si elle était restée sur l'Arche, elle serait encore en formation de médecine. Elle serait en passe de reprendre le métier de sa mère une fois celle-ci trop âgée pour l'exercer. Elle aurait pu devenir une brillante médecin. Mais ça ne serait jamais le cas. Comment une vie pouvait-elle prendre un tournant si radical ?
- J'aurais aimé l'être, répondit-elle, omettant de préciser le fait que guérisseur n'était pas le terme qu'ils utilisaient sur l'Arche, mais notre seule présence sur Terre montre bien que rien ne s'est passé comme prévu.
Elle pouvait bien se permettre de dire ça. Ils n'avaient jamais prévu de revenir sur Terre de cette façon. Ils auraient dû attendre encore plusieurs générations avant de penser à retourner sur leur planète d'origine avec le but de la repeupler. Mais ils n'avaient pas attendu, et la Terre n'avait pas besoin d'être repeuplée non plus.
- Qu'est-ce que tu fais, toi ? demanda-t-elle sur un ton léger. Même si tu t'es plutôt bien débrouillée pour me garder en vie, tu n'es clairement pas guérisseuse. Ou alors vos méthodes sont vraiment très drastiques. ne se permit-elle pas de dire. La conversation reprenait petit à petit, mais Clarke se demandait si elle parviendrait à la faire tenir longtemps. Il était difficile de savoir quel sujet aborder avec quelqu'un qui était censé être votre ennemi.

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MessageSujet: Re: Vertiges w/Clarke kom Skaikru   Lun 17 Avr - 22:29

Vertiges w/Clarke kom Skaikru
Comment ça se passait la vie dans l'espace ? Elle l'avait décrit comme froid et sombre. Comment en peut-il être ainsi alors qu'ils vivaient si près des étoiles ? Ne leur apportaient-elles donc pas de la lumière ? Cette douce lumière réconfortante des nuits froides. Quels métiers pratiquaient-ils ? Que mangeaient-ils ? Pouvaient-ils cultiver des fruits et légumes ou élever des animaux ? Avec quoi soignaient-ils leurs malades ? Et comment étaient-ils dirigés ? Sans y voir un sens politique, toutes ces questions me brûlaient la langue. Je me demandais comment ils vivaient, si haut dans le ciel. Comment était leur vie. Mais je l'avais vu précédemment, cette jeune femme n'était pas prête à me délivrer leurs secrets. Je devrais faire sans. Et lancer une guerre contre des ennemis que je ne connaissais pas, en réalité. Je préférais ne pas trop en savoir. Et ne pas m'attacher. Je ne faillirai ainsi pas à mon devoir de commandante...
Je voyais que la fille du ciel avait beaucoup de peine à marcher. Et je me demandais réellement si elle arriverait à rentrer à son campement seule. Mais là était une option que je ne pouvais pas aborder. Impossible de la raccompagner. Le temps se pressait, et après notre petite marche jusqu'au ruisseau accomplie, il me faudra rentrer. Je ne devais pas éveiller les soupçons de ma balade nocturne. Pas même envers Indra ou Anya. Personne ne devra rien savoir. Je me demandais comment le peuple de la jeune femme réagirait si elle leur racontait tout dans les détails. Oserait-elle leur confier les aventures de cette nuit ? Ou était-elle comme moi, condamnée à garder cette soirée secrète ? Je me posais beaucoup de questions sur elle. Etait-elle une guérisseuse accomplie, ou une apprentie ? Cette occupation lui plaisait-elle ? Ou faisait-elle cela par obligation ? Choisissaient-ils leurs métiers dans l'Espace ? Sur Terre, il était rare d'avoir le choix... Pour ma part, je n'ai jamais eu mon mot à dire. Et la plus part des enfants suivent les traces de leurs parents. Il était rare d'avoir le choix. A moins de se mettre sa famille à dos. Ou pire... La vie sur Terre était semée d'embûches. Il fallait être prudent et fort pour y survivre. La loi du plus fort nous faisaient prospérer par delà les siècles, par delà Pramfaya.
- J'aurais aimé l'être, mais notre seule présence sur Terre montre bien que rien ne s'est passé comme prévu.
Elle avait redressé la tête pour me répondre. Je croisai alors son regard, le mien était rempli d'incompréhension. Ce n'était pas prévu de venir sur Terre ? D'ailleurs, je me demandais pourquoi ils étaient descendus du ciel. N'était-ce pas bien la vie là-haut ? Je n'arrivais pas à m'imaginer leur monde. Il devait être tant différent de la Terre que j'avais toujours connue. Mais c'est bien connu, l'herbe du voisin semble toujours plus verte que la sienne. Jusqu'à ce qu'on se rende compte que ce n'était qu'une façade et qu'en fait, elles étaient étrangement similaires...
- Qu'est-ce que tu fais, toi ? Même si tu t'es plutôt bien débrouillée pour me garder en vie, tu n'es clairement pas guérisseuse.
Je m'étais préparée à cette question. En lui posant la première, c'était certain qu'elle allait me revenir en retour. Je ne pouvais clairement pas lui dire mon vrai statut: ce serait détruire tout ce qu'on avait construit cette nuit. Mais d'ailleurs, avions-nous vraiment posé les bases d'une confiance, ou d'une collaboration ? Et même si c'était fait, tout s'écroulerait d'ici quelques jours. Et totalement à cause de moi, qui lancerait les troupes sur leur campement. Non pas que je regrettais, ou que j'hésitais, non. Je gardais pour ce peuple du ciel de la méfiance et de la rancune. Ils sont arrivés et tout saccagé. Je ne pouvais pas les pardonner sans leur renvoyer la pareille.
Je secouai néanmoins gentiment la tête, observant le sentier que nous empruntions, me décrochant de son regard.
-En effet, je ne suis pas guérisseuse. Je fais comme tout le monde. J'essaie de survivre en faisant les bons choix. Nous, les natifs, demeurons imprévisibles. Il est difficile de présager un futur stable dans un monde où les gens vivent pour la guerre.
Je reposai mes yeux sur elle. Ma place de commandante n'est pas enviée de tous et pourtant tout le monde la critique. A la fin de mon Conclave, ce fut un honneur de prendre la flamme pour diriger. Mais je me suis bien vite rendue compte que ça allait être encore plus difficile que je le croyais. Dans un monde en guerre, instaurer une paix était si fragile. J'y étais parvenue. Mais pour combien de temps ? Et si ce peuple du ciel allait la détruire, cette paix ? Elle a été en quelques sortes ébranlée avec leur arrivée fracassante. Dans quelques jours, mes troupes déferleront sur eux, alors qu'aucune guerre ne s'était déroulée depuis plus de deux ans sur le territoire de la coalition. En réalité, mes guerriers n'attendaient que ça, de se battre à nouveau.
-Je ne sais pas comment c'était là-haut, dans l'Espace. Mais ici non plus, rien ne se prévoit à l'avance. Il faut apprendre à faire face aux imprévus.
On se rapprochait du ruisseau. Je pouvais déjà presque entendre son ruissellement résonner dans le creux de mes oreilles...


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MessageSujet: Re: Vertiges w/Clarke kom Skaikru   Lun 17 Avr - 23:54





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Clarke avait du mal à croire à la réponse reçue. L'inconnue se contentait de survivre ? ''Faire des choix'', cela rappelait à Clarke son rôle de leader au sein des Cent. En rentrant, elle n'aurait pas que des blessés à soigner. Elle aurait aussi des décisions à prendre. Elle n'était jamais sûre d'en être à la hauteur mais elle ne pouvait pas laisser Bellamy seul au pouvoir, son idéologie était trop bancale au goût de Clarke, et le reste des Cent ne s'approchait pas de très près de la politique. Ils préféraient rester à l'écart, laisser d'autres gens décider pour eux. Cela les rassurait peut-être, d'être guidés. Clarke aurait aimé pouvoir se relaxer et laisser les autres réfléchir et risquer la vie de tout le monde avec des décisions prises rapidement, mais elle ne le pouvait pas, c'était au-dessus de ses forces. Aussi fatiguée qu'elle était par les événements, elle continuait de se battre. Quand tout le monde sera sain et sauf, alors elle pourra arrêter. Mais ça n'était pas près d'arriver. Elle releva le regard pour ne pas montrer son doute et rendit celui qu'on lui offrit. Elle hocha doucement la tête, indiquant qu'elle acceptait cette réponse. L'inconnue sembla pensive et Clarke se demanda si les natifs pensaient de la même façon qu'eux. C'était une question bête puisque Clarke ne pensait comme aucun autre archéen. Personne ne pensait comme autrui. La native reprit la parole et Clarke détourna le regard, s'ayant surpris elle-même à dévisager la jeune femme un peu trop longtemps. Selon la réponse donnée, l'Arche et la Terre n'étaient pas si différents. Du moins, sur la façon dont ils fonctionnaient. Ils étaient imprévisibles.

Clarke ne répondit pas. Elle se contenta de hocher la tête et de poursuivre sa route. Elle n'avait rien à dire à cela. Elle était la preuve même que la vie était totalement imprévisible. Elle n'aurait jamais cru se retrouver dans une telle situation, encore moins croiser la route d'une telle personne. Clarke ne regrettait pas cette rencontre, loin de là, elle aurait simplement préféré que cette rencontre se fasse dans un cadre différent. Elle aurait aimé pouvoir passer plus de temps avec cette native, apprendre à la connaître elle et son peuple, car elle était intriguée et qu'elle ressentait le besoin de la connaître elle particulièrement. Elle aurait pu poser des questions à Lincoln, mais la culpabilité l'en avait gardée. La culpabilité, vraiment ? N'était-ce pas plutôt le fait que Clarke ne voulait pas forcément connaître Lincoln ? Elle avait été si occupée au camp que la question ne lui avait même pas traversé l'esprit. Pourtant c'était si différent avec cette native...
Un ruisseau se dessina dans le paysage forestier et Clarke put enfin souffler. Elle allait pouvoir reposer sa cheville et soigner ces maudites blessures. Elle s'assit au bord de l'eau et invita la native à s'asseoir devant, dos à elle.
- On va commencer par toi, ce sera plus simple.
Clarke ne se préoccupait pas vraiment de sa propre santé. Elle voulait s'assurer que la plaie de l'inconnue ne s'était pas infectée, c'était tout ce qui comptait pour le moment. D'une certaine façon, elle voulait aussi renouer le contact. Les choses avaient semblées si simples lorsque Clarke s'agrippait à la main de la jeune femme qui l'avait protégée toute la nuit ! Clarke n'avait pas l'habitude d'être protégée. Réellement protégée, sans aucune autre intention derrière. Elle avait pensé que Finn pouvait remplir ce rôle, puis elle s'était rendue compte qu'il avait juste passé du bon temps en l'absence de sa copine. Finn ne pourrait pas la protéger. Personne d'autre au camp ne le ferait. Clarke s'occupait des autres et d'elle-même, c'était peut-être mieux ainsi. C'était ce qu'elle devait se dire, car il était peu probable qu'elle revoit cette mystérieuse jeune femme un jour.
- Je doute qu'on se revoit un jour, souffla-t-elle. La douleur de sa cheville relâchée, Clarke s'emplissait de soulagement. Aussi difficile que la veille fût, je ne regrette pas de t'avoir rencontrée. Elle pouvait au moins admettre ça. Si ça lui était difficile, elle savait que ce moment était sa seule occasion. Elle ne voulait pas le regretter plus tard, elle avait déjà bien assez de regrets. Au contraire, j'aurais préféré que ça soit dans d'autres circonstances. Elle glissa ses mains dans le cours d'eau pour les nettoyer. Merci, ajouta-t-elle, car cette inconnue venait de lui prouver que tout le monde n'était pas mauvais, autant chez les natifs que chez les humains en général, et ça suffisait à redonner de l'espoir à Clarke.

