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 Si vis pacem ft. Lexa

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MessageSujet: Si vis pacem ft. Lexa   Dim 3 Sep - 17:49

Date du RP// 10 Oct. 2149 — Quelques heures après le retour des cavaliers envoyés à Tondc, renvoyés par Abby.



Si vis pacem
Peace cannot be kept by force; it can only be achieved by understanding
(Albert Einstein)


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Paix [n.f.] Concept désignant un état de calme, de tranquillité, d'absence de perturbation, de trouble, de guerre ou de conflit. Idéal social et politique d’un pays, d’une nation, d’un peuple ou d’un groupe de personnes.

Vingt-quatre heures s'étaient écoulées depuis la libération des jeunes, vingt-quatre heures que Marcus Kane avait passé à attendre et à espérer. La paix ne lui avait jamais paru aussi proche … et si incertaine. Tout ne reposait plus que sur les choix d'Abigail Griffin, sur ce sacrifice nécessaire qu'il la savait incapable de faire. Il avait menti à la Commandante et il le savait : il savait qu'Abigail Griffin ne serait jamais capable de livrer un des jeunes à des sauvages en échange d'une pseudo promesse de paix. Comment l'en blâmer ? Pouvaient-ils vraiment leur faire confiance ? Au moins était-il parvenu à sauver les quelques jeunes prisonniers de Tondc et à mettre en lumière ce qui était encore obscur : le reste des 100 n'étaient pas prisonniers des Natifs mais d'un autre groupe, le Mt Weather. C'était là-bas qu'ils devaient chercher et, peut-être, trouver leur salut. Kane avait la désagréable impression d'avoir été jeté dans un nid de crabes sans connaître le moindre détail : le Mt Weather et les Natifs étaient en conflit, mais il ne savait pas pourquoi. Habituellement calculateur, Kane était privé de son don le plus précieux. Kane ne souhaitait pas trahir la Commandante, mais il devait agir pour le bien de son peuple et pour ça survie. Un tien vaut mieux que deux tu l'auras disait un vieil adage et Marcus n'avait pas hésité une seule seconde à choisir cette voie-là. Il restait persuadé qu'une paix était la meilleure option pour leur futur, mais ses certitudes ne devaient plus entacher son présent, leur présent : plutôt que de réfléchir sur le long terme, il devait agir sur le court terme ; cela leur permettrait peut-être de survivre. Lorsque la pluie tombait, le trappeur avait besoin de construire un abri, pas une clôture.

Si Marcus devait sacrifier sa vie pour permettre au Camp Exodus d’obtenir plus de temps, son choix était déjà fait. Il savait que son mensonge compliquerait grandement les négociations et ébrècherait le peu de confiance que la Commandante avait en lui … entre temps, cependant, les variables avaient changé : Kane avait vu l’Arche s’écraser sur Terre. Il avait vu la station orbitale s’embraser dans le ciel et l’avait entendu percuter le sol, sans savoir ce qui s’était passé par la suite. Avec un peu de chance, Theloniou s’y trouvait et avait survécu et il retrouverait Abby et lui viendrait en aide … c’était ce qu’il avait choisi de croire en réalité. Sa mission lui semblait terminée : il avait permis aux jeunes de rentrer et avait donné à Abby une piste pour retrouver sa fille ; ce n’était pas ce qu’il avait promis, mais c’était mieux que rien.

Les mains toujours liées par les chaînes, Kane croupissait dans la station de métro qui lui servait de lieu d'enfermement. L'idée de mourir ici seul ne le dérangeait pas, car c'était ce qu'il méritait. Il avait tout fait pour se racheter auprès de son peuple mais certaines choses ne pouvaient être oubliées ni pardonnées. Perdu dans ses pensées, il fut surpris d'entendre le grincement de la porte de fer qui fermait le lieu. Kane leva les yeux et malgré l'obscurité, il distingua la Commandante s'approcher. Son regard se posa sur lui … les choses s'étaient passées exactement comme il l'avait envisagé et il pouvait le lire dans ses yeux. A son approche, Kane se leva et parce qu'il n'était pas hypocrite il ne dissimula pas son manque total de surprise. Il savait, avait toujours su ; c'était ce qui lui donnait cet avantage discutable qu'il avait sur les Natifs : il connaissait son peuple, et plus encore la femme qu'il avait mis à sa tête.

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MessageSujet: Re: Si vis pacem ft. Lexa   Lun 4 Sep - 10:10

Si vis pacemLexa & MarcusOn comprend ce qu'est le pouvoir lorsqu'on tient la peur de quelqu'un entre ses mains et qu'on la lui montre. - Amy Tan
Nous l'avions tous vu. Alors que j'étais dans ma tente de guerre en train de réfléchir à un plan d'attaque au cas où Skaikru se verrait refuser mon offre en échange de la paix, Indra était venue me chercher en panique. Elle savait que je n'aimais pas être dérangée dans ces moments, mais elle avait semblé réellement préoccupée. Alors j'étais sortie. Tous les Natifs avaient le regard rivé vers le ciel qui paraissait s'emflammer. Une lueur rouge perçant les nuages. Certains, les plus jeunes et les plus craintifs, émirent des cris en se demandant si notre fin n'était pas arrivée. Je lançai un regard interrogateur à la Cheffe Trikru qui était aussi surprise que moi. Qu'était cette chose ? Cela ressemblait comme deux gouttes d'eau où les 100 premiers Skaikru étaient tombés sur Terre. Mais alors, semblant émerger de nulle part, une navette, beaucoup plus grandiose que la première, se fraya un chemin entre les nuages. Elle était loin, bien loin de Tondc, peut-être même pas en territoire Trikru. Et bientôt elle disparut entre les arbres de l'immense forêt. Skaikru. Ils appelaient des renforts. Encore. Combien étaient-ils là-dedans ? Des dizaines ? Des centaines ? Des milliers ?
J'allais profiter de mon prisonnier pour lui poser quelques questions, c'était certain.

Et j'aurai une seconde raison pour lui adresser la parole une deuxième fois. J'avais libéré les deux adolescents et la spécialiste en linguistique le matin-même, accompagné par deux gardes à cheval censés ramener le prénommé Finn, auteur d'une tuerie sans précédent dans un village qui était sous ma protection. Et puisqu'il n'y avait plus rien à sauver, il était de mon devoir de le venger. Mais ce seraient les jeunes qui rapporteraient ma demande à leur cheffe, que Marcus Kane semblait si bien connaître. Hors, ils n'avaient aucune idée de notre discussion et à quel point ce garçon était important pour nous. J'étais quasiment certaine que leur cheffe renverrait les cavaliers les mains vides. C'est pour cela que je ne fus qu'à moitié surprise quand j'appris leur retour, bredouille. Mais c'était assez, c'était trop, il fallait que je m'entretienne avec leur chancelier.
Traversant Tondc le regard droit, le visage camouflé derrière mon maquillage sombre et ma cape de commandant rouge traçant mon sillage, je me rendis jusqu'à la prison où était retenu Marcus Kane. Descendant les escaliers, je me retrouvai face aux deux gardes qui surveillaient la cellule du Skaikru. Notre discussion se ferait en bien plus petit comité cette fois-ci, puisque nous étions seuls. Je demandai à un garde d'ouvrir la porte de la geôle et pénétrai à l'intérieur de cet endroit froid et humide où Marcus était retenu depuis plusieurs jours désormais. En voyant mon arrivée, l'homme se leva. Il comprit à mon regard dur ce que ma venue impliquait.
-Skaikru a balayé notre marché du revers de la main, lui déclarai-je d'un ton lourd en conséquences. Vous dites connaître la personne à la tête de votre camp, mais visiblement elle ne souhaite pas entendre raison lorsqu'on lui offre la paix en échange d'un meurtrier.

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MessageSujet: Re: Si vis pacem ft. Lexa   Sam 9 Sep - 10:55



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Si Marcus s'était attendu à la visite de la Commandante, il n'aurait jamais imaginé la voir venir seule, sans escorte et sans témoin. Sur son visage étaient toujours dépeint ses marques de sauvages et il sut à cet instant précis qu'il aurait à faire à la Commandante et non à la femme qui se trouvait derrière ; pourtant, c'était bien à cette dernière que Marcus aurait voulu parler. Son masque ne le dupait pas ni son attirail tout droit sorti d'un conte médiéval : elle était une femme avant d'être Commandante, tout comme il était un homme avant d'être Chancelier. C'était ce qu'ils avaient besoin : de parler d'homme à homme, de se montrer vraiment ; c'était du moins ce que pensait Marcus. Cette route risquait d'être longue à prendre, car il ne connaissait même pas son nom.

La Commandante se planta devant lui et son regard pesa sur lui. En d'autres circonstances, cela n'aurait pas manqué de le déstabiliser … mais il n'avait rien à se reprocher ni à regretter. Il lui avait menti, oui, mais pas entièrement ; il s'était servi d'elle, oui, mais pas pour la blesser. Si elle avait pris le temps de voir les choses avec son cœur plutôt qu'avec sa tête, peut-être s'en serait-elle aperçue avant que les choses n'arrivent. Abigail avait refusé la transaction et cela ne l'étonnait pas … le contraire l'aurait stupéfait. Kane resta un instant silencieux avant de lui répondre.