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MessageSujet: Re: Vertiges w/Clarke kom Skaikru   Mar 18 Avr - 11:22

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La jeune femme ne me répondit pas, se contenta d'hocher la tête et de poursuivre sa route, se focalisant sur sa cheville fragilisée. Je ne forçai pas et préférai la laisser se concentrer. Je ne voulais pas qu'elle se blesse d'avantage pour une bête faute d'inattention. Et en même temps, il n'y avait pas grand chose à rajouter. Ils étaient sur Terre désormais. Et ils feraient mieux d'apprendre à la connaître au mieux s'ils veulent oser prétendre à en posséder un territoire. Chose qui n'arriverait certainement pas, d'ailleurs. Et en refusant cela, je recréerais une nouvelle guerre. Mais cette fois, les douze clans seraient derrière moi, prêt à défendre la coalition à laquelle ils se sont liés. Peut-être le peuple des cieux possédait les armes à feu, mais nous possédions la connaissance du terrain et un nombre de guerriers énormes. Ils ne pourraient rien contre nous. Je préférais ne pas trop y penser et de rester sur le moment présent. Ce moment hors du temps avec cette jeune femme qui me fascinait de toutes parts.
Enfin, le ruisseau apparut entre les arbres. Le visage de la fille du ciel se détendit, heureux de pouvoir reposer sa cheville après ces quelques minutes de marche. Mais se rendait-elle seulement compte de la route qui l'attendait pour rentrer chez elle ? Elle n'attendit pas plus longtemps pour s'asseoir au bord du courant. Elle m'invita à m'asseoir, dos à elle pour commencer à panser ma blessure. J'eus envie de refuser, et de m'occuper d'elle d'abord. C'était elle qui était en plus mauvais état et qui avait le plus de route à faire. Mais elle n'avait pas l'air d'humeur. Et en tant que bonne guérisseuse, elle devait faire preuve d'une grande générosité et devait faire passer les autres en premier.
-On va commencer par toi, ce sera plus simple.
Je décidai de ne pas la contredire et m'assis en tailleur, le dos droit, la jeune femme derrière moi. Cela montrait à quel point je lui faisais confiance. Me mettre ainsi à dos une ennemie était la chose à ne jamais faire en temps normal. Sans un regard sur elle, elle aurait facilement pu me planter un coup fatal. Mais aussi fou que cela puisse paraître, j'avais confiance en elle. Alors que j'attendais à sentir ses doigts s'occuper de ma blessure, rien ne se passa et j'entendis seulement sa voix sur un ton qu'elle n'avait pas encore utilisé envers moi. Etrangement doux et reconnaissant.
- Je doute qu'on se revoit un jour. Aussi difficile que la veille fût, je ne regrette pas de t'avoir rencontrée.
Sur ces mots, je pivotai mon dos pour tourner la tête vers elle, l'observant silencieusement. C'est vrai. Allons-nous nous revoir ? J'avais tellement de choses à lui demander que je ne pouvais à l'instant. Mais déjà, allait-elle survivre à la guerre que je préparais ? Bien sûr que oui. Une battante telle que cette fille du ciel est ne pouvait périr à peine arrivée sur leur terre promise. Il était vrai que cette nuit-là fut pleines de rebondissements. Et ça faisait bien longtemps que je ne m'étais plus battue pour protéger une personne en particulier. A quand remontait la dernière fois d'ailleurs ? Je n'étais même pas capable de m'en rappeler. Ca n'arrivait pas souvent, autant dire jamais... Et malgré que j'en fus révoltée quelques fois, je ne regrettais pas.
-Au contraire, j'aurais préféré que ça soit dans d'autres circonstances. Merci.
Je décelai alors que l'on pensait la même chose. Elle aussi aurait souhaité la paix pour que l'on apprenne à se connaître, pour que l'on puisse tout se livrer sans avoir peur d'en dire trop sur nos tribus, donnant ainsi un avantage à l'ennemi. Elle en vint même à me remercier. Il est vrai que sans moi, elle n'en serait pas là ce matin. Elle serait encore seule dans la forêt, froide, blessée, affamée. Quelle chance de tomber sur elle. Jamais je n'aurais cru que ma balade nocturne ne se termine qu'au petit matin... Je n'aurais pas agi pareil si il aurait s'agi d'une personne du clan d'Azgeda. J'aurais tracé ma route. J'avais beau le contredire, une rancune constante m'habitait envers ce peuple destructeur qui m'avait tout pris.
-Jamais il ne faut regretter. Il faut savoir tirer des leçons de nos décisions, de nos actes. Malgré nos différences, je suis heureuse qu'on en soit arrivé là toutes les deux.
Alors qu'elle nettoyait ses mains dans le ruisseau, j'en profitai pour joindre les miennes, formant un petit récipient duquel je me servais pour boire également. Je sentis l'eau fraîche parcourir ma trachée puis mon corps tout entier. Tous ces évènements m'avaient assoiffés sans que je m'en rende compte. Cette eau ruisselante était totalement revigorante. J'en eu presque un frisson. J'en profitai également pour rincer mes mains, salies par la terre et la carcasse du lapin. Et pour qu'elle puisse mieux atteindre la plaie, je retirai mon épée rangée dans sa fourre afin de dégager mon dos. Je jetai un oeil à la plaie, je sentais ma peau chaude sous l'irritation mais plus de douleur. Elle allait certainement se réveiller quand la jeune femme allait la nettoyer.
-Je te laisse faire, lui confiai-je

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MessageSujet: Re: Vertiges w/Clarke kom Skaikru   Mer 19 Avr - 19:33





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Clarke aimerait être capable d'oublier ses regrets. Si elle avait pu en apprendre plus sur cette jeune femme, elle aurait peut-être appris à ne plus regretter. Et maintenant qu'elle y pensait, elle commençait déjà à regretter de devoir partir. C'était bien plus reposant ici, dans la forêt, éloignée de son camp. Certes, la nuit avait été difficile, mais Clarke s'imaginait bien vivre à l'écart, dans un petit village ou même dans une cabane perdue au milieu de la forêt. Elle se demandait encore si c'était ainsi que l'inconnue vivait. Peut-être qu'elle l'envierait aussi pour ça. Elle enviait déjà beaucoup d'elle. Et bientôt elles se sépareraient. Mais qu'est-ce que Clarke pouvait faire ? Prendre son temps ? Elles avaient toutes les deux un endroit où retourner et plus tard Clarke partirait, plus tard elle rentrerait au camp. Simple logique. Elles avaient toutes les deux une vie qu'elles ne pouvaient se partager. Au grand désarroi de Clarke.
Elle observa la jeune femme s'abreuver et se rappela que c'était maintenant qu'elle pouvait parler, après ça ne serait plus possible. Elles ne se reverraient pas. Alors autant profiter du peu de temps qu'il leur restait pour converser calmement.
- C'est peut-être nos différences qui nous ont permis d'en arriver là ensemble. La curiosité, le partage... si nous avions été du même peuple, les choses ne se seraient pas passées de la même façon.
Clarke se demandait si les choses auraient été plus simples avec quelqu'un de son camp. A vrai dire, personne chez les délinquants n'aurait pu l'aider aussi bien que cette native. Car, tout d'abord, pour survivre une nuit dans la forêt il fallait déjà la connaître. Et puis, honnêtement, qui au camp se serait montré assez calme et raisonnable ? Attentif. Attentionné. Non, ils auraient paniqué. Ils se seraient demandés quoi faire si leur seule médecin était blessée, dans un état aussi piètre que Clarke avait pu l'être la nuit dernière. Certains l'auraient carrément ignorée. D'autres s'en seraient un peu trop préoccupés. Clarke imagina la probable réaction de Finn. Il se souciait beaucoup trop d'elle à son goût. La seule chose qu'elle aurait souhaité de lui, c'était son honnêteté, pas son attention. Elle n'avait toujours pas fixé son avis sur le garçon. Devait-elle continuer de lui en vouloir éternellement pour lui avoir caché la vérité sur Raven et lui, la mettant ainsi en froid avec la jeune mécanicienne ? Elle avait beau se poser la question, elle n'arrivait pas à l'aimer. Elle l'avait apprécié, et même si elle ne parvenait pas non plus à être en colère contre lui – certainement car ça lui paraissait inutile – elle ne pouvait pas continuer ce qu'ils avaient commencé. S'ils avaient vraiment commencé quelque chose.

Je te laisse faire. Clarke faillit sursauter. Elle ne s'attendait pas à ce que ses pensées soient interrompues par une telle affirmation. Une native qui lui laissait de la liberté d'agir à son égard comme bon lui semblait ? Clarke réalisa qu'il n'y avait plus de méfiance entre la jeune femme et elle. Elle pouvait lui faire ce qu'elle voulait. Etonnamment, cela la soulagea. Elle avait bien trop de relations tendues au camp. Elle n'en voulait pas ici, dans cette petite parcelle de liberté. La liberté avait beau être dangereuse, Clarke ne se sentait pas en danger. En même temps, la jeune native avait su lui montrer qu'elle était saine et sauve. Elle aurait aimé pouvoir faire de même, mais elle avait plus causé de soucis qu'autre chose.
Elle porta à nouveau ses doigts à la blessure de l'inconnue pour écarter les pans de tissu qui gênaient. Une fois fait, elle ôta son autre manche de la même façon qu'elle avait retiré la première pour en faire une compresse. Elle la plongea dans l'eau, la débarrassa des grosses saletés et porta le tissu mouillé à la peau de l'inconnue. Elle nettoya d'abord les contours de la plaie. Quand la peau fut nettoyée, Clarke se rapprocha un peu plus de la plaie et la pansa avec précaution. La plaie propre, elle écarta très légèrement les deux rives de peau pour regarder l'intérieur. La plaie n'était pas bien profonde mais Clarke put apercevoir quelque chose de très fin et d'irrégulier. Elle s'approcha pour mieux voir et vit un tout petit morceau de quelque chose. Elle ne savait pas exactement ce que c'était, seulement que c'était une matière solide et que le bout paraissait à une écharde de bois. Mais ça n'en était pas une, la couleur du morceau était trop claire pour cela. Dans tous les cas, il fallait l'ôter, il empêchait une cicatrisation correcte, même si le reste de la blessure avait déjà commencé à cicatriser.
- Ne bouge pas, prévint-elle calmement, se voulant rassurante. Ce fut bien la première fois depuis son arrivée sur Terre qu'elle se montra contente de ses longs ongles, car autrement elle n'aurait pu saisir le petit morceau et le retirer de la plaie. Un infime filet de sang noir s'écoula de la blessure et Clarke le contempla un court instant avant de plaquer le tissu humide sur la plaie pour stopper tout saignement, même le plus infime. Du sang noir...
Elle maintint le tissu contre la plaie un petit moment pour s'assurer d'arrêter le saignement, puis retira le tissu.
- Je n'ai rien à appliquer dessus dans l'immédiat mais la plaie est propre et ne saigne plus. Tu as de quoi la protéger chez toi ? Clarke supposait que oui. Autrement, cette native ne serait jamais arrivée à l'âge adulte sans le premier geste de soin : le pansement.
Elle pensa à se débarrasser du petit morceau. Il était si petit qu'il se cachait dans les plis de sa main. Il n'avait pas été simple de le retirer mais Clarke avait vu pire. Se questionnant sur la nature de la chose, elle fit passer son bras devant la jeune femme et lui demanda :
- C'était coincé dans ta plaie. Tu sais ce que c'est ?
Clarke trouva ironique qu'une toute petite chose comme celle-ci pouvait causer des dégâts mortels. Tout dépendait de la situation. Certains n'avaient vraiment pas de chance. Mourir pour rien. Clarke avait de quoi écrire une thèse sur le sujet.

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MessageSujet: Re: Vertiges w/Clarke kom Skaikru   Ven 21 Avr - 18:01

Vertiges w/Clarke kom Skaikru
Certains m'auraient pris pour une inconsciente. Certains n'auraient pas laissé passé et m'auraient tué sur le coup. Certains seraient devenus fous suite à cet acte. Je m'offrais, vulnérable, à cette jeune inconnue. Dos à moi, je ne pouvais voir ce qu'elle préparait. Je lui vouais ma confiance. Chose que jamais je n'aurais pensé faire avant, à l'aube d'une nouvelle guerre. Cette fille était l'ennemi et pourtant, elle n'en avait pas l'air. Nous nous échappions de nos responsabilités, nous faisions comme si aucune guerre n'allait jamais voir le jour. D'ailleurs, se doutaient-ils de l'attaque que j'étais en train de préparer sur leur dos ? Une chose était certaine: si nos chemins venaient à se rencontrer à nouveau, nous ne serions plus les mêmes. De part parce qu'elle découvrirait mon rang de commandante, et l'ayant vu cette nuit, cela risquerait de la contrarier. De savoir qu'elle avait fait confiance au leader du clan ennemi. Et moi alors ? J'essayais de m'imaginer. Elle était guérisseuse, je le savais. Mais une simple guérisseuse ? Ou menait-elle également son groupe ? Jamais je ne le saurais. Ou du moins, pas avant de la voir à l'oeuvre...
-C'est peut-être nos différences qui nous ont permis d'en arriver là ensemble. La curiosité, le partage... si nous avions été du même peuple, les choses ne se seraient pas passées de la même façon.
Alors ça pour ma part, c'en était certain. Si un trikru avait été à sa place, il m'aurait reconnu et à partir de là, impossible d'agir comme je l'ai fait cette nuit. Je connaissais mon peuple et je savais qu'ils n'étaient pas tous avec moi. Le danger aurait sans doute été plus grand, ses complices se seraient cachés dans les bois, attendant le moment opportun pour m'assassiner. Ce n'étaient pas de belles visions car j'aurais tout aussi bien pu tomber sur une jeune âme innocente, mais je me devais de me méfier de chaque personne. Je frôlais la mort à chaque instant. Chaque verre, chaque plat, risquait d'être empoisonné. Chaque garde, chaque ambassadeur, risquait d'être corrompu. Le mal est partout, il lui arrive même de tomber du ciel... Même si cette jeune femme n'avait pas l'air si mauvaise en fin de compte.
Elle entreprit de nettoyer la plaie. Elle arracha la seconde manche de sa veste. Heureusement que le soleil était en train de se lever. La pauvre serait morte de froid en rentrant chez elle. Elle humidifia le tissus dans le courant et le porta ensuite à la blessure qu'elle commença de nettoyer. Elle ne le faisait pas gentiment, elle agissait comme elle devait le faire. Lorsqu'elle s'approcha plus près de la plaie, elle prit heureusement plus de précaution car je dus néanmoins serrer les dents. Ce n'était jamais très agréable et malgré tout j'y prenais du plaisir. On s'occupait de moi de manière totalement désintéressée, sans savoir qui j'étais. La fille du ciel laissa ensuite tomber le tissus pour écarter les pans de la blessure. Elle m'ordonna d'un ton rassurant de ne pas bouger. J'en déduisis que quelque chose avait dû s'introduire dans la plaie. Je sentis ses ongles saisir l'intrus et le retirer d'un coup sec. Un frisson me remonta l'échine, et tout se fit très rapidement. Elle termina par agir comme compresse sur la plaie pour pomper tout saignement. Je sentais dans ses gestes qu'elle avait l'habitude d'agir ainsi, c'était même sûrement devenu une habitude pour elle.
-Je n'ai rien à appliquer dessus dans l'immédiat mais la plaie est propre et ne saigne plus. Tu as de quoi la protéger chez toi ?
Je hochai la tête en signe de réponse positive. Bien sûr que j'avais de quoi la recouvrir mais je devrais agir dans la plus grande des discrétions. On ne devrait pas me surprendre avec une blessure qui aurait apparu durant la nuit. Ca soulèverait trop de questions.
-Bien sûr. Ne t'inquiète plus pour moi, lui confiai-je
La jeune blonde passa son bras devant moi, ouvrant sa paume me laissant découvrir un tout petit morceau d'épine dans les plis de sa main. Dans l'aube nouvelle, je faillis ne pas le voir.
-C'était coincé dans ta plaie. Tu sais ce que c'est ?
Plissant les yeux pour mieux voir, je pris doucement sa main pour l'incliner dans différents angles et ainsi mieux déceler l'épine. Sa main n'était plus aussi froide qu'avant. Je sentais que la force l'avait regagnée. Elle était un peu humide de l'avoir trempée dans le ruisseau, et cette fois-ci je pouvais clairement voir sa peau blanche nettoyée de toute terre. Elle avait de longs ongles et ses doigts étaient fins. Un avantage pour son travail qui demandait habilité et rigueur. Et au centre, cette toute petite épine. Je l'observais quelques instants, avant de lui répondre, jetant un oeil derrière mon épaule en cherchant son regard:
-Il arrive que les bishtag en amassent involontairement sur leurs bois à traîner sans cesse dans la forêt. Si on se fait charger, ils peuvent nous transmettre ces épines en nous percutant. Tu as une bonne vue pour avoir réussi à le discerner dans ma plaie.
Je me retournais, me mettant ainsi face à la jeune femme qui avait pris du temps pour me soigner. Elle avait fait de son mieux avec les moyens du bord et j'appréciais. Elle était généreuse. C'était une bonne qualité dans ce monde rempli d'égoïste. Mais parfois, elle pouvait nous porter préjudice. Il fallait savoir qu'on ne pouvait pas toujours sauver les autres et que quelques fois, il valait mieux penser à sois.
-Merci Skai gada*.
C'était à mon tour de m'occuper d'elle. Je lui devais ça. Je m'étais déjà préoccupée de son sort la nuit entière et étrangement, cela ne me dérangeait pas de continuer. J'appréciais donner de l'importance à quelqu'un en lui offrant quelques gestes d'attention.
Je fis alors comme elle précédemment. J'arrachai un morceau de manche de mon pull qui me couvrait les bras. Aussitôt je sentis l'air frais du matin rencontrer ma peau tiédie. Et dire que la fille du ciel était resté sans sa veste quelques temps durant la nuit. Voilà de quoi tomber malade. Les nuits d'octobre étaient froides, l'été était loin. Je laissai quelques instants le tissus dans le ruisseau, le lavant également des déchets qu'il aurait pu couvrir. Il faudrait ensuite choisir par où commencer car la jeune femme avait plus d'égratignures que moi. Ses bras désormais découverts le témoignaient.

*Fille du ciel

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MessageSujet: Re: Vertiges w/Clarke kom Skaikru   Ven 21 Avr - 23:29





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Clarke aurait souhaité être protégée de l'anxiété, mais en tant qu'apprentie médecin, elle n'y avait pas échappé. Elle savait la gérer, garder son calme dans les situations périlleuses, mais elle avait toujours cette boule au creux de son ventre qui lui hurlait de prendre le contrôle de la situation. Or, cette inconnue, elle allait devoir la laisser disparaître. Sans même connaître son nom. Sans même savoir d'où elle venait exactement. Sans savoir si elle allait s'en sortir. Sa plaie ne la tuerait pas, mais Clarke s'inquiétait tout de même pour elle. Elle était la première native pacifique que Clarke avait rencontrée. Et certainement la dernière. La guerre approchait. Ça se sentait dans l'air. Dans l'agitation du camp. Dans les tensions qui avaient empêché les jeunes femmes de se faire confiance aux premiers abords. Clarke ressentit une once de désespoir la secouer avant de la rejeter immédiatement. Elle ne pouvait pas craquer maintenant. Mais la nuit avait été difficile et les nerfs de Clarke éprouvés. Le sommeil réparateur l'avait aidée, évidemment, mais il n'avait pas guéri les blessures de son cœur. Tant d'abandon, de mort, de trahison l'oppressaient. Mais elle devait tenir malgré la douleur. Elle savait qu'elle était loin d'en être au bout. Alors autant s'accrocher.

Et elle s'accrochait. Cette nuit, elle s'était accrochée à cette femme qu'elle ne voulait pas lâcher comme ça, pas sans réponse, mais qui ne lui laissait pas le choix. La situation les y obligeait. Pourtant, c'était si simple à demander, Comment tu t'appelles ?, mais ce n'était pas raisonnable.
Clarke faillit craquer en observant l'inconnue agir encore une fois en sa faveur en arrachant un morceau de son propre vêtement. En plus d'être solidaire, cette native jouait aussi la carte de l'égalité. Et toute cette situation parut ridicule à Clarke. Si elles pouvaient s'entraider, pourquoi leurs peuples ne pouvaient-ils pas le faire ? A quoi bon s'entre-tuer alors qu'elles avaient si bien survécu ensemble ? Si seulement le monde entier pouvait apprendre ce qui s'était passé cette nuit, ça changerait peut-être l'avis de beaucoup à propos du peuple ennemi. Même si Clarke en doutait. En fait, Clarke ne souhaitait pas parler de cette nuit à quiconque. Elle voulait avoir son propre secret. Elle n'avait pas trahi son groupe, après tout, alors rien ne l'empêchait de garder cette rencontre pour elle. Et puis, elle craignait aussi que certains – Bellamy en tête de liste – ne lui demande de retrouver le chemin qui finirait bien par les mener à cette native. Clarke ne voulait pas jeter une bande de fous à cette jeune femme. La native n'aurait aucune chance contre un groupe armé d'armes à feu. Encore moins avec une simple épée comme arme de défense. Arme que la native ne portait pas actuellement, énième preuve de la confiance qu'elle attribuait à Clarke. Celle-ci ne souhaitait en aucun cas voir cette jeune femme mourir d'une blessure par balle.

La jeune cheffe était troublée. Elle avait le sentiment de faire quelque chose de mal alors qu'il ne s'était passé que des choses biens. Presque. Outre les dangers et les blessures, la présence de l'inconnue avait fini par lui être rassurante et Clarke ne doutait pas du fait que cette native lui avait sauvé la vie. Alors, quand l'explication sur la provenance du petit morceau fut donnée et que le remerciement tomba, les épaules de Clarke s'affaissèrent et elle faillit éclater en sanglots. Mais encore une fois, elle se retint. C'était dingue, ce que l'humanité des autres pouvait nous faire. Car non seulement cette jeune femme lui avait sauvé la vie, mais en plus elle la remerciait pour son aide. C'était simple et pourtant si rare. Clarke baissa la tête un instant, ravalant ses souvenirs pré-cauchemars – la mémoire de sa vie tranquille jusqu'à l'arrestation de son père – et la releva. La native, tournée vers elle, l'observait, se demandant peut-être ce qu'elle devait faire pour l'aider.
- Je peux me débrouiller pour les bras et les jambes. En revanche, j'aurai besoin d'aide pour le visage et le dos. Je crois bien que mon fascia thoraco-lombaire a pris un sacré coup, j'espère qu'il n'y a pas d'hémorragie, interne comme externe.
Elle essayait de localiser chaque douleur pour en déterminer la gravité, mais il y en avait tant que c'était compliqué. Elle ressentait assez clairement les plus grandes, et marmonnait presque les parties de son corps touchées. Comme quoi l'apprentissage par cœur de l'anatomie humaine n'avait pas été une mauvaise chose.
Au fond, réfléchir l'empêchait de craquer.

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MessageSujet: Re: Vertiges w/Clarke kom Skaikru   Sam 22 Avr - 11:18

Vertiges w/Clarke kom Skaikru
J'aurais aimé rallonger ces instants. J'aurais aimé plus profiter, la questionner, me détendre. J'aurais aimé rejouer cette nuit. Mais j'avais des obligations que je ne pouvais oublier. Dès mon arrive à TonDC dans quelques heures, il faudra que je reprenne mon rôle de commandante plus sérieux que jamais. Je ne devrais rien laisser trahir des évènements de cette nuit. J'aurais aimé pouvoir la protéger plus longtemps. Mais mon sens des devoirs m'en empêchait. Et puis, qui sait ? Roan aussi semblait désoeuvré lorsqu'il était arrivé à Polis pour la première fois. Il avait su gagner ma confiance, je l'ai laissé s'introduire dans ma tour. Et un jour, Costia avait disparu. Tout ça pour avoir offert ma confiance à une mauvaise personne. Je ne connaissais rien de cette jeune femme, mais si tout cela n'était que le fruit d'un plan qui consisterait à me suivre jusqu'au village, puis tout détruire ?
Je levai mon regard vers la jeune femme. Je ne pouvais m'empêcher de scinder son esprit. Je me remémorai les évènements de la veille. Serait-elle capable d'un tel acte ? C'est quand je croisai à nouveau son regard que je me dis que jamais elle ne pourrait faire une telle chose. Je n'avais aucune preuve et pourtant, je le savais. Cette jeune femme n'avait pas un mauvais fond. Elle était pure.
En revanche, moi, je ne l'étais pas. Je ne pouvais me permettre de l'être.
Son regard finit par fuir le mien inlassablement. Je ne comprenais pas. La jeune femme sûre d'elle de toute à l'heure semblait s'effacer quelques instants. Elle se ressaisit et m'expliqua ce que je pouvais faire pour elle.
-Je peux me débrouiller pour les bras et les jambes. En revanche, j'aurai besoin d'aide pour le visage et le dos. Je crois bien que mon fascia thoraco-lombaire a pris un sacré coup, j'espère qu'il n'y a pas d'hémorragie, interne comme externe.
Instinctivement, j'haussai les sourcils. Son fascia-quoi ? Voilà quelque chose dont je n'avais aucune idée d'où cela pouvait provenir. Mais selon ses paroles, j'en déduisis que cela devait être dans le dos ou sur le visage. J'essorai dans mes mains le morceau de tissus, puis me déplaçai derrière elle, mon épée glissant au sol. Je m'assis dans son dos et l'aidai à retirer gentiment sa veste afin d'être plus à l'aise dans les mouvements. Une fois fait, je soulevai le bas de son pull pour constater que son fascia jenesaisplusquoi était situé sur sa hanche gauche. Il y avait un bel hématome, mais pas de plaie. Après, j'étais incapable de dire s'il était sujet d'une hémorragie ou non. Du bout de mon index, j'effleurai le contour du bleu pour lui montrer où est-ce qu'il se trouvait.
-Là. Tu as un bon hématome dans le dos, en effet.
Je lui remis sa veste avant qu'elle n'attrape froid. Ce fut rapide et elle était encore toute chauffée par son corps éprouvé. Je me déplaçai et m'assis à nouveau en face d'elle, plus près cette fois-ci. J'allais entreprendre de nettoyer son visage. Il était le refuge de plusieurs petites égratignures mais également recouvert de boue à plusieurs endroits. Ca n'était pas bon pour les plaies. Je ne cherchais même plus à savoir comment elle en était arrivée là. Cette question m'avait tracassé lors de notre rencontre mais désormais, j'avais compris qu'il y avait plus importante chose: la soigner. Peu m'importait des évènements précédant notre rencontre. Il fallait que je m'occupe d'elle désormais, comme elle l'avait fait pour moi.
A l'aide du tissus humidifié, je m'appliquai à nettoyer son visage, retirant au fur et à mesure les taches de terres sèches. Elles se décollaient facilement. Et heureusement, car je découvris plusieurs griffures au niveau de sa tempe gauche et de sa joue. Une fois son visage propre, je rinçai le tissus dans le courant, le nettoyant lui aussi de sa boue. Sa peau m'était apparue encore plus claire que je le croyais. Cela s'accordait parfaitement avec ses cheveux blonds et faisait ressortir ses yeux bleus qui ne cessaient de m'impressionner.
-Tu as quelques griffures sur le côté gauche de ton visage. Mais ne t'en fais pas, ce n'est rien de grave. Tu n'en seras pas défigurée.
Avec précaution, je commençai à nettoyer ces petites plaies. Je me concentrais pour essayer de ne pas lui faire mal. A vrai dire, je n'avais jamais été aussi proche de la jeune femme et je ne m'en rendais même pas compte. M'occuper d'elle était devenu une priorité et je voulais remplir cette tâche du mieux que possible.

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MessageSujet: Re: Vertiges w/Clarke kom Skaikru   Dim 23 Avr - 1:45





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La native sembla surprise. Clarke ne s'était pas montrée très claire, mais cela n'empêcha pas l'inconnue d'agir pour autant. Celle-ci jeta tout de même un coup d'oeil au dos de Clarke qui avait bien pris un mauvais coup. Ce que la native lui indiqua ne fut pas très précis mais se montra quand même rassurant. Aucune plaie ouverte dans son dos. Mais elle demanda tout de même une précision :
- De quelle couleur est l'hématome ?
Elle voulait s'assurer qu'il n'y avait aucune hémorragie interne. On lui remit sa veste et Clarke se souvint de la douceur avec laquelle la jeune femme l'avait tenue contre elle pendant la nuit. Cela ne cessait de la troubler ; à chaque geste de cette native, à chaque regard, chaque indice de bonté, Clarke cherchait une réponse. Comment pouvait-on être si gentil ? Ce monde était difficile, et ça n'était pas mieux dans l'espace. Clarke n'avait pas reçu beaucoup de gentillesse désintéressée dans sa courte vie, alors forcément, face à une personne qu'elle se devait de qualifier d'ennemie, elle se posait une multitude de question. Elle ne doutait plus de la sincérité de la jeune femme, elle avait eu assez de preuves. Non, elle se demandait ce qui pouvait bien se passer dans l'esprit de cette jeune femme de la Terre. Elle se demandait ce qui avait bien pu motiver la native à l'aider. Comment la bonté de celle-ci avait-elle pu être attisée ? Si rapidement. C'était encore nouveau pour Clarke qui ne sympathisait pas aussi vite avec les gens qu'elle rencontrait. Mais cette situation paraissait si simple ! Et pourtant si compliquée. Que se passerait-il si Clarke lui disait qu'elle voulait rester avec elle ? Abandonner son peuple et vivre avec un nouveau. Un autre peuple entièrement différent mais qui ne s'avérait pas si mauvais d'après ce que Clarke pouvait voir. Elle voulait croire qu'il y avait plus de natifs comme cette femme. Des natifs bons. Des gens pacifiques. Des personnes avec qui vivre sur ces terres prometteuses. L'espoir d'une paix pérenne.