« — Elle refuse de livrer un garçon qui a été poignardé par l'un des vôtres, qui voit sa copine souffrir à cause de votre attaque et qui cherche désespérément les amis que vous avez kidnappés » expliqua-t-il. C'était un point de vue comme un autre, et de toute évidence, c'était comme ça qu'Abby et tous les autres devaient voir les choses. La Commandante avait ses certitudes et le Skaikru aussi … ils avaient tous une version de l'histoire dans leur tête, une version qui leur semblait être la vérité, la seule vérité « Je ne sais pas ce qui s'est passé dans votre village, mais en l'absence du témoignage du garçon, je ne peux être certains que ce que vous dites est vrai » déclara Marcus « Pour ce que j'en sais, ça aurait très bien pu être de la légitime défense, ou une histoire que les votre nous mettent sur le dos pour attiser la haine que vous nous portez » Beaucoup de choses étaient possibles, et Marcus n'avait que le récit de la Commandante. Peut-être lui mentait-elle, peut-être ses soldats lui avaient-ils menti. Ni l'un ni l'autre n'avait été témoins de la scène, aussi ne pouvaient-ils pas être certain à 100% de la véracité du récit. Kane le savait mieux que quiconque, certaines confiances étaient à sens unique … l'affaire de Shumway était encore fraiche dans son esprit et Kane était plus que jamais méfiant.

Marcus n'avait pas besoin de l'entendre pour percevoir dans le cœur de la Commandante une certaine rancœur mêlée, peut-être, à une touche de déception. Bien malgré elle, elle lui avait accordé une part de confiance, une confiance que Kane avait utilisée pour lui porter préjudice. Certains appelaient cela de la trahison, mais la trahison ne nécessitait-elle pas un minimum d'affection ? Pour l'heure, les deux leaders n'en partageaient aucune … pouvait-on alors vraiment parler de trahison ? Pourtant, malgré cela, Marcus ne pouvait s'empêcher de s'expliquer, de se justifier … alors il continua.

« — Il y a eu des morts des deux côtés » affirma-t-il « Vous avez chassé nos enfants, vous les avez traqués, vous les avez tués ; et sous prétexte que l'un des nôtres a décimé un village, vous réclamez justice. Que faites-vous de nos propres morts, de nos propres injustices ? Vous avez laissé cette guerre arriver, et vous l'avez laissé dégénérer. Vous avez fait la guerre à des enfants qui ne cherchaient qu'une seule chose : survivre ; vous êtes la seule responsable de ce qui se passe aujourd'hui » déclara Marcus. Il y avait dans sa voix un air de reproche qu'il n'était pas capable de dissimuler. Oui, les jeunes avaient fait des erreurs, oui, ils avaient vraisemblablement ouvert les hostilités, mais cela n'avait jamais été intentionnel et la Commandante le savait. C'était cela que Marcus lui reprochait : elle avait continué de leur faire la guerre sur un préjudice certes fondé mais involontaire. Kane tenta de se radoucir « Votre prix pour la paix est juste et honnête, nous le savons tous les deux » concéda-t-il « Mais nos peuples respectifs ne voient pas les choses ainsi. Malheureusement, d'ici, je ne peux rien faire pour convaincre le mien »

Peut-être qu'Abby cèderait si la Commandante menaçait de le tuer … ou peut-être pas. Choisir entre deux vies n'avait jamais été son fort, n'était pas dans sa nature. Raven Reyes était au Camp Exodus, et Raven Reyes n'accepterait jamais de livrer Finn Collins. Comment l'en blâmer ? N'avait-elle pas enfreint toutes les règles pour le retrouver ? Non, personne ne serait là pour donner raison à l'échange proposé par la Commandante et Kane le savait, l'avait toujours su.

« — Je savais que la femme que j'ai mis à la tête du campement n'accepterait jamais de vous livrer le garçon » avoua finalement Marcus après un instant de silence « Il n'y a qu'une seule personne pour la convaincre de faire ça et vous l'avez en face de vous » Il resta de nouveau silencieux un moment, pesant le poids de ses mots « Je n'ai pas menti pour vous trahir, j'ai menti pour donner une chance aux jeunes de revoir leurs parents. Un jour, vous comprendrez ce que cela fait »

Le savait-il mieux qu'elle ? Il n'avait pas, pour Octavia, cette affection qui rendait la relation parents/enfant si particulière. Il ne la connaissait pas, et elle ne le connaissait pas, ils n'étaient riens l'un pour l'autre et c'était d'autant plus vrai pour la jeune fille ; pourtant Kane avait suffisamment d'empathie pour avoir une vague idée de ce désespoir qui avait envahi les parents arrivés sur Terre lorsqu'ils avaient appris que leurs enfants avaient été pris. La Commandante, elle, ne voyait que la guerre, que l'adversité, que le conflit … du moins le croyait-il.

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MessageSujet: Re: Si vis pacem ft. Lexa   Lun 11 Sep - 12:30

Si vis pacemLexa & MarcusOn comprend ce qu'est le pouvoir lorsqu'on tient la peur de quelqu'un entre ses mains et qu'on la lui montre. - Amy Tan
Sans pour autant le montrer à Marcus Kane, j'étais en colère. En colère contre cet homme qui m'avait menti, qui avait réussi à me faire croire l'espace d'un instant que son peuple livrerait si facilement cet assassin. J'y avais longuement réfléchi et je m'étais faite à l'idée avant même que ça n'arrive que ce marché ne serait jamais accepté si facilement par la personne en charge du camp. J'avais tué des gens pour moins que ça. Pour une trahison qui relevait beaucoup moins d'importance. Marcus n'avait aucune idée de quel acte délibéré il venait de commettre. Il courait à sa perte sans même qu'il ne s'en rende compte. Contrairement aux jeunes qui étaient présents depuis plusieurs semaines, il ne connaissait que très peu les natifs. Il ne savait pas de quoi on était capable. De quoi j'étais capable.

Suites à mes paroles, le chancelier commença à remettre la faute sur nous, les Natifs. Il disait que c'était de notre faute si cette femme refusait de livrer le jeune homme à cause de tout ce qu'on leur avait causé comme malheur. Mais se rendait-il compte de ce que Skaikru avait commis lui aussi ? Je ne me voilais pas la face sur les actes que j'avais commandité face aux jeunes, mais Marcus ne devrait pas accuser à tort, alors que son peuple était tout autant coupable que nous l'étions. Et ça avait pour effet d'augmenter un peu plus mon degré de colère. Puis il remit en cause mes dires, suggérant que toute cette histoire n'était peut-être qu'une grande supercherie. Hors, c'était Yara qui m'avait rapporté tout cela. Et j'avais confiance en elle, plus qu'en n'importe qui d'autre. Elle me devait la vie et la liberté, je savais qu'elle ne me trahirait pas. Si ce fusse un autre espion ou guerrier qui m'aurait informé du massacre, j'aurais pu croire au mensonge. Mais là, ce n'était pas le cas. C'est vrai, aucun de nous n'étions présent afin de relever ces faits. Hors j'ai confiance en mes espions. Encore plus lorsque les témoins du massacre viennent eux-mêmes me raconter ce que mes hommes de confiance m'avaient déjà rapporté. Je savais qu'on ne me mentait pas. Pas comme Marcus qui l'avait déjà fait une fois. Notre paix entre Natifs et Skaikru se dressait déjà sur une tour bancale, sur la base d'un mensonge. Je sentais déjà que cette paix allait être de courte durée. Nos peuples n'étaient pas fait pour s'entendre. Et en ce moment, vous n'avez pas d'autre choix que de me croire.

Le ton lourd en reproche qu'il employa par la suite ne me convint pas du tout. Je sentais mon coeur se serrer sous cette rage qui s'emparait de mon corps, car incapable d'être dévoilée. Du moins par pour l'instant. C'était toujours plus facile de remettre la faute sur les autres que sur soi-même. Et si ce Chancelier attendait des excuses pour mes actes, il pourrait croupir dans cette cellule longtemps encore. Il rejetait la faute sur moi, il disait que nous étions coupables d'avoir laissé cette guerre commencé. Malgré moi, c'est non sans ménagement que je lui répondis froidement: Vous ne devriez pas rejeter toutes ces répercussions sur moi, et mon peuple. Je m'arrêtai, le fixant droit dans les yeux, le regard dur et à mon tour cette fois-ci, rempli de reproches à son égard. Les seuls à blâmer sont ceux qui ont envoyé délibérément ces jeunes inconscients sur Terre. Je ne comprenais d'ailleurs toujours pas ce qu'avaient pu être leurs intentions en commettant un tel acte. Mais ils n'étaient pas arrivés sur mes terres par hasard, quelqu'un avait ordonné cela. Et de son rang de Chancelier, cela pouvait très probablement être Marcus Kane. Je poursuivis: Skaikru est arrivé sur Terre et a voulu la faire sienne, sans même se soucier de hommes et femmes qui pouvaient s'y trouver. Si des gens matures avaient été parmi eux, ils n'auraient pas détruit ce village. Je ne pouvais pas laisser passer cela. Qu'ils soient jeunes ou non. Lequel de nos deux peuples doit réellement réclamer justice ?