Le tissu humide que tenait la native frôla son visage et Clarke frissonna. Elle ferait mieux de cesser ses rêvasseries. Mais elle s'y sentait si bien ! Elle voulait aider son peuple à survivre, c'était son devoir, mais au fond d'elle-même elle ne voulait pas partir. Cette nuit dans la forêt qui aurait dû la tuer lui avait redonné espoir et s'était montrée bien plus simple à traverser que ses nuits au camp. Car pour une fois, elle n'avait pas été la médecin ou la cheffe qu'on venait chercher pour une raison quelconque. Non, ici, elle était une jeune femme normale. Pas une enfant. Pas une délinquante. Pas une meneuse d'un groupe au bord de l'anarchie. Elle pouvait être Clarke. Juste Clarke. Et même si la native ne connaissait pas Clarke comme celle-ci l'était, au moins elle la considérait comme un être égal. Ni inférieur, ni supérieur. Ici, près du ruisseau, à l'aube, elles étaient différentes et pourtant elles étaient les mêmes.

Clarke baissa la tête pour cacher le sourire idiot qu'elle n'était pas parvenue à contenir. Elle dut la relever pour laisser l'inconnue – qu'elle pensait fortement appeler autrement, la connaissant depuis la veille – terminer de nettoyer ses plaies avec soin. Cette native ne s'en sortait pas si mal pour quelqu'un d'éloigné du monde de la médecine. Clarke pouvait bien être défigurée que ça ne l'empêcherait pas de sourire. Elle pouvait bien au moins se l'accorder. Juste un instant. Car quand elle serait de retour au camp, elle n'aurait plus le temps ni l'envie de rire. Malgré la gaieté qui traversait son cœur, Clarke fuit le regard émeraude de la jeune femme plus proche d'elle que jamais. Elle le faisait par gêne, ou plutôt par honte de sourire ainsi à l'aube d'une guerre qui mettrait fin à un bon nombre de vies. Un petit moment heureux paraissait improbable. Clarke voyait encore les tombes creusées pour les morts du camp. Depuis son arrivée sur Terre, des centaines de personnes de son peuple avaient perdu la vie dans l'espace, et plus d'une dizaine sur le sol. Clarke ne devrait pas sourire. Mais le sentiment de paix que lui apportait cette étonnante rencontre l'empêchait de relâcher ses lèvres.
- Tu te débrouilles pas si mal, admit-elle en relevant enfin le regard pour le plonger dans celui de la jeune native qui ne cessait de la surprendre, pour quelqu'un qui affirme ne pas être guérisseuse. Son sourire s'attendrit à la pensée qu'elle aimerait bien revenir par ici, un jour. Cet endroit, aussi hostile qu'il avait pu lui être la veille, lui paraissait désormais comme un petit havre de paix. Elle se voyait bien construire une cabane par ici – peut-être que la femme native pourrait l'y aider, Clarke ne s'y connaissant pas très bien en construction – et s'installer pour quelques temps, à l'abri du bruit des ennuis. Mais ça ne serait pas possible. Pas tant que les deux peuples seraient en conflit.
- Si... elle hésita à continuer. Les si n'étaient pas assez concrets pour Clarke, mais tout comme elle s'autorisait à sourire, elle s'autorisa à rêver : Si nos peuples arrivent à s'entendre un jour, je reviendrai par ici. A ce moment-là... j'aimerais bien te revoir. Alors, on pourra vraiment discuter.
Mais la réalité lui asséna un coup douloureux dans l'estomac et Clarke se crut incroyablement stupide. Elle avait beaucoup rêvé par le passé, et tous ses rêves avaient été brisés. Comment pouvait-elle encore croire à ses illusions ?
- Même si c'est peu probable que la paix règne un jour sur ce monde, se corrigea-t-elle avec un petit rire nerveux. En tout cas... c'est ce que j'aurais voulu. La paix. On serait plus fort si on alliait nos forces et nos connaissances au lieu de se battre. Mais ça, c'est un rêve, pas la réalité.
Clarke eut les terribles images d'une bataille entre son peuple et l'ennemi. Du sang, de la chair à vif, des corps. Elle ne voulait pas y penser. Encore moins maintenant. Et le visage de la native apparut au milieu du champ de bataille. Comment s'empêcher d'y penser après ça ?
Dis-moi que tu ne combattras pas, ne put-elle s'empêcher de demander mentalement. Si nos peuples en viennent à prendre les armes, dis-moi que tu ne seras pas là le jour de l'affrontement. Mais elle ne le demanda pas à haute voix, car elle ne pourrait répondre en retour qu'elle ne se battrait pas elle-même. Une guerre s'approchait et, si elle n'avait pas le choix, Clarke combattrait aux côtés de ses semblables.
- C'était un beau rêve, finit-elle avec un léger sourire. Elle ne voulait pas laisser paraître sa tristesse à l'égard des événements à venir. Tant s'était déjà produit, mais le pire était devant elle. Enfin, dans l'avenir. Car pour l'instant, devant elle se trouvait la seule personne qui avait réussi à lui ouvrir les yeux.

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MessageSujet: Re: Vertiges w/Clarke kom Skaikru   Lun 24 Avr - 22:37

Vertiges w/Clarke kom Skaikru
Je crus décerner quelque chose que je n'avais encore jamais vu. Que je n'avais jamais vu sur son visage pâle, quelque chose qui semblait l'illuminer comme la lueur du soleil n'en serait jamais capable. Un sourire. Rares étaient données les occasions de sourire dans un monde comme le notre. Ils trahissaient des émotions positives, des sentiments envers autrui. Tout cela pouvait être utilisé contre nous pour nous faire souffrir. Mon dernier sourire véritable et sincère était adressé à Costia. Elle était la seule personne de ce monde à me connaître aussi bien, toutes mes facettes, avec qui je n'avais pas peur de révéler une Lexa amoureuse et au coeur tendre. Je ne pouvais me montrer ainsi face à mes sujets, mon peuple. Ce n'était pas ce qu'on attendait de moi.
Et puis, mine de rien, ce sourire qui illumina son visage, il réchauffa mon coeur meurtri. Chaque instant passé ici, au bord de ce ruisseau, était magique et hors du temps. Avec cette fille du ciel, je sentais que j'aurais pu me montrer telle que j'étais vraiment. Mais c'était encore trop tôt. Et sans doute que je ne la reverrai jamais. Et même si ça arrivait, je ne voulais pas trop l'apprécier et la voir disparaître dans cette guerre. La trahison serait d'autant plus forte.
Elle fuyait cependant mon regard, cherchant à dissimuler ce sourire. Le yeux fixés au sol, elle était perdue dans ses pensées. A quoi pensait-elle d'ailleurs ? Ressentait-elle la même plénitude que moi au bord de ce ruisseau dans cette aube naissante ? Et puis enfin, son regard se révéla à nouveau.
-Tu te débrouilles pas si mal, pour quelqu'un qui affirme ne pas être guérisseuse.
Et je découvris ce visage toute à l'heure couvert de boue et désormais rayonnant. Elle faisait plaisir à voir. Beaucoup mieux que plus tôt dans la nuit. J'étais contente qu'elle ne rentre pas chez elle dans un état déplorable. Elle aurait besoin de repos -et j'espérais que son peuple allait lui accorder- mais tout se porterait bien pour elle. Selon elle, sa cheville n'était pas importante et les blessures sur son corps n'étaient que bénignes.
- Si... Si nos peuples arrivent à s'entendre un jour, je reviendrai par ici. A ce moment-là... j'aimerais bien te revoir. Alors, on pourra vraiment discuter.
Serait-ce possible ? Une paix entre Trikru et Skaikru ? Ce n'était pas envisageable dans mon esprit. Même avec cette belle rencontre, je ne voyais pas comment je pourrais accepter un jour une telle chose. Elle avait précisé, elle avait mis un "Si" au début de sa phrase. Si petit et pourtant, je ne pouvais me permettre de l'utiliser. On ne pouvait rêver sur Terre. Je ne pouvais rien promettre à mon peuple. Tout changeait si vite, une catastrophe pouvait arriver chaque jour. Il n'y a qu'à voir le Peuple du Ciel. Ils ont débarqué du jour au lendemain sans prévenir. Comment aurais-je pu présager cela ? Pour l'instant, dans mon optique, une paix entre nos deux peuples était impossible. Même si cette jeune femme serait certainement capable de m'ouvrir les yeux avec le temps. Car l'envie de la revoir ne manquait pas, au contraire. J'attendrai. Aussi longtemps qu'il le faudra.
- Même si c'est peu probable que la paix règne un jour sur ce monde. En tout cas... c'est ce que j'aurais voulu. La paix. On serait plus fort si on alliait nos forces et nos connaissances au lieu de se battre. Mais ça, c'est un rêve, pas la réalité.
C'est dans ces moments que je me rendais compte qu'on ne pensait pas pareil. Depuis mon enfance, on m'a toujours appris à se méfier des ennemis, à les défier s'ils se faisaient trop présents, à les tuer s'ils agissaient mal. La vie me l'a apprit. Mais tout mon entourage également. Ma formation au sein du Conclave m'a formaté pour que je ne pense qu'à la guerre, qu'à me battre, dès qu'on en avait besoin. La fille du ciel, elle, voyait les choses autrement. Certes ils avaient commis le mal sur nos terres, ils avaient tué des gens de mon peuple. Et au lieu de nous voir comme une menace, ils passeraient au-dessus et demanderaient que l'on s'entraide. Sans prendre les armes. Juste discuter, apprendre à se connaître non seulement eux-mêmes mais également leur monde, et leur vision d'avenir.
Nos mondes étaient si différents. Elle venait des étoiles, je venais des arbres.
-C'était un beau rêve, souffla-t-elle, ne perdant pas son indéniable sourire.
Cette jeune femme me touchait tout particulièrement. De part sa vision des choses, son monde inconnu, son caractère fort, sa générosité débordante et son désir de vie. Je lisais le bon en elle. Elle avait sa place sur cette Terre. Mais malheureusement, je ne pouvais discuter avec chaque membre de son peuple pour décider s'il le méritait ou non.
-Ce qui est vraiment beau, c'est que ça n'en était pas un.
Comment réagirais-je si j'apprenais sa mort lors de la prochaine guerre ? Que se passerait-il au fond de mon être ? En serais-je marquée, attristée ou au contraire, aurais-je chose plus importante à penser ? Sa disparition ne devrait pas me toucher. Je m'étais jurée de ne plus jamais m'attacher à quelqu'un. J'y avais tenu jusqu'à maintenant à cette parole. Mais pour combien de temps encore ? Combien de temps mon coeur résistera-t'il à cette carapace de pierre et d'acier que je m'étais forgée il y a de ça quelques années ?
-Le destin nous a fait nous rencontrer. Je suis sûre qu'il réitérera dans le futur. Et un jour, on reviendra au bord de ce ruisseau.
Même si ces paroles pouvaient sonner comme une promesse, je n'en prononçai pas les mots fatidiques. Car on ne savait pas ce qui nous attendait. Ni le lendemain, ni le jour même. Et les promesses chez nous, pour en être une vraie, ne concluait non pas par les mots, mais par le sang. Et la pauvre jeune femme était déjà si blessée que je n'aurais pu me résoudre à lui entailler la main pour des mots qui ne se réaliseront peut-être jamais... Pourtant, je voulais y croire.
Je levai les yeux vers le ciel. Le soleil semblait avoir accélérer sa course. Le temps passait trop vite aux côtés de la jeune femme. J'aurais tant aimé rallonger ces moments. Mais pour cela, nous devrons chacune croire en notre destinée.
-Vas-tu pouvoir rentrer chez toi sans encombre ? me surpris-je moi-même à m'inquiéter pour la fille du ciel
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MessageSujet: Re: Vertiges w/Clarke kom Skaikru   Jeu 27 Avr - 0:42





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Clarke ne comprit pas tout de suite le sens de la réplique qu'elle reçut. Qu'est-ce qui n'était pas un rêve ? Cette rencontre ? Pourtant, tout laissait penser à Clarke que ce qui s'était passé cette nuit était impossible. Incroyable. Depuis son arrivée ici, et même depuis la mort de son père, Clarke avait enchaîné les malheurs. Elle ne pouvait croire qu'une bonne chose pouvait arriver. Et au fond, elle avait peut-être peur que quelque chose se cache derrière cette rencontre. Après tout, elles avaient passé une nuit ensemble sans rien savoir l'une de l'autre à part leur origine respective. Clarke était du ciel. L'inconnue de la Terre. Ni l'une ni l'autre n'avait été claire sur son occupation. Elles avaient brièvement discuté. Mais Clarke ne savait rien d'elle. Et pourtant, elle avait l'impression d'en savoir plus qu'elle n'en savait sur n'importe qui d'autre. Car si la native ne lui avait pas dit grand chose, cela limitait le risque de mensonges. Clarke aussi ne s'était pas étalée sur sa vie. C'était mieux ainsi. Les secrets étaient préservés sans avoir été biaisés. Même si, elle ne le savait que trop bien, le manque d'informations restait quelque peu douloureux. Clarke voulait tout connaître de cette inconnue, pour pouvoir lui donner un nom et arrêter de la qualifier ainsi.

Et la notion de destin la frappa d'autant plus. Une mauvaise idée traversa l'esprit de Clarke. Pourquoi partir et attendre un autre moment pour se retrouver alors qu'elles pouvaient simplement rester là ? Ne plus jamais quitter cet endroit. Rester dans ce halo de paix. Apprendre des choses pas très importantes sur l'autre. Le calme. La sérénité. Clarke pensait apprécier la personne qu'elle avait en face d'elle, mais elle en savait si peu sur elle qu'elle ne pouvait se permettre de raisonner ainsi. Ses émotions lui jouaient de nombreux tours et, après son dernier fiasco avec Finn, elle ne risquait pas de faire confiance à quelqu'un aussi facilement. Même si elle voulait faire entièrement confiance à cette inconnue. Elle lui avait laissé sa vie, après tout. Mais pouvait-elle lui laisser plus ? C'était ridicule, car elles allaient se quitter. Bientôt, elles ne se verraient plus, cette jeune native serait hors de son champ de vision car elles se seraient éloignées l'une de l'autre. Chacun chez soi. Chacun appréhendant une guerre. Clarke sentait l'inquiétude de la native. Elle doutait que ça ne soit qu'à son sujet. Il y avait d'autres choses, car Clarke elle-même craignait qu'il n'arrive quelque chose à cette personne rencontrée récemment. La guerre. Celle qui avait eu lieu avant, celle qui arriverait ensuite. Clarke se mit à penser que la paix ne recouvrirait jamais le monde. Il était trop sombre, les hommes toujours prêts à se battre. Et même si elles survivaient toutes les deux à la bataille qui s'annonçait, il n'était pas dit qu'elles survivent à la suivante. Il y aurait toujours une guerre. La mort les suivait. Et si Clarke ne revoyait jamais cette jeune femme ? Cette pensée surpassa celle de la guerre.

Clarke tendit son bras vers l'eau et se pencha pour avaler quelques gorgées d'eau fraîche. Son esprit lui jouait encore quelques tours, finalement. Elle ferait peut-être mieux de partir. Si elle restait, elle s'inquiéterait encore. Elle ne l'avouait pas, mais elle était une boule d'anxiété. Elle voulait toujours tout régler, mais cela pesait vite lourd sur ses épaules. Il lui sembla que le problème de ce matin, c'était elle. Elle allait faire une erreur si elle restait là. Elle était bien trop fidèle à son peuple pour ça. Aussi difficile que la situation était chez elle. Le camp restait chez elle. Et elle devait faire en sorte que son lieu d'origine trouve son chez soi aussi sur Terre. D'en-bas, ils ne pouvaient que faire en sorte de sécuriser leur arrivée. Si le camp se faisait attaquer et qu'ils mouraient tous au cours d'un conflit, les gens de l'Arche ne tiendraient pas bien longtemps sur Terre. Armes à feu ou non. La paix ne serait jamais atteinte avec le peuple ennemi. Pas par la force et la violence de la guerre. L'eau fraîche lui rappela le froid de la nuit. Il faisait frais ce matin, mais Clarke trouvait la brise agréable. Elle laissa sa dernière gorgée se réchauffer dans sa bouche pour profiter de la sensation fraîche qui apaisait la douleur de ses lèvres en feu. Elle se remit droite et entreprit de se lever, s'aidant de ses mains pour ne pas faire souffrir sa cheville endoloris. Mais la poussée impulsée par ses bras irradia son épaule douloureuse. Une blessure qu'elle avait oubliée, et elle glissa en avant, laissant s'échapper dans un souffle de douleur lancinante le peu d'eau qui restait dans sa bouche. Heureusement pour elle, malheureusement pour l'inconnue, elle se rattrapa de son bras intact en le laissant tomber sur l'épaule de celle-ci. Sa tête cogna cette même épaule, car sa chute fut trop rapide et la douleur qui irradiait sa propre épaule trop grande pour qu'elle puisse se rattraper aisément. Elle resta ainsi un instant, les mâchoires serrées. Elle n'avait jamais eu cette douleur auparavant. Elle avait commencé à en ressentir les prémices cette nuit, mais elle n'avait pas été aussi tête-en-l'air pour se servir ainsi d'une partie blessée de son corps.

Quand la douleur fut supportable, elle se redressa doucement. Elle leva la tête et envisagea la fuite. Mais Clarke ne fuyait jamais. Elle faisait face aux problèmes. Les siens comme ceux des autres. Une goutte s'écoula de la mâchoire de la native et Clarke découvrit avec honte que des gouttelettes d'eau avaient atterri sur le visage de l'inconnue. Drôle de façon de la remercier, pensa-t-elle en retenant un gloussement nerveux. Elle décida de réparer son erreur en retirant immédiatement les gouttelettes de son pouce. Elle évita son regard deux bonnes secondes avant d'y faire face.
- Je suppose que je dois encore m'excuser, souffla-t-elle. Elle cachait sa nervosité en pensant à tout sauf avec sa proximité avec l'ennemie. Le mot ennemi était un terme répugnant. Clarke devrait être dégoûtée par cette femme. Mais elle ne l'était pas. Car cette native était différente des autres. Car celle-ci avait su lui montrer le bon en eux. Pas seulement le bon en chaque natif, mais en chaque être humain. Peut-être qu'au fond, Clarke avait juste besoin de valeur. Ou de quelqu'un qui pouvait lui parler sans la juger. Clarke ne savait plus ce dont elle avait besoin. Elle n'y pensait pas très souvent. L'important, c'était la survie des autres. Et aujourd'hui, cette femme comptait.
- Je n'ai pas pour habitude de souffler de l'eau aux visages des gens, encore moins de m'écrouler sur eux. Je crois qu'on était un peu trop proches... toi qui penses que ce n'est pas un rêve, ça me rassurerait que ça en soit un, parce qu'après ce que je viens de faire, je me pose de sérieuses questions sur ma lucidité.
Elle avait dit tout ça sans la lâcher du regard. Elle n'avait pas eu le temps de l'admettre, mais elle aurait peut-être besoin d'un coup de main pour se rasseoir. Elle avait réussi à redresser la tête mais un simple mouvement titillait son épaule. Elle avait dû empirer son cas. Elle espérait que son épaule ne soit pas sur le point de se déboîter, mais il était vrai qu'elle avait déjà bien mal cette nuit et qu'elle n'avait pas donné tant de repos à son épaule. Mais au fond, sa douleur était sûrement une excuse pour laisser jouer sa curiosité et ne pas bouger. Attendre une réaction, ou rester là à regarder. C'était bête, mais elle sentait déjà la réalité approcher, et elle voulait juste prolonger cet instant encore un peu. Un jeu malsain contre les maux du monde réel.
Ou alors, énième hypothèse qui s'avérait la plus juste, elle aimait cette proximité avec l'ennemie qui ne la répugnait toujours pas. Rien que quelques secondes de plus. Ce visage l'intriguait. Ces yeux l'intriguaient. Même ce souffle l'intriguait. Clarke voyait ça comme un affrontement sans but. Il n'y avait rien à gagner, n'y à perdre. Pour une fois.

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MessageSujet: Re: Vertiges w/Clarke kom Skaikru   Jeu 27 Avr - 23:37

Vertiges w/Clarke kom Skaikru
Si j'avais pu, j'aurais adoré rester ici toute la journée, voire même plus. Je comprenais que la fille du ciel devait retourner chez elle. Mais s'il n'en tenait qu'à moi, quitte à rester seule, je passerais plus de temps au bord de ce ruisseau. A l'aube d'une guerre, j'avais tellement de choses à me préoccuper que je n'avais plus aucun moment pour moi. En avais-je réellement depuis que j'avais atteint le rôle de commandante ? Mon peuple comptait sur moi et moi je les faisais toujours passer en priorité première. Rien ne comptait plus qu'eux. Être leur commandante était pour moi un honneur et au nom de mes prédécesseurs, je ne pouvais échouer. Titus me répétait régulièrement que j'étais forte et que si jeune, rares étaient les commandants qui avaient su prendre autant de décisions importantes. Je ne pouvais que le prendre pour un compliment mais cela me forçait à me donner encore plus et me surpasser. J'amenais de nouvelles idées, de nouveaux concepts, j'avais réussi à amener un semblant de paix. Chose improbable dans ce monde...
Et là, ces responsabilités pesaient sur mes épaules. Je m'en rendais compte seulement dans mes rares moments de solitude ou de bonheur. Celui-ci en était un, mais je n'étais pas seule. La fille du ciel contribuait à ce bien-être et c'est pour cela que j'aurais voulu en profiter toute la journée s'il m'avait été donné de le faire.
La jeune femme attrapa un filet d'eau entre ses mains qu'elle amena à sa bouche. Puis tout se déroula comme je l'avais souhaité: rallonger ce moment de plaisance. La situation n'en fut pas l'une des plus délicates mais au moins je m'étais trouvé une bonne raison de rester encore un petit peu, malgré l'aube dangereuse qui trahirait ma absence à TonDC. Mais d'un côté, qui avait le rang pour me faire la morale ? Personne. Moi seule prenait les décisions qui me concernaient. Et si j'avais choisi de faire une balade matinale sous le soleil naissant, qu'il en soit ainsi. Je prendrais ce risque. Et je m'occuperais de cette jeune femme comme je m'occupais de mon peuple. Je la ferais passer en première priorité.
Prenant toutes ses précautions, elle décida de se relever sans accepter mon aide précédemment demandée. Je n'en fis rien, me contentai de l'observer à l'oeuvre, estimant comment elle allait se débrouiller pour rentrer jusqu'à son campement. Mais mes estimations furent rapidement faites... Son geste réveilla une douleur oubliée autant d'elle même que de ma part. J'avais totalement oublié son épaule qui elle ne demanda pas son reste et nous mis dans une certaine situation. Elle perdit l'équilibre, me soufflant son filet d'eau restant à la figure et comme si ce n'était pas assez, elle tenta de se rattraper à moi se cognant la tête contre ma clavicule. Je ne sus vraiment comment réagir, surprise par cet évènement qui s'était déroulé très vite sous mes yeux apaisés. Je jetai un oeil à la blonde qui se tenait toujours contre moi. Elle serrait les dents. Cette douleur semblait vraiment plus forte que je ne l'aurais cru.
Elle finit par se redresser légèrement, honteuse. Quelle curieuse situation. Elle découvrit les gouttes d'eau sur mon visage et les essuya avec précaution du bout de son pouce. Ce contact avec sa peau fraîche me fit frissonner, sans oublier cette proximité soudaine et inattendue. Elle n'osa pas me regarder tout de suite, fuyant mon regard et les lèvres serrées se retenant de rire. Rire. Après son sourire, j'aurais aimé découvrir son rire. Etait-elle aussi doux et cristallin que l'étaient ses yeux ?
-Je suppose que je dois encore m'excuser.
Je ne pus m'empêcher de lui offrir un sourire, tant cette situation était unique. Chaque moment avec elle était unique, depuis le premier regard. Je sentais que cette jeune femme était spéciale et qu'elle recelait bien des secrets qui ne demandaient qu'à être découvert par quelqu'un qui saurait lire en elle. Ce n'était pas moi, bien sûr. Je ne la connaissais pas assez. Mais j'avoue qu'un jour, peut-être, j'aimerais l'être.
Pour le nombre de fois où elle aurait dû s'excuser... Entre les paroles déplacées, l'attaque du bishtag et là... Il fallait que je me montre indulgente avec elle. Ce n'était pas mon habitude, mais elle me donnait envie de l'être. Et je le serai. Cette jeune femme agissait en moi comme un élément déclencheur d'une nouvelle personne. Je me sentais capable de changer en sa présence. Mais pour devenir meilleure ? Mon peuple accepterait-il cela ?
-Je n'ai pas pour habitude de souffler de l'eau aux visages des gens, encore moins de m'écrouler sur eux. Je crois qu'on était un peu trop proches... toi qui penses que ce n'est pas un rêve, ça me rassurerait que ça en soit un, parce qu'après ce que je viens de faire, je me pose de sérieuses questions sur ma lucidité.
Je ne perdis pas moi-même mon sourire, amusée de cette situation à la fois désastreuse et malaisante. Quoi que je n'étais pas mal à l'aise loin de là, j'appréciais ce moment. Cette fille du ciel était vivante. Pleine d'émotions, de qualités et de défauts. Sa personnalité était variée, elle savait se faire méfiante ou confiante. Alors qu'elle perdait tout espoir de survie durant la nuit, la voilà à nouveau revitalisée, en vie, désireuse de la découvrir et prête à la recevoir.
-Mettons-ça sur le compte des coups et blessures, lui confiai-je sur un ton amusé
Je ne savais pas tellement quoi faire pour son épaule. Y avait-il moyen de lui faire un bandage de fortune comme pour sa cheville ? Ou ferait-elle mieux d'attendre d'être à son campement ? Quoi qu'il en était, je préférais tenter quelque chose même si ça n'allait pas tenir longtemps. Ainsi je serai peut-être plus rassurée à l'idée de la renvoyer seule chez elle. Car ce choix en revanche n'était pas négociable.
D'abord, il fallait l'aider à se rassoir. Entre la cheville et l'épaule, il lui serait difficile de se remettre dans une position agréable sans aide. Ne sachant pas trop où la tenir pour ne pas lui faire mal, je réfléchis quelques instants, jaugeant ses blessures et leurs importances. Je finis par passer mon bras derrière son dos, le faisant revenir sous son bras valide collant son épaule souffrante contre son corps. Je la tirai gentiment vers le sol où elle finit par s'asseoir. A nouveau, je lui retirai sa veste qui faisait plus office de gilet que d'autre chose. Je le fis avec douceur et précaution, prenant garde à ne pas tirer sur sa douleur. Je posai le vêtement au sol, puis m'approchai d'elle étant dans une position plus confortable pour toutes les deux. Pas que je n'appréciais pas sa présence, mais il était plus simple de m'occuper d'elle ainsi. Je tirai un peu sur le bord de son t-shirt pour révéler l'articulation. Je m'en doutais, il n'y avait aucune plaie externe. Sa douleur devait être dûe à un choc. Je m'assis à nouveau en face d'elle, l'observant, le regard impuissant. Car oui, je voulais l'aider. Autant que je le pouvais. Mais pouvais-je vraiment faire quelque chose pour les douleurs internes ? J'avais appris à nettoyer des plaies et à les panser, mais je n'avais jamais reçu de formation complète pour être guérisseuse.
-Tu n'as aucune plaie sur ton épaule. Puis-je faire quelque chose pour t'en soulager ?
Je l'avais demandé sur un ton plus sérieux cette fois, car il était là souci de sa santé et non d'un souffle d'eau. J'avais l'habitude d'être sérieuse et de passer rapidement des moments d'amusements à ceux plus sérieux. Là, il n'était question que d'une épaule, elle n'en mourrait pas. Mais dans ce monde imprévisible et dangereux, mieux valait s'occuper de la santé du peuple. Et à cet instant, mon peuple, c'était elle.