Le chef Skaikru m'avoua alors qu'il était certain de la réponse de la femme qui dirigeait le camp en ce moment-même. Je compris que tout cela n'avait été qu'un plan bien élaboré de sa part. Afficher un refus, puis tenter de faire croire qu'il était seul à pouvoir la faire changer d'avis afin de recouvrer sa liberté et d'élaborer un nouveau plan afin de nous nuire. Je n'arrivais même pas à croire ce qu'il était en train de m'expliquer, la raison de sa trahison. Une des deux jeunes capturées, Kassandre, était prête à tout pour rejoindre le camp des Natifs afin d'aider ses amis à sortir de la Montagne. Cela me prouvait, à moi, qu'elle était prête à tout quitter pour recommencer quelque chose d'autre. Et c'était d'autant plus simple de couper les ponts lorsque les parents n'étaient plus de ce monde. Je n'en savais rien pour le second prisonnier, mais tout pouvait m'indiquer également que des parents, il n'en avait plus. Rien qu'en observant le nombre de fois où il avait fuit son campement et qu'il fut capturé par mes hommes. Vous voulez la paix, mais vous n'êtes même pas capable d'y construire une base solide. Une base de mensonges. Pourquoi devrais-je vous croire cette fois-ci, alors que notre premier accord s'est basé sur des termes hypocrites ?
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MessageSujet: Re: Si vis pacem ft. Lexa   Ven 15 Sep - 20:27



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La Commandante avait confiance en ses espions, une confiance que Marcus aurait voulu partager avec elle. Malheureusement, sur ce point comme sur d'autres, la jeune femme avait raison : la seule version qui s'offrait à lui aujourd'hui était celle des Natifs ; mais contrairement à ce qu'elle disait, il n'était pas obligé de la croire. Au fond de lui, cependant, il savait que c'était la vérité et que ce qu'elle disait était vrai … il savait combien la colère et la peur était capable de transformer les gens. Un rien pouvait changer un agneau en loup : les brebis galeuses qu'ils avaient envoyés sur Terre s'étaient transformées en lions féroces, pouvait-il vraiment les en blâmer ? Les jeunes avaient été lâchés seuls dans ce monde hostile et s'y étaient adaptés … leurs ancêtres appelaient cela l'évolution, même si cela impliquait une certaine régression.

La Commandante ne manqua pas de leur reprocher d'avoir envoyé les jeunes en premier lieu, et Marcus ne pouvait lui donner tort. Comment le pouvait-il ? Il n'avait lui-même jamais trouvé bonne l'idée d'envoyer 100 jeunes délinquants sur cette Terre que les statistiques disaient inhabitable. Il s'était déjà justifié auprès de nombreuses personnes à ce sujet : Kane était responsable de bien des choses, mais pas de ça. Il avait laissé cela arriver, certes, mais il n'en avait jamais été l'investigateur … bien au contraire.

« — Sur ce point, nous sommes bien d'accord » rétorqua Kane, presque instantanément « Lorsque nous les avons envoyés sur Terre, nous ne savions pas qu'elle était toujours habitée. Nous ne savions même pas s'il était possible d'y vivre ou non » expliqua-t-il « Personne n'était censé avoir survécus ici, rien ni personne. Si nous avions su que vous étiez là, nous n'aurions pas envoyés des délinquants punis par nos lois pour vous rencontrer » déclara l'ancien Conseiller. Il fit une courte pause avant de continuer « Si nous avions su que vous étiez là, beaucoup de choses auraient été différentes »

Et c'était vrai … tellement de choses auraient pu être évité, tellement de morts, tellement de victimes. Marcus le savait, il ne servait à rien de regretter les choses qu'ils n'avaient pas faites. Ils avaient fait avec les choix qu'ils avaient, avec les moyens qu'ils avaient ; ils avaient fait de leur mieux et même si leurs décisions avaient eu des conséquences dramatiques, Kane ne regrettait rien. Sur l'Arche, ils n'avaient jamais agi par impulsivité ni sous le poids de la colère : chacun de leur choix avait toujours été mûrement réfléchis, parfois pendant trop longtemps …

Lorsque la Commandante mentionna l'épisode du village, Kane ne put s'empêcher d'avoir un rictus. Les 100 n'étaient pas venus en conquérants sur Terre, ils ne l'avaient jamais été.

« — La destruction du village était un accident et vous le savez » déclara Marcus « Les jeunes n'ont pas envoyés les missiles pour détruire votre village, ils l'ont fait pour tenter de nous prévenir » raconta-t-il « Ils n'étaient pas seuls ce jour-là, il y avait une haut gradée de l'Arche parmi eux. J'avais confiance en elle, elle ne les aurait jamais laissé faire si elle avait su que cela coûterai la vie à des innocents »

Marcus n’avait jamais su quelle place avait occupé Callie au sein des 100, mais il savait au fond de lui qu’elle n’aurait jamais laissé faire une chose pareille. L’officier Cartwig était intelligente et prévoyante et avait toujours eu ce don pour les relations humaines. Sur ce point, Kane n’avait aucun doute : elle n’aurait jamais laissé les jeunes faire ce qu’ils avaient fait si elle avait su que pour sauver les uns il fallait sacrifier les autres. Ce malentendu, pourtant, leur coûtait la paix aujourd’hui … car la Commandante, cette fois, ne semblait plus lui accorder le moindre crédit. Kane s’était servi d’elle une fois et c’était une fois de trop. Lorsqu’elle remit en question ses promesses et ses paroles, Kane resta un instant silencieux avant de lui répondre.

« — Je ne suis pas hypocrite : je pensais ce que j’ai dit » déclara-t-il « Je crois toujours qu’une paix est possible entre nos deux peuples, et je suis toujours persuadé que c’est la seule issue possible » affirma l’ancien Conseiller « Je suis venu ici désarmé, sans escorte, sans protection. Si j’avais juste voulu libérer les jeunes que vous déteniez, je serai venu avec mes hommes et nos armes. Au lieu de cela, j’ai laissé une native me conduire jusqu’ici et j’ai laissé vos hommes m’enchaîner sans tenter de m’enfuir. J’ai quitté la sureté de mon campement pour vous rencontrer, vous, en sachant que je risquai de ne jamais revenir » raconta Marcus « Je ne vois pas ce que je peux faire de plus pour vous prouver ma bonne foi »

Kane comprenait sa méfiance à son égard, mais Marcus n'avait fait que rétablir l'équilibre de la balance. Sans otage pour les influencer, les négociations seraient désormais plus véritables, moins désespérées, plus vraies, plus justes. C'était dû moins le sentiment de Kane, qui n'aspirait finalement qu'à une chose : une issue favorable pour les deux parties … car il avait compris depuis longtemps que s'ils n'apprenaient pas à vivre tous ensembles comme des frères, ils mourraient tous ensembles comme des idiots ; des idiots trop affairés à ressasser la vengeance pour tourner la page.

« — On peut continuer à se méfier l'un de l'autre, ou bien commencer à se faire confiance » déclara Kane « Je sais que c'est dur pour vous après tout ce qui s'est passé, mais tant que vous me garderez ici, Finn Collins ne vous sera jamais livré » affirma-t-il « D'autres Skaikru vont arriver bientôt. S'ils ont survécu à l'atterrissage, parmi eux se trouvera Thelonious Jaha, qui m'avait ordonné de vous décimer en cas de conflit » lui confia Marcus « Mon peuple ne veut pas faire la paix avec vous et le vôtre ne veut pas faire la paix avec le mien, mais nous sommes leurs leaders et nous devons leur montrer la voie à prendre. Nous devons faire les bons choix pour eux » déclara-t-il. Et il y croyait, car même s'il n'avait pas toujours fait les bons choix sur l'Arche, l'Histoire avait démontré que le peuple ne faisait, lui non plus, pas toujours les bons choix. Ils ne pouvaient pas laisser le hasard décidé de leur sort « Si vous ne souhaitez pas la paix, si vous ne la voulez pas, faites-nous gagner du temps : dites-le-moi tout de suite » déclara finalement Kane « Mais ma parole tient toujours : si Finn Collins est bel et bien coupable de ce dont vous l'accusez, nous vous le livrerons. Je le ferai moi-même s'il le faut »

Et il la regarda d'un air entendu. Les crimes, sur l'Arche comme sur Terre, ne restaient pas impunis. La guerre ne justifiait pas un carnage, ni même une vengeance ; ils valaient mieux que cela, c'était du moins ce que Kane voulait espérer.

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MessageSujet: Re: Si vis pacem ft. Lexa   Mar 19 Sep - 17:55

Si vis pacemLexa & MarcusOn comprend ce qu'est le pouvoir lorsqu'on tient la peur de quelqu'un entre ses mains et qu'on la lui montre. - Amy Tan
Je fus presque heureuse lorsque Marcus m'annonça et ce pour la première fois, que j'avais raison. En effet: c'était les dirigeants Skaikru qui avaient envoyé ces jeunes inconscients et immatures sur Terre. Nous autres Natifs, n'étions que les dommages collatéraux pour eux. Du moins, c'était mon point de vue. Ils étaient venus du ciel pour nous conquérir, pourquoi n'y étaient-ils pas restés ? Nous vivions très bien sans eux. Enfin, la paix avait été instaurée entre les clans et chacun pouvait envisager un futur calme et prospère. C'était ce que j'avais voulu offrir à mon peuple. Mais comment aurais-je pu prédire qu'un nouveau clan allait tomber du ciel et vouloir conquérir mes terres ? Marcus savait se faire convainquant. Il défendait son peuple et pourrait presque me convaincre qu'il a raison. Mais je ne le croyais plus. Il m'avait trahi une fois déjà, et c'était la fois de trop. Le fait que la destruction du village était un incident, je m'en fichais. Ils avaient tué des miens. Aurais-je dû passer outre ? Bien sûr que non. Si j'avais pris cette décision, mon peuple m'aurait rapidement fait comprendre qu'il s'agissait de la mauvaise. Et moralement parlant, j'aurais été d'accord avec lui.

Il dit que s'il avait su que nous étions là, les choses auraient été autrement. Comment alors ? Aurait-il envoyé des hommes armés jusqu'aux dents de leur technologie d'avant post-Pramfaya pour tous nous décimer ? Je ne pouvais voir plus que le mauvais en eux. Je voyais le doute, l'incertitude, une confiance qui ne sera jamais acquise. Il aurait beau me répéter encore et encore qu'il n'était pas un hypocrite, je ne le croyais pas. Les mots ne me suffisaient pas. Les paroles en l'air n'étaient pas des preuves. Il me fallait des actes, des agissements. Et justement, le chancelier manipulait très bien ses mots pour me convaincre d'obtenir ce qu'il voulait: des actes.
Et la manière dont il usait ses mots avait le don de m'énervé, et cela pour une bonne raison: parce qu'il avait raison. Ou était-ce encore de la manipulation ? Un nouveau mensonge ? Si je venais à l'apprendre, que je m'étais à nouveau faite avoir par son petit jeu, je ne laisserais pas cet homme s'en sortir vivant. Il mourrait sous les mêmes douleurs que connaîtra Finn. Si un jour on me le livre... Et visiblement, pour cela, je n'aurai pas d'autres choix que de libérer Marcus Kane également. Le dernier prisonnier ennemi allait être relâché. Pour mieux livrer celui qu'appelait le sang.

Je fixai le chancelier droit dans les yeux, d'un air froid et impassible. Je posai ma main sur le pommeau de mon épée et lentement je la décochai dans un crissement de métal qui me fit frissonner. Or, ce n'était pas pour me battre que je la sortais de son fourreau. Je pointai son extrémité sous le cou de Marcus Kane, y mettant une légère pression, juste assez pour faire perler une goutte écarlate.
-S'il s'agit d'un nouveau mensonge, Marcus, mon regard se fit plus dur encore, alors qu'il décrocha de celui de mon ennemi juste une seconde pour observer la gouttelette rouler le long de sa peau claire. Vous ne voudriez même pas savoir par quelles douleurs vous aller passer avant de mourir.
Baissant la lame, je posai ma paume sur son épaule pour le faire brusquement pivoter. D'un coup bref, je coupai les liens qui retenaient ses poignets depuis plusieurs jours. Les cordages tombèrent au sol alors que je découvrais la peau irritée du chancelier. Puis, je rangeai mon épée à sa place et tendis ma main à Marcus.
-Vous serez libéré demain dès l'aube. J'ordonne que Finn soit livré au crépuscule au plus tard.
Oui, j'avais peut-être tort. Oui, ma parole était peut-être un acte désespéré d'encore penser que Skaikru peut-être de confiance. Oui, mon peuple irait à l'encontre de cette décision. Mais il n'aurait pas d'autre choix que de me suivre. Mais si Marcus ne tiendrait pas parole, alors une nouvelle guerre serait déclenchée. Et cette fois-ci, il y aurait un vainqueur. Mon armée ne ferait pas dans la dentelle, elle anéantirait ce peuple du ciel aussi vite qu'il est arrivé.

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MessageSujet: Re: Si vis pacem ft. Lexa   Lun 25 Sep - 16:23



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Marcus avait toujours su trouver les mots pour persuader les autres et la Commandante des Natifs n'y avait pas échappé. Ce n'était pas de la manipulation car les intentions de Kane n'étaient pas mauvaises : il voulait vraiment trouver un compromis équitable pour les deux parties, ou du moins quelque chose qui lui paraissait convenable, acceptable. L'un comme l'autre allaient devoir faire des sacrifices, c'était l'essence même d'un compromis.

Kane perçut dans le regard de la Commandante le cheminement de son argumentation se faire dans son esprit … il avait raison et elle le savait. Elle le savait parce que c'était la vérité et qu'il ne mentait pas, parce que c'était la réalité et non pas une fiction inventée pour rendre le monde meilleur : Kane lui disait les choses telles qu'elles étaient et non telles qu'ils auraient aimé qu'elles soient. Lorsqu'il vit la jeune femme pointer son épée vers lui, son cœur se figea un instant. Il leva le menton, s'imaginant que ce simple geste lui permettrait de se soustraire du tranchant de la lame … mais lorsqu'il sentit le contact froid du métal contre sa gorge, Marcus ne put s'empêcher de déglutir. Il n'avait pas peur de mourir, seulement d'échouer ; car si sa mort n'aurait que peu d'impact pour le camp, son échec en revanche serait beaucoup plus dramatique. Comme les Natifs en avaient coutume, la Commandante le menaça tout en faisant perler quelques gouttes de sang … Kane n'en attendait pas moins de sa part, mais il fut cependant soulagé de comprendre qu'elle acceptait de nouveau de lui faire confiance. La confiance était un bien grand mot, certes, mais c'était inattendu … et inespéré. D'un geste sec, elle rompit les liens qui retenaient encore Marcus. Kane se massa les poignets en se rendant compte combien les cordes avaient mordu dans sa chair … mais la main tendue de la Commandante fit s'évaporer toute trace de rancune dans le cœur de l'ancien Conseiller. Il baissa les yeux vers sa main sans cacher sa surprise, avant de la serrer, concluant officiellement le marché qu'ils venaient de passer. Kane aurait voulu lui dire qu'elle faisait de nouveau le bon choix, mais il se garda d'émettre le moindre commentaire sur leur nouvel accord : seul l'avenir était en mesure de le lui prouver. Marcus sentait se jouer leur futur dans cette poignée de main ; il ne savait pas comment les choses avaient évolué au Camp Exodus, mais même si une trêve était finalement établie entre les Natifs et le Peuple du Ciel, Kane savait que sa mission n'en était pas terminée pour autant … car Clarke et les autres 100 manquaient toujours à l'appel. Marcus savait ce qui lui restait à faire : il devait se rendre au Mt Weather et trouver un moyen de les contacter, mais trop de choses étaient encore floues dans son esprit. Il ne comptait pas revenir au Camp Exodus sans rien de concret, sans une piste, sans quelque chose qui les rapprocherait un peu plus des jeunes capturés ; Kane ne voulait pas lire dans les yeux d'Abby la déception que l'absence d'indices représenterait pour eux, pour elle. Alors, tandis qu'elle pensait certainement leur entrevue terminée, Marcus interpella la cheftaine native.

« — Commandante » commença Kane. Il attendit d’avoir toute son attention pour continuer « J’ai besoin de savoir » déclara-t-il « Le Mt Weather … que savez-vous sur eux ? Pourquoi votre peuple craint-il autant la Montagne ? »

Cela faisait partie des nombreuses questions que Marcus Kane avait concernant les Natifs. Trop d’informations nouvelles étaient en suspens … sur l’Arche, lorsque Marcus pensait à la Terre, il se l’imaginait vide et dévastée ; maintenant qu’il y était, il se rendait compte qu’elle était encore plus vivante et habitée que l’Arche elle-même.

Marcus n’avait pas trop de mal à imaginer comment les Hommes des Montagnes et les Natifs en étaient venus à se faire la guerre, cependant il ne comprenait pas pourquoi cela durait encore. En cent ans, n’y avait-il pas eu quelqu’un pour mettre un terme au conflit ? Kane avait eu le temps d’y penser et de se poser tout un tas de questions. Il ne savait pas si la Commandante serait en mesure d’y répondre, mais si quelqu’un le pouvait, c’était bien elle.

« — Votre peuple … comment a-t-il survécu tout ce temps ? » lui demanda-t-il enfin « Comment avez-vous pu survivre malgré les radiations ? »

La montagne abritait un bunker et Kane avait vite compris que ceux qui s’y trouvaient étaient certainement les descendants des rares élus qui avaient pu se mettre à l’abri avant les bombardements ; mais le destin des Natifs était encore un mystère pour lui. Ils étaient si primitifs, si dénués de technologie que Kane peinait à croire qu’ils venaient eux-aussi du Mt Weather. Ils avaient trouvé un autre moyen de survivre et Marcus voulait savoir comment.

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MessageSujet: Re: Si vis pacem ft. Lexa   Mer 27 Sep - 18:20