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MessageSujet: Re: Vertiges w/Clarke kom Skaikru   Ven 28 Avr - 15:06





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S'il y avait une chose à laquelle Clarke ne s'attendait pas, c'était recevoir ce sourire. Elle qui avait imaginé le courroux de la jeune femme tomber sur elle, ce fut tout le contraire. Un sourire, une plaisanterie. Jamais cette inconnue ne cessera-t-elle de l'étonner ? Il y avait beaucoup trop à découvrir sur elle pour que Clarke cesse d'être surprise. Mais ce sourire-là ne provoqua pas en elle que de l'étonnement. Clarke le garderait précieusement dans un coin de sa mémoire, car elle le ressentait comme un don. On ne lui avait pas souri ainsi depuis longtemps, avec honnêteté et une touche d'innocence qui contrastait avec la situation. Elles avaient beau être de peuples ennemis, elles ne se défiaient d'aucune manière. Ce sourire en était une nouvelle preuve. Une liste se formait dans l'esprit encore quelque peu engourdi de Clarke. Tous les éléments montrant la sincérité de ce moment s'accumulaient. Clarke en fut particulièrement touchée. Encore une fois, la simplicité de l'échange qu'elle entretenait avec cette femme native lui faisait le plus grand bien et la ramenait aux bases de la pyramide sociale. Cela paraissait peut-être évident, mais pour Clarke, une discussion aussi simple et désintéressée était rare. Alors quand un peu de gaieté s'y ajoutait, ce moment devenait plus précieux que n'importe quel joyau.

Un bras l'entoura et elle laissa la jeune femme l'aider à se rasseoir. Elle avait peur qu'au moindre mouvement de sa part sa douleur se réveille. Clarke avait déjà des hypothèses sur la nature précise de sa blessure mais elle devait encore vérifier. L'inconnue ne pourrait l'aider à diagnostiquer, mais elle pourrait aider à régler ce problème si l'hypothèse de Clarke se vérifiait. Quand la native lui proposa son aide, Clarke dut effacer le précédent sourire de sa mémoire pour pouvoir se concentrer. Même la douleur à venir ne parviendrait à lui faire oublier totalement la sympathie de cette jeune femme. Ou cette jeune femme tout court.
Clarke fit usage de son bras encore en bon état pour tâter son épaule blessée. Elle le fit lentement, sans trop appuyer pour ne pas réveiller la douleur. Elle ne mit pas longtemps à trouver ce qu'elle cherchait. Son épaule n'avait plus la forme exacte d'une épaule, mais elle n'était pas déboîtée non plus, sinon la native l'aurait remarqué lorsqu'elle avait jeté un œil. Clarke avait eu froid quelques secondes lorsque la jeune femme lui avait ôté sa veste mais ses blessures la lançaient, réchauffant sa peau et poussant Clarke à se délecter de la brise fraîche. Son épaule aussi la lançait, Clarke n'osait pas se risquer à bouger ne serait-ce que le petit doigt de ce bras-là.
- Encore un choc et mon épaule se déboîte totalement. Il y a quelque chose que tu peux faire.
Clarke attrapa sa veste et la mit sur ses genoux de sorte à être prête à s'en servir. Elle déplia très lentement son bras blessé, ses mâchoires se serrant déjà au titillement lancinant qui la piquait.
- J'ai besoin que tu prennes ma main. Elle la tendit sans trop lever le bras et réfléchit sur la façon de décrire le geste à effectuer. Maintiens mon avant-bras avec ton autre main. Tu vas devoir donner un coup sec. Elle déglutit, sachant pertinemment que remettre son épaule en bonne place sera terriblement douloureux. Sur le coup. Mais après, ça ira, non ? Au moins, elle avait le choix. Elle pouvait accepter ou refuser l'aide de la jeune femme. Sans elle, elle n'aurait rien pu faire. Elle n'aurait pas eu le choix de laisser attendre ses blessures ou de les soigner. Comme pour renforcer son idée, elle posa sa main sur celle de la native et l'encouragea d'un regard à la prendre.
- J'ai cru comprendre que tu chassais, ta précision me serait bien utile, déclara-t-elle.
Elle n'osa plus bouger, autant par peur de réveiller une vilaine douleur que par crainte de voir ce moment interrompu par le départ soudain de la jeune femme. Elle baissa le regard sur les deux mains superposées et dut s'admettre que, par ce geste, elle avait aussi cherché le réconfort du contact. Elle se demanda si, une fois le problème actuel réglé, elle arriverait à lâcher cette main. Elle ne le voulait pas, il était trop tôt pour ça, mais elle n'en aurait pas le choix.
- Je te laisse faire.
Cela devait être fait rapidement, pourtant Clarke espérait voir le temps ralentir. Ça ne pouvait pas s'arrêter si vite ! Le son de l'eau glissant dans le ruisseau lui rappelait les secondes qui s'égrenaient inlassablement, réveillant en elle le désespoir ressenti lorsqu'elle s'était rendue au sas d'éjection un an auparavant.

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MessageSujet: Re: Vertiges w/Clarke kom Skaikru   Dim 30 Avr - 16:12

Vertiges w/Clarke kom Skaikru
J'observais attentivement la jeune guérisseuse à l'oeuvre, s'offrant elle-même un diagnostic de son épaule de ses doigts experts. Qu'elle soit apprentie ou pas, elle prenait ce travail très à coeur. Nous en aurions des choses à nous apprendre elle et moi. Il est vrai qu'à cet instant j'aurais aimé partager tout ce monde avec elle. Mon monde. Le sien était dans l'Espace, mais elle n'y était plus désormais. Elle devait se refaire toute une nouvelle vie sur une terre inconnue. Que se serait-il passé si ça avait été le contraire ? Comment nous auraient-ils accueillis ? Je me surpris moi même à imaginer des scénarios relevant de l'impossible. Il était improbable qu'un jour, mon peuple recueille assez de sciences techniques pour nous envoyer dans l'Espace. Et jamais nous ne le voudrions. Le ciel est le repos de nos aînés, de nos amis, de nos défunts partis pour cet autre monde d'où venait justement cette fille. Avait-elle rencontré Costia là-haut, sans savoir à qui elle avait à faire ? Ou mes parents, mon frère ? Est-ce que nos morts rencontraient ces gens dans leurs étranges maquettes de métal ? Ou était-ce une histoire de réincarnation, et Costia se serait réincarnée dans le monde de cette guérisseuse du ciel ? Tant de mystères, de questions, que j'aurais aimé avoir des réponses. Nous avions beau briser certains murs comme celui de la méfiance pour accorder confiance, mais réellement, où pouvions-nous nous arrêter dans nos démarches ? Où devrions-nous tout arrêter ? Ne serait-il pas temps que je m'en aille, avant que nous ne tissions trop de liens ? Ou était-ce déjà trop tard ? Mon coeur aurait-il à nouveau failli, m'octroyant ce malheur de paraître faible à nouveau ?
J'avais perdu mon regard dans les doigts fins de la jeune femme qui tâtaient son épaule. Je fixais le vide, un voile devant les yeux, toutes ces questions et ces pensées me trimbalant dans la tête. J'eus alors peur. Car je me trouvais face à une situation qui, dans un certain sens, m'échappait. Je ne pouvais la saisir, elle était comme un filet d'eau qui fuierait entre les lignes de mes mains. Je ne pouvais capturer ni ce moment, ni cette jeune femme. Tout était factice et sauvage. Et tout cela réveillait en moi des sentiments que je n'étais pas prête à accueillir. Non loin de là de l'amour, ou de l'amitié, mais plutôt un attachement envers une ennemie que j'aurais dû tuer dès nos premiers regards croisés. Mon esprit était dans un état de faiblesse lors de ma rencontre avec elle, et elle avait su s'immiscer dans des failles à peines refermées pour les réouvrir à nouveau. Je n'étais pas prête pour tout ça. Pourtant, j'étais incapable de l'arrêter.
- Encore un choc et mon épaule se déboîte totalement. Il y a quelque chose que tu peux faire.
Une douce voix si douce et agréable me fit émerger de ma torpeur. J'atterris à nouveau au bord de ce ruisseau, avec elle. Avec sa voix qui m'était désormais bien connue et imprégnée dans mon esprit. Oui, j'étais là. Oui, j'allais t'aider. Car je te l'ai promis. Je n'aimais pas promettre. Mais cette nuit, je lui ai promis de ne pas l'abandonner. Que je resterais auprès d'elle aussi longtemps qu'il le faudra, jusqu'à ce qu'elle soit rétablie pour rentrer chez elle. Je l'avais promis et ne faillirai pas.
J'écoutai donc attentivement ses paroles, les écrivant à l'encre rouge dans mon cerveau, car je savais que c'était important et que je devais agir juste. De ce que j'avais compris, son épaule n'était pas déboîtée mais elle n'en était pas loin. C'est pour cela que ça ne m'avait pas choqué visuellement. J'avais déjà eu affaire à des épaules déplacées, et même à les remettre en place. Je savais que ce n'était de loin pas agréable pourtant on n'avait pas le choix si on ne voulait pas empirer la situation. Alors qu'elle me tendait la main, elle finit par toucher la mienne, m'encourageant à commettre ce geste brutal. Car oui, je devais l'avouer, je ne voulais pas lui faire mal. Et pourtant...
-Je te laisse faire.
Je la voyais se préparer à la douleur. Elle savait à quoi s'attendre, et moi aussi bien que je n'allais pas ressentir sa peine. Il m'était arrivé une fois de me déboîter l'épaule durant mes dures entraînements qu'on demandait pour les natblidas. Il suffisait d'un coup fort et mal placé et sous cette douleur inattendue, j'avais lâché mon épée laissant mon adversaire gagner le combat. J'étais encore jeune et je n'avais pas la même résistance à la douleur qu'aujourd'hui. Certes une épaule déboîtée faisait toujours mal mais le pire était de la remettre en place. Je me souviens du hurlement que j'avais poussé quand Anya m'avait secourue alors que je croulais sous la douleur. Après, c'était encore pire. Bien que c'était un mal pour un bien.
Je décidai alors d'agir. Je pris sa main, la serrant fort, lui montrant que je contrôlais cette situation. Je posai ensuite ma main sur son épaule, tâtai gentiment de mon index à la recherche de l'endroit où je devrais la remettre. Lorsque je pensai avoir trouvé, je lâchai d'une voix calme, posée, et réfléchie:
-Respire.
Je fis alors quelques longues inspirations puis expirations en espérant que la jeune femme me suive dans mes gestes. Après une paire de respirations, je poussai de ma paume l'épaule que je sentis se déplacer pour se réemboîter là où était sa bonne place. La pauvre, elle allait morfler...


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MessageSujet: Re: Vertiges w/Clarke kom Skaikru   Lun 1 Mai - 0:06





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La première chose que Clarke fit quand les mains de la native se posèrent sur elle, ce fut de saisir la veste qu'elle avait pris soin de poser sur ses genoux et d'en glisser un morceau entre ses mâchoires. Elle ne voulait pas risquer de se casser une dent sous la douleur. Car la douleur, elle connaissait bien. Elle en avait connu de toutes sortes, mais celle provenant d'une luxation de l'épaule lui était encore inconnue. Et encore, son épaule ne s'était pas tout à fait déboîtée. Mais cela n'était pas loin, alors il fallait agir au plus vite.
Respire. Clarke serra les dents sur le morceau de simili cuir. Elle était prête. Sans qu'elle s'en rende compte, sa respiration se cala sur celle de la jeune femme. En un mouvement, l'épaule reprit sa forme normale. Clarke ressentit tout. Même sans ses connaissances médicales, elle aurait été capable de décrire la façon dont les os s'étaient réemboîtés comme deux pièces de puzzle. Elle poussa un cri étouffé par la pièce de faux cuir et ses yeux lâchèrent chacun une larme chaude de douleur. Elle avait senti ses os grincer, se déplacer sous sa peau, chamboulant tout son organisme pendant un quart de seconde. Ses muscles, ses tendons, ses ligaments, chaque petite cellule avaient été repoussés pour laisser la place nécessaire à l'emboîtement des deux os. Le choc résonna dans les membres de l'apprentie médecin qui se trouvait être un patient le temps de cette intervention. Sous l'intensité de la douleur, son cerveau se déconnecta un court instant et tous les éléments qui l'entouraient lui revinrent peu à peu à l'esprit. Les sons de la forêt. La complexité de son air. La fraîcheur de l'aube. La terre sous ses jambes.