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Je n'avais plus rien à dire à Marcus. En réalité, le fait qu'il ait raison et qu'il sache me manipuler afin que je pense également qu'il s'agisse de la meilleure solution me contrariait encore plus. Cela avait pu se lire dans mon regard, lorsque j'avais pointé ma lame sur son cou et en avait fait suinter une perle de sang. Ce regard était sérieux, froid, profond. Je lui montrai de par ces émotions que je faisais un second pas dans leur direction. Le premier, ils m'avaient fait trébucher stupidement. Le second, si je venais à savoir qu'il s'était à nouveau fichu de moi, je ne donnerais pas cher de sa peau. Cet homme ne connaissait rien de nous, rien des Natifs, rien de cette Terre. Ils étaient peut-être armés, mais nous possédions tous les autres avantages possibles.
Donc, je m'apprêtai à m'en aller sans pour autant lui tourner le dos. Ne jamais montrer sa face faible à son ennemi. On me l'avait toujours appris, c'était le b-a ba du guerrier. On me l'avait répété encore et encore et désormais c'était à moi de l'enseigner. Marcus me faisait toujours face, l'air sérieux, en se massant ses poignets entaillés. Et c'est alors qu'il m'interpella. Mon attention se tourna à nouveau vers lui, je me demandais bien ce qu'il avait encore à me demander. Une nouvelle faveur ? Un nouveau pacte ? J'en avais déjà bien trop fait pour lui. J'espérais sincèrement qu'il ne demande pas le beurre et l'argent du beurre. Ca me décevrait de sa part. Mais du peu que j'en connaissais de lui, je savais que ça n'était pas son genre... Le regard toujours aussi dure et impassible, je l'écoutai me parler attentivement. Il me questionna alors sur notre pire ennemi, celui de toujours, encore plus que le fut Azgeda, bien qu'eux ne m'aient jamais arraché personne qui m'était cher: les Maunon. Aussi peu de choses connaissait-il de nous, c'était encore plus moindre pour les Hommes de la Montagne. Terrés au fond de leur bunker, ils ne sortaient quasiment jamais, sauf pour capturer de nouveaux prisonniers de mon peuple. Et il en avait fait de même pour le Peuple du Ciel. Honnêtement, je ne donnais pas cher de leur survie. Je ne vois pas pourquoi ils recevraient un traitement de faveur. Les seuls Natifs qui étaient jamais sortis de la montagne étaient ces monstres, ces Démons. Sans coeur, sans âme, ils ne vivaient que pour tuer, ils n'avaient plus rien d'humain. Ils étaient effrayants, bourrins et dévastateurs. Mieux valait ne pas les croiser. Mais vu la petite carrure des capturés Skaikru, je doute que certains soient devenus des Démons. Ce qu'on avait pu remarquer, c'est que seuls les plus forts et musclés le devenaient. Les autres, nous ne le saurions probablement jamais...
-Ils sont comme vous, déclarai-je durement. Devais-je vraiment en dire plus ? Cela ne suffisait-il pas ? En révélant la crainte de mon peuple envers notre ennemi commun, ne révélai-je ainsi pas notre faiblesse également ? Mais Skaikru était déjà au courant de cela, que tout Natif utilisait une arme à feu était considéré comme maudit, mauvais combattant, un perdant, un faible. Ils nous déciment avec leurs armes. Ils sont des envahisseurs. Je fis une pause avant de reprendre, sur le ton sec, crachant le dernier mot avec mépris: Ils transforment mon peuple en monstre.
Mais une autre question semblait tarauder Marcus, alors que je croyais en avoir fini et assez dit. J'avais décidé de ne dire que la vérité, en tout cas sur ses premières interrogations. Si nous entrevoyons une paix ensemble, alors c'était peut-être pour une futur alliance envers la Montagne afin de l'exterminer. Exterminer toute la vermine qui s'y trouvaient et libérer tout mon peuple qui souffre depuis bien trop longtemps. En espérant que ce ne soit pas trop tard pou Anya, ni Ankara. Mon coeur se serra un instant en pensant à elle, mais ce n'était pas le moment. Je savais qu'elles étaient fortes, qu'elles arriveraient à sortir de cette horreur. J'avais espoir pour elles. Tout n'était pas perdu.
Le chancelier m'exposa sa seconde question, celle de la survie. Il demanda comment nous avions survécu au milieu de Pramfaya. De part cette interrogation, je me rendais compte qu'il s'intéressait réellement à nous. Qu'il posait des questions plausibles, intéressantes. Et visiblement, mon peuple l'intriguait. Si nous avions pu surpasser Pramfaya, c'était grâce à Becca Pramheda. Celle que tous nous vénérions, car sans elle, nous ne serions pas là. Moi la première, puisque son esprit reposait quelque part dans mon esprit, aux côtés de tous les précédents commandants. Becca, grâce à de mystérieux pouvoirs et le matériel qu'elle avait apporté avec elle, avait créé le sang noir, elle fut même la première à en posséder. Grâces à ses dons, elle nous préserva de la destruction, et nous aida à nous reconstruire. Elle était notre héros à tous, mais visiblement inconnue de Marcus Kane. Puisqu'il venait du ciel, jamais il n'aurait pu connaître Becca. Une femme. La première Commandante. C'est elle qui nous a tous sauvé. Ma voix s'adoucit en parlant d'elle, sans que j'en sache réellement la raison. Peut-être était-ce elle qui suggéra ma réponse. Je n'en savais rien. Mes prédécesseurs se faisaient toujours bien mystérieux. Je suis celle qu'elle a choisi pour reprendre la Flamme. Dis comme ça, la flamme aux yeux de Marcus semblait certainement un terme figuré. Alors que tout Natif savait que j'avais réellement sa Flamme intégrée dans ma nuque, sous ma peau, très bien cachée par mes cheveux tressés. Mais ce pouvoir soudain que j'avais senti lors du Conclave ne pouvait venir que d'elle. Cette force qui m'avait aidé à vaincre, à me proclamer vainqueur.

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MessageSujet: Re: Si vis pacem ft. Lexa   Dim 1 Oct - 20:11



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Marcus fronça les sourcils aux premières paroles de la Commandante … elle mettait le Skaikru et les Hommes des Montagnes dans le même panier et l'ancien Conseiller savait que ce n'était pas là un compliment. Au timbre de sa voix, il comprit même que c'était là la pire chose qu'elle pouvait lui dire. Elle les qualifia d'envahisseurs, et cette fois Kane ne put se résoudre à rester silencieux.

« — Nous ne sommes pas des envahisseurs » la reprit-il « Ni des conquérants » Ils n'étaient pas venus sur Terre pour s'en emparer, autrement leur stratégie aurait été bien différente « Nous sommes juste des survivants » La Commandante ne s'imaginait pas combien c'était vrai. Elle ne connaissait pas leur histoire ni ce qu'ils avaient traversé pour en arriver là … ils avaient tous leur tragédie et la native avait tort de l'ignorer « Un envahisseur ne risquerait pas sa vie pour mettre en place une trêve qui n'est même pas sûre de durer » déclara-t-il. Kane ne se faisait pas d'illusion : s'ils parvenaient vraiment à mettre en place une trêve, il savait pertinemment qu'elle ne serait que temporaire ; car pour être permanente ils avaient besoin d'une chose qu'ils ne possédaient pas : la confiance et le respect. Kane le savait : ils n'avaient ni l'un ni l'autre « Si vous pensez qu'il n'y a pas suffisamment de places ici pour nous tous, nous partirons » affirma-t-il finalement. Le Peuple du Ciel venait de loin, ils n'étaient plus à quelques kilomètres près. Si pour avoir la paix ils devaient quitter la région, Kane était prêt à faire cet ultime pas.

La façon dont la Commandante parla des Hommes du Mt Weather ne manqua pas d'interpeler Marcus. Leur histoire avec eux semblait chargée de haine et l'inimité qu'elle leur portait paraissait viscérale. Avaient-ils fait l'erreur de lui porter personnellement préjudice ? Avaient-ils tué l'un de ses parents, une sœur, un frère, quelqu'un qui lui était cher ? Kane ne pouvait que le supposer, que l'imaginer.

Malgré l'aspect solennel de leur entretien, Marcus ne put s'empêcher d'avoir un sourire furtif lorsque la Commandante déclara que les Hommes des Montagnes transformaient les siens en monstres. Kane pensa au campement, à l'avis des gens à leur sujet, aux histoires qui circulaient déjà et aux préjugés déjà en place. Les Hommes des Montagnes n'avaient pas besoin de transformer les Natifs en monstres : ils l'étaient déjà pour certains du Peuple du Ciel.

« — Certains, au campement, pensent déjà que vous êtes des monstres » fit-il remarquer, non sans une pointe de légèreté qu'il ne dissimula pas. Ce n'était pas la pensée de Marcus, mais il savait que certains au campement avaient fait des Natifs leur Némésis, et ils n'avaient pas eu besoin du Mt Weather pour cela. Les gens avaient toujours craint ce qu'ils ne connaissaient pas et 100 ans après l'apocalypse nucléaire, les choses n'avaient pas changé … bien au contraire « Ils ont peur de vous, de votre peuple » expliqua Marcus « Ils croient que vous empoisonnez les eaux et que vous venez enlever les enfants la nuit » Il exagérait bien sûr, mais c'était l'idée. Kane devait presque la remercier pour cela : désormais, les gens de l'Arche n'avaient plus peur de lui mais d'eux, de ces sauvages natifs de la terre, de ces tueurs et assassins sans cœur et sans merci … mais la menace des Natifs les unissait autant qu'elle les divisait. Tous n'étaient pas d'accord sur la manière de régler le "problème natif" et Kane savait que les choses seraient encore plus difficiles une fois que Thelonious serait là … si par chance lui et les siens avaient survécu à leur arrivée sur Terre.

Kane, malgré tout, restait curieux quant à l'origine du conflit qui séparait les Natifs et le Mt Weather. Faisant disparaître le sourire qui s'était dessiné sur le coin de ses lèvres, Marcus reprit son sérieux.

« — Comment cela a-t-il commencé ? » demanda-t-il finalement. Il savait que la Commandante saurait de quoi il parlait


Par la suite, sans vraiment savoir ce qu'il manquait, Kane ne s'attarda pas sur cette histoire de Flamme, s'imaginant à tort que la Commandante avait fait une erreur de langue. Marcus était prudent et préférait ménager les susceptibilités … cependant, tout se mélangeait un peu dans son esprit. La Commandante mentionna une femme à qui ils devaient leur salut, mais comment cette femme, qui leur avait permis de survivre, avait pu la choisir elle ? Marcus avait du mal à raccorder les morceaux et à différencier le propre du figuré, si bien qu'aucune de ses questions ne trouvèrent de réponses.

« — Ça ne répond pas à ma question » déclara calmement Marcus. Kane était comme ça : il voulait du concret, du palpable, il voulait des réponses précises, claires, vraies « Où étaient vos ancêtres, lors des bombardements ? Etaient-ils au Mt Weather, avec les autres Hommes des Montagnes ? » demanda-t-il. Kane ne voyait pas d'autres explications … rien ni personne n'avait pu survivre aux radiations qui avaient envahi la planète. Kane avait tué 320 innocents sur l'Arche parce qu'il pensait que personne n'avait survécu sur Terre, il avait besoin de savoir. Marcus Kane avait besoin de savoir comment cela était possible et comment ils avaient pu vivre 100 ans sans le savoir. Cette vérité lui laissait un goût amer … il ne savait pas vraiment s'il devait ou non justifier son obsession auprès de la Commandante ; en vérité, il ne savait même pas si elle serait en mesure de comprendre ou pas. Il se montrait intrusif – peut-être un peu trop – mais Marcus n'avait jamais su s'entendre avec l'à peu près. Cette nouvelle était trop importante pour se contenter d'explications floues … s'il voulait accueillir le futur dans les meilleures conditions, il se devait de connaître le passé dans son intégralité.

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MessageSujet: Re: Si vis pacem ft. Lexa   Jeu 5 Oct - 17:45

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Marcus creusait les questions et défendait son peuple. Tout ce que je détestais. Nous avions notre accord, notre pourparler, il serait libéré dès l'aube afin de retourner chez les siens. Plus rien ne m'obligeait à rester auprès de lui et pourtant, je lui avais fait l'honneur de répondre à ces questions. Pour quelles raisons, je n'en savais réellement rien. Ses interrogations relevaient d'un côté basique, c'était la base de nos croyances, de notre survie à Pramfaya. Ces légendes orales que les adultes perpétuaient la propagation afin que les nouvelles générations n'oublient pas ce que nous sommes devenus, et grâce à qui nous l'étions devenus. Et si ces contes pouvaient en laisser certains perplexes, j'en étais la preuve vivante. La preuve que Becca sommeillait au fond de moi. Titus était une seconde preuve, de part ses connaissances de notre passé commun, ces faits qui avaient été transmis de Gardien en Gardien afin de ne jamais les perdre. Tout cela était précieux, cela était notre richesse. La notre. Pas celle du Skaikru. Il avait des racines toute autre, de toutes autres légendes à conter. Nous, nous étions restés sur Terre pour nous battre. Nous battre non pas contre des clans en premier lieu, mais contre la nature déchaînée. Et eux s'étaient envolés dans l'Espace. Comme d'habitude, ils avaient choisi l'option de facilité. Cela se lit jusque dans nos origines et se perpétuent de nos jours...

Il disait que son peuple était fait de survivants. Et nous alors ? Nous qui avions bravé les tempêtes, essuyé les blizzards, subi les raz-de-marée, les tremblements de terre, nous qui avions été contaminé par la radioactivité, qui avions continué de vivre, de croire en notre destinée, qui était de survivre. Pendant des années, des décennies, mon peuple des temps passés a subi malgré lui tous les malheurs que la Terre en colère pouvait nous offrir. Puis, lorsqu'elle fut enfin calmée, ce sont les guerres entre les clans qui ont éclaté et qui n'ont jamais cessé, jusqu'à ce que j'arrive au pouvoir et que j'instaure la Coalition, il y a à peine trois années de cela. Skaikru était arrivé une fois que tout était calmé... Comme les faibles qu'ils étaient. Mais je décidai de ne pas relever ces mots car ceux qui suivirent furent encore pire. Ce sont ceux qui touchèrent mon amour-propre, la fierté de mon peuple. Il nous rabaissait au stade de monstres, ce mot que j'avais utilisé afin de décrire les Démons. Et la manière dont il releva ce point eut de quoi raviver en moi cette flamme de rage que j'avais réussi à éteindre. Un air léger, subtile, presque moqueur. Je ne compris pas. Nous venions tout juste de passer un pacte qui consistait en sa liberté. Comment pouvait-il encore jouer avec moi alors que sa libération ne tenait déjà qu'à un fil ? Je décidai d'entrer dans son jeu, faisant quelques pas dans sa direction, m'arrêtant alors que nos deux bustes de frôlent. Je lui crachai au visage: Qu'ils le croient. Je le fixais dans les yeux, le regard glacial, avant de poursuivre, je n'aurai aucun remords à ordonner cela si je venais à être trahie à nouveau. Ma voix était sûre d'elle, s'appuyant sur les faits que j'avais pu commettre par le passé. J'avais toujours fait passer mon peuple avant ma propre vie, mes propres sentiments, et ça n'était pas sur le point de changer. Et croyez-le ou non, mais mon peuple se ferait un malin plaisir de donner vie aux cauchemars du votre.

Puis, concernant ses autres questions, je me reculai et fis quelques pas dans la salle, mes mouvements résonnant dans la pièce humide et sombre qu'habitait Marcus depuis plusieurs jours désormais. Je me demandais d'où il éveillait une curiosité si soudaine envers mon peuple. En quoi cela pouvait-il l'intéresser ? Je devais rester sur mes gardes, en parlant trop, il risquait de pouvoir deviner des faiblesses et avantages, ou des secrets qu'il n'était pas censé savoir. Même si notre ennemi commun numéro un était les Maunon, une fois leur problème réglé, Skaikru redeviendra la cible de tous les regards.
-Ca a commencé lorsqu'ils ont commencé d'enlever des gens de mon peuple. Au départ, il s'agissait de simples voyageurs puis ils s'en sont pris à des groupes de plusieurs personnes, ils étaient plus nombreux. Je fis une pause, j'avais expliqué cela en laissant mon regard se balader sur la minuscule fenêtre qui offrait un minimum de lumière à la pièce. Puis, me tournant vers le chancelier, mon regard rencontra le sien afin de lui faire comprendre l'ampleur de mes mots. Une infime partie d'entre eux sont devenus des Démons. Les autres ne sont jamais revenus. Mon esprit vogua un instant vers Anya, puis Ankara, même cette jeune femme du ciel que j'avais appris à connaître. Je devais me faire à l'idée que je ne les reverrais plus jamais... Pourtant j'avais un pressentiment. Anya était une battante, elle ne se laisserait pas faire ainsi. Mais je ne laissai pas apparaître mes espoirs sur mon visage, gardant la mine dure. Les chances de retrouver votre peuple prisonnier de la Montagne sont infimes. Ce n'était pas dit dans le but de faire peur, mais surtout de lui faire comprendre la dure réalité de cette Terre, car le combat n'était jamais terminé: ils auraient mieux fait de rester dans l'Espace.

Puis, entendant ses questions qui se faisaient plus creusées, je ne dis plus rien, me contentant de l'observer silencieusement, puis de lui demander: Pourquoi toutes ces questions, Marcus ?
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MessageSujet: Re: Si vis pacem ft. Lexa   Mer 18 Oct - 11:20



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La native semblait se satisfaire de l'effet que son peuple avait sur le sien, de cette peur qu'ils avaient insufflé dans le cœur des gens venus du ciel … Marcus, qui avait l'expérience de l'âge, connaissait l'issue de cette voie et savait dans quel cul-de-sac elle menait. La Commandante y voyait un avantage immédiat, mais le règne de la peur n'était pas éternel ; il ne durait qu'un temps avant de s'essouffler … car tôt ou tard, les gens finissaient toujours par surmonter leur peur, et alors plus rien n'était en mesure de les arrêter.

« — Non … non » rétorqua doucement Marcus. L'espace d'un instant, il oublia qu'il était loin de chez lui, chez des ennemis qui voulaient sa mort ; il oublia qu'il se trouvait face à la cheffe de cette tribu qui voulait les décimer au profit de ce dont il était témoin : une erreur. Ils avaient beau être différents et ennemis, Marcus n'était pas rancunier ni belliqueux. La peur était une arme à double tranchant et si la Commandante s'imaginait pouvoir régler ses problèmes avec ça, elle risquait d'être déçue. D'un chef à l'autre, il ne pouvait s'empêcher de le lui faire remarquer « Cela ne durera qu'un temps. Vous ne pouvez pas régner éternellement par la peur, je … je pensais que quelqu'un comme vous le savait » Avait-il une once de déception dans la voix ? Peut-être un peu … sans vraiment s'en rendre compte, Marcus s'était fait un portrait d'elle, que la réalité décevait quelque peu. Les deux leaders ne se comprenaient pas encore et se méprenaient, se jugeaient sans se connaître … le temps peut-être finirait par leur faire voir le vrai du faux, pour l'heure ils n'avaient que des suppositions pour se faire un jugement.

Lorsque la Commandante lui raconta l'origine de la discorde entre les Natifs et le Mt Weather, Marcus n'en fut que plus troublé encore. Trop de questions demeuraient sans réponses, trop de pièces manquaient au puzzle. Pour parvenir à une version complète, Kane savait ce qui lui restait à faire : se rendre au Mt Weather et poser les mêmes questions. Si la Commandante n'avait pas les réponses, d'autres les avaient peut-être ; le Mt Weather disposait de la technologie, peut-être parviendraient-ils à mieux se comprendre. Finalement, la jeune femme s'attarda sur le peu de chance qu'il avait de retrouver les siens et Kane se mit à sourire. Depuis qu'ils avaient envoyés les 100 sur Terre ils défiaient tous les pronostics, pourquoi les choses changeraient-elles maintenant ?

« — Les chances de voir survivre les 100 sur Terre n'étaient pas meilleures » fit remarquer Marcus « Mes chances de repartir d'ici vivants non plus » ajouta-t-il. Il n'arrivait pas à croire ce qu'il s'apprêtait à dire « L'espoir, c'est tout ce qu'il nous reste »

Et il pensa à Abby, parce que c'était là ses paroles, celles qu'elle lui avait dites lorsqu'ils étaient encore sur l'Arche. Marcus les répétait aujourd'hui parce qu'elle avait raison : ils ne pouvaient qu'espérer ; agir et espérer. Sans cette foi en l'espoir qu'il se découvrait aujourd'hui, Marcus n'aurait jamais quitté le Camp Exodus.

Enfin, lorsque Kane chercha à en savoir davantage sur la survie des Natifs, la Commandante ne put s'empêcher de lui demander pourquoi. Cette vérité, ce savoir, pourquoi le voulait-il ? Pourquoi ? Vraiment ?

« — Parce que nous avons vécu 100 ans dans l'espace en pensant que nous étions les derniers survivants de l'humanité » répondit Marcus. Sa voix laissait transparaître des sentiments multiples, complexes ; parmi eux le regret mais aussi l'amertume « Parce que nous avons fait des choses au nom de cette croyance qui vous ferait froid dans le dos » Les Natifs n'avaient rien à leur envier : ils avaient tous leur part d'ombre, leur part de démon, de monstre « Tout ce que nous avons fait au nom de la survie … toutes les injustices, tous les crimes, toutes les ignominies que nous avons justifiées par ce biais … j'ai tué 320 personnes parce que je pensais que personne n'avait survécu sur Terre » affirma-t-il. Kane s'arrêta un instant, pesant le poids de ses mots. Cette jeune femme avait-elle besoin de savoir ça ? Marcus s'en fichait bien, car son jugement comme son pardon lui importait peu ; ce n'était pas du sien dont il avait besoin mais de celui de son peuple. Cette reine des sauvages pouvait bien croire ce qu'elle voulait, Kane n'y portait aucune sorte d'importance ; elle ne pourrait pas le blesser avec cela, même si ses paroles avaient la forme d'une confession « J'ai besoin de savoir comment nous avons pu passer à côté de ça » déclara-t-il enfin.