Clarke ouvrit la bouche pour laisser tomber la veste, ses mâchoires enfin décrispées. Elle porta une main à son visage pour en essuyer les larmes. Si elle avait dû pleurer, ça n'aurait pas été maintenant. Pas pour ce genre de douleur. Elle portait des maux bien plus lourds qui continuaient de la torturer de jour en jour. Un parfum différent mais encore similaire à la forêt lui revint et Clarke reprit conscience de la présence de sa guérisseuse. Non pas qu'elle avait pu l'oublier. Elle était soulagée d'avoir été soignée par cette inconnue. Au camp, elle aurait eu droit à des sermonts et une bonne dose de jugement. Et puis, les délinquants lui auraient probablement aggravé sa blessure. Trop d'anxiété au camp. Clarke appréciait le calme de la native. Elle l'admirait. Elle voulait elle aussi être capable de gérer ses émotions, car elle n'en pouvait plus du contrôle que ses nerfs exerçaient sur elle.
Elle enfila doucement sa veste, les sourcils froncés. La situation lui paraissait plus étrange encore. La douleur s'évaporait lentement. Etait-ce mal de ne pas vouloir partir ? Etait-ce mal d'apprécier la présence d'un inconnu ? D'en ressentir le besoin ? De souffrir à l'idée d'en ressentir le manque ? C'était si compliqué au camp. C'était si simple ici. Puis il fallait dire que cette inconnue plaisait beaucoup à Clarke, et pas seulement d'une seule façon. L'esprit et le corps de la native s'entrechoquaient pour gagner le contrôle de l'image qu'elle dégageait. Clarke avait osé prendre cette inconnue pour une personne faible à cause de sa jeune apparence, mais si l'on devait juger quelqu'un ainsi alors Clarke elle-même paraissait frêle en toute circonstance. Or, ce n'était pas le cas. Clarke avait déjà beaucoup supporté et elle faisait de son mieux pour continuer. Cette rencontre l'encourageait et lui avait donné l'espoir nécessaire à la poursuite de son aventure périlleuse sur Terre. Clarke éprouvait tant de reconnaissance pour cette native qu'elle ne savait plus comment la montrer, ou encore si elle devait le faire. Elle releva le regard. Sa tête lui tournait un peu, mais elle parvint tout de même à se concentrer sur sa guérisseuse du jour.
- Merci, souffla-t-elle, s'étonnant elle-même du son de sa propre voix. Je crois que ça ira pour les blessures, là. Merci, répéta-t-elle.
La douleur s'éloignait, mais Clarke avait du mal à la laisser partir. Elle avait l'impression que le monde se fichait d'elle. Plus elle restait, plus elle avait mal, au fond, car cette rencontre ne pourrait jamais se reproduire. Le décors tournait et Clarke pensait perdre l'esprit, mais sa vue n'était gênée par rien d'autre que des larmes qui s'accrochaient à ses yeux. Ses larmes aussi avaient peur de tomber. Depuis le réveil brutal infligé par la douleur du réemboîtage de son épaule, Clarke avait la sensation désagréable de chuter, et de plus en plus vite. Au début, elle s'était imaginée en train de voler. Mais elle avait pris de la vitesse, laissant apparaître dans son esprit le cauchemar d'une chute libre hors de la navette, le jour de son arrivée sur Terre. Clarke se mit debout difficilement. Peu importe ce qu'elle faisait, elle souffrait. Et si cette nuit lui avait appris à passer outre la douleur, elle pensait désormais à la jeune femme qui l'avait sauvée. Plus elle passait de temps avec elle, plus l'espoir de se revoir grandissait en elles. Mais il était préférable que cette inconnue ne l'apprécie pas, car Clarke faisait toujours souffrir tout le monde. Elle était censée les soigner, mais elle semait le chaos autour d'elle. Même d'une façon aussi futile que celle dont elle avait fait souffrir Raven.
- On ne se reverra certainement pas. Elle tenta un pas. Le lieu ne parvenait plus à l'apaiser. Clarke était dégoûtée par l'enchaînement d'épreuves auquel elle était soumise. Le plus douloureux n'était pas de s'attacher rapidement, mais plutôt de se rendre compte qu'on s'était attaché si vite. A ce lieu, mais surtout à cette personne. Tout ça par la simplicité de leur échange pourtant complexe.
- Merci, répéta-t-elle encore une fois, la voix tremblante. Ses jambes bougèrent d'elles-mêmes. Elle ne ressentit pas la fraîcheur de la brise, ni celle de l'eau qui montait caresser ses tibias alors qu'elle mettait les pieds dans le ruisseau. La douleur précédente semblait avoir puisé dans le peu de forces qu'elle avait récupérées. Mais il y avait aussi autre chose. La native avait réussi à lui faire surmonter le désespoir de son passé, mais Clarke était désormais noyée par le désespoir présent. Elle avait retrouvé la force morale d'affronter les problèmes du camp, mais perdu celle de quitter cet endroit. Son corps réagissait à tous les maux qu'on lui avait infligé depuis la veille et le manque de courage lui retira toute énergie. Sans force pour continuer, il lâcha, laissant Clarke s'écrouler dans le ruisseau. Le contact brusque de l'eau automnale avec la peau de Clarke déclencha des petits soubresauts. Tombée sur le côté, Clarke fut projetée sur le ventre par les convulsions qui montaient en intensité. L'eau s'insinua dans ses narines et entre ses lèvres entrouvertes.
Si Clarke était en état de se diagnostiquer, elle dirait que son corps était parti en choc suite à l'épuisement de la veille, l'empêchant de supporter la douleur vive de ses os rudement remis en place.

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MessageSujet: Re: Vertiges w/Clarke kom Skaikru   Lun 1 Mai - 13:52

Vertiges w/Clarke kom Skaikru
A l'instant même où j'avais émis la force pour la remboîter, la fille du ciel poussa un cri étouffé par la veste qu'elle serrait entre ses dents. Je ne la lâchai pas pour autant, au cas où elle finirait pas s'écrouler, gardant ma main dans son dos, lui prouvant ma présence et mon soutien. J'aperçus une paire de larmes perler au coin de ses yeux, l'océan bleuté qui s'y cachait laissant échapper deux perles salées. Je sentais sous ma paume tous ses muscles tendus, j'aurais presque pu ressentir son sang circuler dans ses veines à toute vitesse. Je ne ressentais pas sa douleur, mais tout le reste. Ses émotions se transmettaient, me contaminaient.
Quelques secondes plus tard, son corps se détendit, la veste retomba sur le sol de la forêt. Du revers de sa main, elle essuya les larmes que j'avais eu le temps de percevoir malgré elle. Lentement je lui caressais le dos, espérant lui offrir un instant de détente après cette forte douleur. Au moins, son épaule était correctement soignée et elle n'aurait plus de problème à se faire avec elle. Durant quelques temps, elle évita mon regard, puis finit par se concentrer à nouveau sur moi et elle me remercia. Encore une fois. Je lui avais promis de rester, ainsi je resterai avec elle jusqu'au dernier moment et si j'avais pu, j'aurais arrêté le temps pour me consacrer plus à elle. Pour discuter, pour apprendre à nous connaître. Si j'avais pu, je l'aurais raccompagnée chez elle. Si j'avais pu, je lui aurais fait visiter TonDC, je lui aurais présenté mon monde. Elle m'aurait présenté le sien. Cette femme éveillait en moi une curiosité que je ne me connaissais pas. Elle était mystérieuse et pourtant, bien que je ne connaissais rien de sa vie, j'avais l'impression de la connaître par coeur. Cette nuit passée était si forte en émotions, en évènements, que j'avais pu la découvrir comme jamais je n'avais découvert quelqu'un en si peu de temps.
Elle se leva, fuyant mon regard encore une fois. Je la sentais faible sur ses jambes. Le moment était venu. Elle avait décidé de s'en aller. Il fallait bien que l'on s'arrête, au bout d'un moment. On ne pouvait pas continuer ainsi éternellement. Autant pour elle que pour moi, tout cela était trop dangereux. Inconsciemment, nous jouions sur une corde de funambule et au moindre faux pas, nous risquions la mort. Je n'avais pas trouvé la force de m'en aller, emprisonnée par la promesse que je lui avais faite. Mais si c'était elle qui prenait la décision de partir, alors qu'il en soit ainsi. Peut-être qu'elle avait plus de courage que moi en fin de compte. Elle était capable d'affronter la réalité de face. Moi aussi je l'affrontais, mais différemment. Je préférais souvent la contourner, surtout quand il s'agissait de sentiment. Je préférais les enterrer, espérant que jamais ils ne reviennent. Mais ça ne fonctionne pas comme ça avec les sentiments... On ne peut pas les fuir. Et ça, je devais encore l'apprendre.
-On ne se reverra certainement pas. Merci.
Ces mots tremblants me firent un drôle d'effet. Ils sonnaient comme un adieu. Comme si jamais nous nous reverrions. Comme si toute cette nuit était une erreur. Comme si j'avais dû la laisser mourir au milieu de cette forêt sombre. Elle fit un pas, puis un autre. Elle s'approchait de ce ruisseau, sans se retourner. Je m'imaginais déjà la voir s'éloigner, se fondre peu à peu dans la douce brume matinale qu'éveillait le lever de l'astre. Etait-ce ainsi que je m'étais imaginé cette scène d'adieu ? A peine un regard, quelques mots et sa silhouette disparaître sans se retourner ? Après tous les évènements de la nuit, je ne pouvais m'imaginer si peu.
Tel un ultime appel à l'aide, alors qu'elle traversait lentement le ruisseau et que je m'imaginais poursuivre ma route seule, je la vis s'écrouler. Je crus d'abord à une hallucination. Je clignai plusieurs fois des yeux, mais je m'aperçus que la fille du ciel était bel et bien en train de se noyer dans le ruisseau suite à une perte de connaissance. Mon coeur se serra, mon sang ne fit qu'un tour. Je n'attendis pas une seconde de plus et comme si je tenais à elle à la prunelle de mes yeux, je me précipitai dans le courant tandis que son corps était envahi de soubresauts. Je ne réfléchissais pas réellement à ce que je faisais, je me laissais porter par la peur. Oui, j'avais peur. La façon dont j'avais couru dans cette eau fraîche me rappella le terrible jour où j'étais arrivée dans la chambre de Costia et qu'elle n'y était pas. J'aurais pu faire n'importer quoi pour la sauver. J'ai remué ciel et terre dans Polis pour la retrouver. Mais elle était déjà bien loin, Roan l'avait déjà emportée. Ce ruisseau était un peu comme le prince, il tentait une seconde fois de m'arracher quelqu'un. Je n'avais pu sauver Costia. Je m'en étais voulu. Je m'en voulais encore. J'avais offert ma confiance à la mauvaise personne. J'avais fait confiance à ce ruisseau qui tentait de me la voler, encore une fois.
Je la soulevai, la ramena au plus vite sur la rive où nous étions tranquillement assises quelques minutes plus tôt. Je ne pouvais refaire les mêmes erreurs que par le passé. La fille du ciel était face à moi, je pouvais la sauver. J'avais sa vie, son destin entre mes mains. Elle venait d'arriver sur Terre, elle connaissait si peu de ce monde, je ne pouvais pas la laisser mourir maintenant. Il en allait de ma promesse, ma promesse de la sauver.
Je retirai les mèches de cheveux qui cachaient son visage. Son corps s'était calmé, même trop. Dans sa chute elle avait avalé de l'eau, beaucoup trop pour ce que ses poumons pouvaient supportés. Son coeur s'était arrêté. Son coeur s'était arrêté. Je me revoyais quelques années plus tôt, alors que je venais de monter sur le trône, prise au dépourvue et totalement impuissante face à certaines situations pour une jeune commandante d'à peine 18 ans. Je devais me ressaisir, je devais la sauver. Je devais la sauver. Je ne pouvais pas la laisser mourir. Je ne pouvais pas l'abandonner comme Costia.
J'entrepris donc un massage cardiaque, mes deux paumes correctement positionnées sur son sternum, je comptais jusqu'à trente. Ce geste de secours m'avait été appris durant mes années de formation natblida. Honnêtement, je ne pensais pas m'en servir un jour, surtout pas au milieu d'une forêt avec une femme du peuple ennemi. Mais étonnamment, j'avais bien écouté ce cours car tous mes gestes se faisaient machinalement, poussés par l'adrénaline, comme si j'avais fait ça toute ma vie.
27, 28, 29, 30. J'avais fait battre son coeur, il fallait alimenter d'air son cerveau où elle allait y rester. Pinçant son nez, tirant légèrement sa tête en arrière, je n'attendis pas une seconde de plus avant de lui insuffler de l'air, plaquant mes lèvres contre les siennes pour éviter toute fuite du précieux air dont elle avait tant besoin. Trois insufflations plus tard, je repris machinalement le massage. J'aurais pu continuer ainsi jusqu'à l'épuisement, même si j'avais su qu'il était trop tard. Mais à cet instant, je pouvais encore la sauver. Je le savais. Alors que je parvenais à nouveau à trente, je réitérai mon geste lui procurant mon souffle, trois fois.
Mon coeur s'arrêta de battre un instant quand je la vis tousser et recracher l'eau qui encrassait ses poumons. A bout de souffle, je m'assis et pris sa tête sur mes genoux, caressant de mes doigts tremblants son visage mouillé par cette eau dangereuse. J'avais réussi. La fille du ciel était belle et bien vivante. Un soulagement profond envahit tout mon être. Après toute cette peur, je me sentais si bien. Je me sentais comme délivrée d'un fardeau qui pesait sur mes épaules depuis bien longtemps. J'avais prouvé que je pouvais sauver les gens. Car à chaque fois, je faisais tout ce qui était en mon pouvoir pour les sauver. J'avais sauvé la fille du ciel. J'en souriais de bonheur.