Kane ne pouvait pas réparer cent ans d'injustice ni revenir en arrière, mais il pouvait au moins rendre justice à ceux qui avaient souffert pour rien. Pour cela, il lui suffisait d'une chose : découvrir la vérité, cette vérité qu'ils avaient si longtemps ignoré et qui avait coûté tant de vies sur l'Arche.

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MessageSujet: Re: Si vis pacem ft. Lexa   Dim 29 Oct - 12:23

Si vis pacemLexa & MarcusOn comprend ce qu'est le pouvoir lorsqu'on tient la peur de quelqu'un entre ses mains et qu'on la lui montre. - Amy Tan
Le mépris. C'était cette émotion qui me serrait la gorge face à cet homme qui n'en démordait pas. Je lui accordais la vie, la trêve, la libération, mais il persistait et continuait sans cesse et sans relâche de créer des étincelles. Il osa alors parler d'espoir, ce genre de chose en laquelle je ne croyais plus. J'avais déjà tellement espéré durant le cours de ma vie que désormais je ne pouvais même plus y songer. J'avais trop peur de me détruire encore une fois. J'avais espéré que ma famille survive, espéré que mes cauchemars se taisent, espéré que Costia revienne, tous ces espoirs qui m'avaient fait si mal. Désormais, je ne croyais plus qu'en les faits, l'espoir n'avait plus raison d'être. Mais Marcus n'avait pas le même discours. Il persistait à croire en cet espoir qui, chez moi, n'existait plus. Mais lui, jusqu'ici, il avait eu raison d'y croire. Car la chance avait tourné en leur faveur plus d'une fois. Moi aussi, j'avais eu de la chance. J'avais espéré remporter le Conclave, espéré édifier une paix, j'y étais parvenue et ce par des miracles inexplicables. Et puis, en fin de compte, les chefs ne sont-ils pas censés reposer sur une couche d'espoir, même infime ?

Et enfin, j'eus presque l'impression que Marcus se livra à moi sur ses actes passés. Au nom de la survie, ils avaient dû commettre des actes irréprochables et difficiles à choisir. Mais c'était le cas de chaque dirigeant. Nous devions tous faire des choix au nom de notre peuple et de la survie de celui-ci. J'avais signé pour cela en devenant Commandante et depuis, je ne reculais devant rien. Je n'avais pas eu le choix de prendre de dures décisions afin d'assurer la survie du plus grand nombre et le pire, nous ne pouvons jamais prévoir les répercussions de ces choix... C'était exactement ce que j'étais en train de faire en ce moment-même. J'osais faire confiance à des ennemis, afin de s'allier contre le mal commun. Mettre nos différences de côté et devenir plus fort, ensemble. Mon peuple n'allait pas réagir de manière très positive à cela et je le savais. Skaikru avait déjà commis tellement de mal, au nom de leur survie sur Terre. Mais j'osais penser que suite à l'exécution du coupable du massacre, ils verraient cette alliance d'un autre oeil. D'un côté, ils n'avaient pas le choix. Mais j'avais conscience de la dureté de nos rites et si je venais à prendre trop de décisions qui ne reflétaient pas l'avis de la majorité, je ne ferais plus long feu. Peu importe d'où nous venons, en tant que leader, nous avons tous dû prendre des décisions au nom de la survie. C'est là notre devoir. C'est là l'essence-même de notre rang de dirigeants...

Et il creusa encore la question. Il cherchait encore à savoir les raisons de notre survie. Il se posait des questions, beaucoup même et je ne pouvais pas répondre à toutes. Becca avait été celle qui nous a aidé à survivre à Pramfaya, aux radiations, à la colère des éléments, sur cette planète dévastée. Je n'étais pas là pour le vivre, je n'en avais cure uniquement grâce aux premiers commandants qui vivaient à travers moi désormais. Pramheda était arrivée avec sa technologie, avec son sang de nuit, celui qui me rend moi-même invincible à la radioactivité. Et vous alors ? Comment êtes-vous montés dans le ciel ? Cette idée là-encore me surpassait. Je ne pouvais l'imaginer. Becca était venue du ciel, elle était notre sauveuse, mais ça n'était pas le cas de Skaikru. Nous n'avons pas besoin d'être sauvé, ils n'ont pas le même but, les mêmes idéaux que la première commandante nous avait instauré, à toute notre lignée et moi-même. Skaikru était arrivé dans un monde en paix sur une planète calme, loin de tout danger, hormis le Mont Weather. C'était eux le danger. Ils ne pouvaient être les nouvelles générations d'après Becca. Ils étaient bien trop différents d'elle.
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MessageSujet: Re: Si vis pacem ft. Lexa   Jeu 23 Nov - 12:39



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Cette fois, Marcus ne donna pas réponse à la réplique de la Commandante … parce que pour la première fois depuis qu'il était arrivé, ils étaient d'accord sur un point, sur ce point précis : le devoir des chefs et du poids de cette couronne qui pesait sur leur tête. Kane n'avait jamais été Chancelier et n'avait jamais demandé à l'être malgré ce que beaucoup, sur l'Arche, s'étaient toujours imaginés. Kane ne l'avait jamais voulu parce qu'il en connaissait le prix et les conséquences. Les rois, les chefs, les leaders n'avaient qu'une seule amie fidèle : la solitude. Marcus n'était pas de ces hommes très entourés et avait déjà peu d'amis, mais pour avoir été proche de Thelonious, il connaissait le genre d'isolement qui allait avec le pouvoir ; Kane n'en voulait pas, parce qu'il en connaissait le prix.

Lorsque la Commandante lui demanda comment ils avaient fait pour monter dans le ciel, Marcus ne fut pas certain de comprendre correctement la question. Kane ne s'imaginait pas lui raconter que, jadis, lorsque l'humanité était encore rayonnante, les hommes possédaient des fusées et des vaisseaux capables de les mener dans l'espace – pour un homme ayant vécu sur l'Arche, cela lui paraissait évident – mais en même temps, il ne pouvait s'empêcher de se questionner concernant le savoir des natifs. Il lui semblait qu'un millénaire entier les séparait, et même plus … comment des hommes et des femmes civilisées avaient pu aboutir à un tel niveau de primitivité ? Kane ne remettait pas en cause leur intelligence et n'était pas suffisamment goujat pour juger un peuple sur ses apparences, mais malgré cela il n'arrivait pas à comprendre comment si peu de choses avaient pu rester du passé. En vérité, au-delà du temps, c'était tout un monde qui semblait les séparer. Dans l'idée, l'ancien Conseiller n'avait pas tout à fait tort …

« — Nous y étions déjà » répondit simplement Kane « Nos ancêtres étaient déjà là-haut lorsque les bombes ont détruit la planète. Ils étaient chercheurs pour la plupart et vivaient dans des stations différentes … rien ne les destinaient à devenir les garants de l'humanité » expliqua-t-il. Son esprit d'homme de l'espace trouvait un sens et une logique à chacun de ses mots, sans s'imaginer une seule seconde que son interlocutrice n'était pas forcément en mesure de comprendre toute la portée de ses paroles « Chacun vivait de son côté jusqu'au Jour de l'Unité, qui a vu naître l'Arche et notre peuple tel que vous le connaissez » raconta Marcus.

A bien y réfléchir, cette alliance était improbable et plus que jamais, Kane compris qu'il n'y avait que dans la peine que l'humanité était capable du meilleur. Les étoiles ne brillaient que la nuit, et les meilleures choses qu'aux moments les plus désespérés.

Pendant un long moment, Marcus demeura silencieux, comme absorbé par ses pensées. Le Jour de l'Unité l'inspirait, lui faisait voir plus grand … Kane n'avait pas la prétention d'être un messie ni un héros, mais il voulait faire les choses convenablement et visait la lune plutôt que les étoiles. Lui qui avait tant provoqué de clivages sur l'Arche se voulait désormais unificateur et, mieux encore, pacificateur. Marcus avait changé, parce que les règles avaient changé elles aussi : leurs vies n'étaient plus en sursis. Ici, il avait la possibilité de régler les problèmes – ou du moins d'essayer – et il ne comptait pas laisser cette chance passer.

« — Je vais m'y rendre, vous savez. Au Mt Weather » déclara-t-il finalement. Il hésita un instant à continuer et ne le cacha pas. Malgré tout ce que la Commandante venait de lui dire au sujet de la Montagne, Kane n'avait pas l'intention d'abandonner aussi facilement : il n'avait pas survécu tout ce temps pour laisser la peur du danger lui faire rebrousser chemin. Le Mont Weather serait sa prochaine destination et aucune parole ne pourrait l'en dissuader « Je pourrai parler en votre faveur pour tenter de trouver une entente avec les Hommes des Montagnes » proposa-t-il « Douze nations sont parvenues à s'entendre dans l'espace, pourquoi pas trois sur Terre … » déclara Marcus.

Il n'avait aucune idée de toute la complexité qui régissait la Coalition de la Commandante et en vérité, il n'en avait même pas connaissance … mais même si Kane l'avait su, son discours aurait été le même – le choix de ses mots auraient juste été différent – Marcus se découvrait une âme de pacificateur, mais il n'en demeurait pas moins réaliste : aucune de ses entreprises n'étaient faciles et encore moins gagnées d'avance. Les Natifs étaient rancuniers – cela Kane l'avait bien compris – et il ignorait encore tout de ces Hommes des Montagnes que tout le monde craignait, mais leur histoire lui avait appris qu'on avait rien sans rien, que pour obtenir quelque chose il fallait se battre et persévérer, souvent contre vent et marée.