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MessageSujet: Re: Vertiges w/Clarke kom Skaikru   Lun 1 Mai - 15:31





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Il n'y avait rien à dire sur ce que Clarke pensait. Ni sur ce qu'elle ressentait. Car son cœur avait cessé de battre, ne permettant plus à son cerveau de communiquer avec le reste de son corps. Elle était morte. Mais plus pour très longtemps, car son cœur se remit à battre et Clarke eut tout juste le temps de sentir quelque chose de doux posé sur ses lèvres avant d'être libérée du contact et de laisser l'eau que contenait ses poumons remonter et fuir sa bouche. Elle remontait doucement, n'ayant pour seule accroche le contact qu'elle avait eu quelques secondes auparavant. Si recracher toute l'eau qui l'avait asphyxiée était une action brutale, Clarke n'en avait pas la sensation. Elle avait à peine eu le temps de sentir l'air insufflée dans sa bouche, et plus elle reprenait conscience, plus la nature de ce contact s'éclaircissait dans son esprit. Les yeux ouverts dégoulinants d'eau et de larmes, Clarke chercha une seule chose du regard. Pas une chose. Une personne. Elle trouva le visage de celle-ci juste au-dessus du sien. Clarke sentait les doigts de l'inconnue se promener sur son visage. Elle croisa son regard. L'eau qui brouillait sa vue quittait peu à peu ses yeux. Elle put lire le soulagement dans le regard de la native. Clarke eut l'impression d'être illuminée par une lumière nouvelle à la vision du large sourire qu'arborait l'inconnue. Comme si la nuit dernière n'avait pas suffi, la native continuait de lui sauver la vie. Clarke lui faisait aveuglément confiance, désormais, car son cœur lui faisait mal et qu'elle savait qu'il ne se serait jamais remis à battre sans cette jeune femme resplendissante.

Clarke ne pouvait plus résister. Elle n'en avait ni la force, ni le courage. Elle avait essayé de partir et avait failli en mourir. Littéralement. Si c'était trop rapide, tant pis. Elle avait commis l'erreur par le passé mais n'avait en aucun cas l'impression qu'elle commettait une erreur aujourd'hui. Elle avait rencontré la mort, lui prouvant que la vie était bien trop courte pour se sermonner sans arrêt. Les larmes coulaient encore sur son visage humide, mais ce dernier n'était pas froid. Au contraire, plus Clarke regardait la native, plus elle sentait le regard de celle-ci sur elle, plus son visage se réchauffait. En plein milieu de cette forêt, aux côtés de cette jeune femme qui ne cessait de lui sauver la vie, tout était plus simple, elle l'avait admis. Ce qu'elle s'était refusé d'admettre, c'était la possibilité d'oublier son peuple et ses devoirs envers celui-ci. Mais pourquoi, bon sang, devait-elle constamment se soucier d'eux ? Elle ne s'était pas assez souciée d'elle-même puisqu'elle venait encore de rencontrer la faucheuse. Elle voulait vérifier quelque chose. Elle en avait besoin. Car, au moins, si elle venait à mourir sur le chemin qui la ramènerait aux siens, elle ne regretterait pas de ne pas avoir essayé. Elle se redressa pour faire face à sa sauveuse déterminée. Était-ce bien elle qui l'avait ramenée à la vie ? Ou était-ce le plus simple désir de vivre de Clarke ? Sans plus hésiter, cela ne lui étant plus possible depuis son retour à la vie, elle se pencha et posa ses lèvres sur celles de l'inconnue, un court instant, juste pour vérifier. Quand elle s'écarta, elle planta immédiatement son regard dans les yeux verts de la jeune femme. Clarke était peut-être allée trop loin. Revenir à la vie, c'était si étrange. Elle en rit. Un grand rire sincère. Ça faisait longtemps qu'elle n'avait pas ri ainsi. Vraiment. Aux éclats. Sans craintes, sans regrets.
- Désolée, je ne sais pas ce qui m'a pris. Elle s'excusait par principe mais n'avait aucun regret. Ses préoccupations habituelles ne lui étaient pas encore revenues à l'esprit. Même si je ne regrette pas mon geste. La mort, ça fait des choses... finit-elle en baissant le regard. Sa moue malicieuse montrait bien qu'elle plaisantait. Elle essayait de garder en elle tous les chocs que ce court baiser avait provoqué. Assez d'électricité pour faire repartir son cœur à pleine vitesse. Clarke vivait.

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MessageSujet: Re: Vertiges w/Clarke kom Skaikru   Mer 3 Mai - 0:00

Vertiges w/Clarke kom Skaikru
Je n'en crus pas mes yeux lorsque son regard se dévoila. Tout comme ses poumons, ils étaient surchargés de larmes et je vis des larmes rouler sur ses joues que je ne cessais de caresser avec une douceur mal contenue dû à toutes ces émotions qui me traversaient. Je ne me rendais pas compte de ce que je venais de faire. Alors que sans cesse et sans relâche, mes dernières années de vie avaient été faites de pertes et de morts. Jamais je n'avais pris le temps de sauver quelqu'un. Je ne sauvais pas mes guerriers. Je les envoyais à la mort. Pour moi.
Mais la fille du ciel n'était pas une guerrière. Elle était l'ennemie numéro une, encore plus grand qu'aurait pu l'être Azgeda à un certain moment. En aurais-je fait autant pour sauver le prince Roan ? Jamais. Pas même pour certains de mes sujets. La mort avait une signification toute particulière pour les natifs. Mais je n'aurais jamais pu me résoudre à laisser partir la fille du ciel. Elle avait pris pour moi une signification toute particulière également. Elle était pleine de vie. Elle était tout. Je le compris encore plus lorsque mon regard se plongea dans le siens. Je me sentais si bien, si soulagée. Son corps continuait de produire de la chaleur réconfortante qui remontait jusque dans mon coeur meurtri. C'était moi qui l'avait sauvée. Et pourtant, c'était moi qui voulait la remercier. La remercier pour m'avoir fait comprendre ce qu'était vraiment la vie. Certes un acharnement, mais il en valait définitivement la peine. Rien que pour ce regard que la fille du ciel m'offrait en ce moment. C'était certainement le plus beau cadeau que l'on m'ait fait.
Quand elle se releva, j'eus envie de la refaire se coucher. Son corps était trop éprouvé pour tenir assis. Son coeur venait à peine de battre à nouveau, ses poumons venaient de regagner de l'air pur. Alors que je m'apprêtai à la repousser gentiment pour la recoucher, mon regard croisa le sien.
Depuis longtemps ne fus-je pas aussi surprise.
Lorsque ses lèvres se posèrent sur les miennes.
Rapide, court, précis. Je saisis pourtant toutes les saveurs de ce doux contact. Mon coeur aussi, s'était arrêté de battre. Mon cerveau lui, ne comprit rien. Pourtant ce baiser me renversa de part sa spontanéité et son émotion. Comme quoi, tout était possible au bord de ce ruisseau. Même les choses les plus improbables. La fille du ciel renaissait tel un phénix qui revivait de ses cendres. Encore plus belle et plus ardente.
Quand elle planta son regard dans le mien et que son rire résonna dans la forêt, je fus également emplie d'une paix intérieur. Un soulagement profond, un douceur oubliée, une vie brûlante. J'aimais la vie qui se dégageait de ce petit bout de femme ravagé par la douleur physique et mentale. Frôler la mort l'avait confortée dans cette décision. Cette décision d'avoir choisi la vie pour tout ce qu'elle avait à offrir.
- Désolée, je ne sais pas ce qui m'a pris. La mort, ça fait des choses...
Elle baissa les yeux visiblement un peu mal à l'aise face à cette drôle de situation. Bien que son regard soit caché, je lisais en elle qu'elle ne regrettait pas, au contraire. Moi non plus, je ne regrettais pas. Je ne reniais pas ce baiser que j'avais pris comme une occasion. L'occasion de saisir la pomme comme on la choisit précautionneusement sur le pommier. Ce baiser qui moi aussi m'avait fait revivre. Il m'avait fait recouvrer bon nombre d'émotions refoulées qui pourtant étaient si agréables...
Je passai mon doigt sous son front, la forçant doucement à me regarder, sans me fuir.
-Ne t'excuse pas. Tu mérites de vivre.
Je lui avais sauvé la vie, et je ne connaissais toujours pas son prénom. Peut m'importait de sa véritable appellation. Pour moi, elle est et restera la fille du ciel. Pourtant, il devait y avoir beaucoup d'autres jeunes femmes dans sa navette. Mais il n'y aurait qu'une fille du ciel comme je la connaissais vraiment. Celle que j'avais sauvé des ténèbres de la forêt, que j'avais pris soin de nourrir, à qui j'avais redonné la vie. Cette fille là était unique.
La regardant dans les yeux, je lui souris tendrement. Et tandis qu'elle m'avait embrassé, je me contentai de la prendre dans mes bras. J'avais besoin de la sentir vivre. Je la serrai contre moi, passant mes bras derrière son dos. J'inspirais son odeur, saisissant son souffle chaud dans mon cou, sentant son coeur battre dans ma poitrine. Fermant les yeux, je saisissais cet instant, prenant conscience de l'acte que je commettais. Je ne devrais pas faire ça. Pas alors que nous sommes en guerre. Je m'étais toujours retenue de montrer mon affection, car je n'en avais justement aucune. Mais cette jeune femme m'avait fait comprendre à quel point la vie était fragile. A quel point nous vivions tous sur le fil d'un rasoir, que nous pouvions trébucher à chaque instant.
J'étais bien, là. Contre elle. Nous étions vivantes.
La fille du ciel et la fille des arbres.


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MessageSujet: Re: Vertiges w/Clarke kom Skaikru   Mer 3 Mai - 23:16





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Ces mots étaient comme une berceuse. La voix douce de la native la réchauffa intrégralement, lui arrachant toute la peur et l'anxiété que son corps avait pu contenir. Clarke méritait de vivre. Cela, on ne le lui avait pas dit. Peut-être même jamais dit. Elle avait commis déjà un bon nombre d'erreurs et faisait de son mieux pour les réparer et aider son peuple, mais cette tâche était lourde. On lui en voulait toujours pour ses décisions. Et quand ses idées les sauvaient, tous se taisaient. Pas une seule personne pour venir dire à Clarke qu'elle avait mérité le droit de survivre. Encore moins celui de vivre. Même Finn n'avait jamais présenté les choses ainsi. Mais le mot vivre réveilla beaucoup de choses en Clarke. Elle repensa tout de suite à son père et assuma qu'elle était morte le jour où ce dernier avait été éjecté, car une succession d'horreurs l'étouffait depuis. Sauf ce jour. Ou cette nuit, plutôt. Cette quinzaine d'heures passée avec une parfaite inconnue n'avait rien eu d'horrible. Parfaite, cela la qualifiait bien. Cette native avait su protéger Clarke pendant la nuit, et désormais, elle la confortait et lui montrait le chemin de retour vers la vie. Clarke ne cherchait plus à justifier son précédent geste. Elle ne pouvait nier avoir tout de suite été curieuse à propos de cette native, elle devait admettre que cette jeune femme ne la laissait pas indifférente, mais il ne s'agissait pas seulement de ça. Car sinon, rien ne se serait passé entre les deux. Clarke n'aurait pas ressenti le besoin de s'approcher un peu plus de cette femme dont elle ne connaissait rien. Son cœur fit un bond lorsque les bras forts de la jeune femme s'enroulèrent autour d'elle. Cette native était très loin d'être une jeune fille frêle.

Poussée contre le buste de la jeune femme, Clarke laissa aller sa tête sur l'épaule de celle-ci. Son visage ne prit pas longtemps à glisser dans le cou chaud de l'inconnue. Elle se surprit à y enfoncer un peu plus son visage, souhaitant sentir la peau de la jeune femme contre la sienne. C'était un réconfort non négligeable, qui plus est sans conséquences. Car Clarke savait que les chances de revoir la native un jour étaient minces, voire quasi inexistantes. La mort rôdait autour d'elles, et Clarke ne voulait gâcher une seule seconde passée avec cette nouvelle personne. Elle réalisait qu'elle s'était trop longtemps sentie seule, sans jamais avoir pensé à se réfugier ainsi dans les bras d'une inconnue, sans jamais imaginer avoir besoin de quelqu'un. On l'avait tant abandonnée qu'elle pensait faire son chemin seule, non pas sur la prise de décisions mais en tant que personne. Son cœur était écorché et l'étreinte de la native l'aidait à retrouver un calme paisible. Clarke imaginait tout ce qu'elle avait raté. A son âge, elle aurait dû être en train de papoter d'aventures drôles qu'elle avait eu avec ses amis, ou encore de ses déboires amoureux, qui sur Terre ne lui avaient causé que des problèmes. Au lieu de ça, au lieu de rejeter sa tristesse dans les bras de parents aimants, Clarke se laissait bercer par les bras d'une inconnue. Cette dernière parvenait à lui montrer plus d'attachement que n'importe qui d'autre. Et cela fit mal à Clarke, car la jeune fille en fin d'adolescence avait dû grandir trop vite. Délaissée, elle n'avait plus eu le droit de laisser paraître sa vulnérabilité. Alors, dans cette étreinte, elle n'eut pas à se dire que, pour cet instant, c'était possible. Une larme s'écoula d'elle-même, glissant le long de sa joue pour aller s'écrouler dans le cou de la native. Les yeux fermés incapables de s'ouvrir, Clarke laissa ses émotions prendre le dessus et s'enfonça dans le bonheur que cette étreinte lui apportait. Au-delà du bien-être, elle avait longtemps désiré une personne qui n'existait pas. Un spectre toujours présent à ses côtés quand elle était coincée dans sa tourmente. Ce matin, on lui prouvait qu'un échange physique aussi simple qu'une étreinte pouvait améliorer beaucoup de choses en nous. Clarke était certaine que, lorsqu'elle ouvrirait les yeux, plus jamais elle ne s'effondrerait avant d'avoir atteint un abri, que celui-ci soit le camp ou le bunker.
Mais pour l'instant, ses battements de cœur se calaient sur le rythme de celui de la femme native. La Terre et le Ciel se mêlaient pour donner naissance à une paix réciproque.

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