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MessageSujet: Re: Si vis pacem ft. Lexa   Mer 20 Déc - 21:16

Si vis pacemLexa & MarcusOn comprend ce qu'est le pouvoir lorsqu'on tient la peur de quelqu'un entre ses mains et qu'on la lui montre. - Amy Tan
J'avais beau chercher encore et encore dans mon esprit, je ne voyais pas comment des humains pouvaient s'envoler si haut dans le ciel à bord d'immenses navettes métalliques. Mais bien rapidement, je compris qu'il ne servait à rien de me torturer l'esprit: Skaikru avait emporté avec lui dans l'Espace toute la technologie de l'Ancien Monde, du monde avant Pramfaya. Toute cette technologie que nous nous reniions, que nous interdisions, qui faisait de nous de mauvais guerriers. Nous avions banni les armes à feu il y a si longtemps, cela datait bien avant ma naissance. Et toutes les machines, toutes les choses que je ne pouvais m'imaginer d'avant... Et bien nous n'en avions même plus connaissance. Ou alors, des simples rumeurs, des reflets du passé qui perduraient oralement.

Alors Kane parla de bombes et de destruction. Etaient-ce ces mots-là qu'il utilisait pour décrire Pramfaya ? Des bombes ? Je n'avais qu'eu très peu de chance de rencontrer ces armements. Les seuls fois devaient être lors de combats ou d'attaques des Maunons. Je ne comprenais pas tout ce que disait Marcus. Des mots gonasleng m'échappaient, certains que je n'avais jamais entendu... Des ... scientifiques ? Puis, il me relata les faits du Jour de l'Unité, ce qui me fit étrangement penser à la Coalition que j'avais édifiée. Eux aussi vivaient tous séparément, de leurs côtés, peut-être étaient-ils en guerre même. Et un jour, quelqu'un de prédestiné à tous les réunir, est arrivé. Ce fut mon cas et certainement celui d'un Skaikru il y a bien des décennies.
Plus ma discussion avec le Chancelier et plus je tirais des similitudes entre ces deux peuples qui étaient si différents du mien. Je n'étais encore pas certaine d'avoir fait le bon choix en m'alliant à Skaikru. Les Maunons sont imprévisibles, ils ne cessent de terrifier mon clan par la force et leurs armes qui nous dépassent. Skaikru pourraient s'allier à eux et faire de même. Nous étions ennemis depuis bien des années, et autant moi-même que le chef des Maunons pourrait user de bien des stratagèmes afin de convaincre Marcus de savoir qui étaient les vrais méchants dans cette histoire. Nous étions chacun persuadés de notre version, mais nous avions également des points de vue différents... Et le fait qu'il évoque l'idée de se rendre au Mont Weather me rendit perplexe. Que comptait-il donc obtenir d'eux ? Ces hommes et femmes étaient des bons à rien... Ils se contentaient de capturer mon peuple, sans jamais engager une seule discussion, nous n'avions jamais eu que la force comme manière de combattre. Puis, il crut réussir à dresser lui même une alliance entre ces trois peuples. Mais se rendait-il compte seulement que les natifs n'étaient pas un unique peuple, mais bien douze ? Et la plupart n'accepteraient jamais de voir la Coalition s'allier à des gens comme le Mont Weather. Tout ce que nous désirions, c'était de voir les capturés se faire libérer et que le Mont cesse son carnage. Puis, enfin, viendrait le bain de sang... Jus drein jus draun. Ils ne méritaient que ça, après tout.
-J'ai moi-même uni douze peuples. Et je peux vous assurer qu'aucun d'entre eux, pas même moi, n'acceptera de concilier une alliance avec les Maunons. Je le regardai droit dans les yeux, espérant lui faire prendre conscience de ce que cela pourrait impliquer pour nous. Ca fait des années qu'ils tuent mon peuple, sans broncher. Je ne peux fermer les yeux sur ce massacre. Vous pourrez parler en votre nom, mais pas du mien. La seule altercation que j'aurais avec eux sera le jour où viendra l'heure de faire payer leurs crimes, déclarai-je d'un ton sans appel. Personne ne me ferait changer d'avis sur cela et Marcus pouvait l'espérer encore longtemps. Ce serait là une réelle perte de temps. Sur Terre, il fallait apprendre à faire confiance aux bonnes personnes... Peu importe qu'elles viennent du ciel ou d'ailleurs. J'ai choisi en ce jour de faire confiance au Ciel, en espérant de faire plus que tout le meilleur choix. Car je ne pouvais croire la Montagne... Jamais je ne le pourrais. Voilà des années qu'ils nous terrassent un usant de la force. L'alliance avec eux était impossible.
Pourtant, j'avais déjà fait un grand effort en incluant Azgeda dans la Coalition. D'un côté, ils n'avaient pas eu le choix. Car s'ils décidaient de lancer des attaques de leur côté sur les voisins, ils se seraient vus avec des milliers de guerriers à leurs trousses. Ils se seraient faits écrasés. Eh puis, Azgeda était différent des Maunons. Ils ne pouvaient exercer aucune supériorité sur nous. Car nous étions sur un pied d'égalité au niveau armement. Et même s'ils étaient particulièrement belliqueux, nous avions autant détruit chez eux qu'ils nous avaient détruit... Tandis que les Maunon continuaient d'établir ce lien de force avec nous.


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MessageSujet: Re: Si vis pacem ft. Lexa   Mar 27 Fév - 18:59



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Douze peuples. Douze. Kane ne put s'empêcher de faire un rapprochement entre les douze peuples des Natifs et les douze stations de l'Arche. Hasard ? Marcus voulait y croire, mais le destin était rarement si négligent. Trop de questions parcourraient son esprit, des questions auxquelles la Commandante ne voulaient pas répondre … ou ne pouvait pas : Kane restait sur sa faim concernant les origines des survivants de l'Apocalypse et il ne savait pas si la jeune femme lui cachait les réponses ou les ignorait. De toute évidence, il allait lui falloir être patient car ce n'était pas aujourd'hui que les réponses viendraient.

Ce qui était certain en revanche – et même palpable – était cette animosité profonde et viscérale que semblaient porter les Natifs à l'égard des Maunons, ceux du Mt Weather. Marcus ignorait comme, à leur époque, ils pouvaient encore en arriver là, mais sur Terre les choses semblaient différentes. Il lui semblait que les choses étaient redevenues comme avant ; que la Terre avait de nouveau plongé dans cet âge sombre où les conflits dictaient les lignes de conduites … et puis il repensa à l'Arche, à ce qu'ils avaient fait pour survivre, et finalement Kane en vint à la conclusion ils ne valaient pas mieux qu'eux. Bien au contraire. De sa paix de naïf habitant du ciel, la Commandante n'en voulait pas ; comme une louve en pleine chasse elle s'y opposait farouchement et si Marcus ne comprenait pas son choix il l'acceptait … mais parce qu'il était rabat-joie et qu'il ne pouvait s'empêcher de commenter les propos de la native, il ne put s'empêcher d'exprimer sa désapprobation, qu'il para de toute la diplomatie dont il était capable.

« — On ne fait la paix qu'avec ses ennemis » fit-il remarquer. C'était pour cela qu'on disait faire : il fallait le construire, le bâtir, travailler pour, et parfois saigner pour. Cependant, Marcus n'oubliait pas son objectif : il était là pour établir une trêve entre le Peuple du Ciel et les Natifs, pas pour ériger la paix dans le monde.

S'il était convainquant dans son rôle de donneur de leçon, Marcus n'en savait rien … probablement pas, mais cela lui permettait d'avoir meilleure conscience ; car Kane était comme ça : il disait ce qu'il pensait. Il n'espérait pas une seule seconde que les Natifs pardonnent un jour à ceux du Mt Weather, mais il voulait croire qu'un jour, ils accepteraient de passer au-dessus de cela comme il l'avait lui-même fait. Kane n'oubliait pas que c'était une flèche native qui avait tué Callie, mais il avait fait le choix de ne pas crier justice ni de chercher vengeance auprès des coupables. C'était un choix qu'il aurait voulu que les autres fassent aussi, mais qu'il ne pouvait pas les forcer à faire. Pour l'heure, Marcus n'avait plus qu'une chose à faire : espérer que la Commandante ne change pas d'avis et le laisse partir comme convenu. Avant d'espérer la paix, il devait d'abord récupérer les siens … maintenant que leurs heures de vie n'étaient plus comptées, il aurait tout le temps de penser à la paix une fois les jeunes ramenés au Camp Exodus, sains et saufs. La paix viendrait ensuite, un jour, peut-être, sûrement ; s'ils parvenaient à survivre d'ici là.

Kane se massa les poignets une dernière fois, doutant toujours un peu de la réalité. Pendant un instant, il fixa la Commandante sans un mot. Ils ne se connaissaient pas mais pourtant il avait l’impression que quelque chose était possible avec elle, bien plus qu’avec tous les autres ; et cela n’avait rien à voir avec son rang de leader. Dans son regard brillait l’étincelle de ceux et celles qui faisaient de grandes choses … elle était jeune, mais quelque chose de sage résidait en elle et Kane ne savait pas comment l’expliquer. Il avait encore du mal à lui faire confiance et pourtant, son instinct lui disait de ne pas hésiter. Les traits de l’ancien Conseiller s’adoucirent alors et il lui tendit la main. Il se dispensa de dire le moindre mot car il n’en sentait pas le besoin ; ils connaissaient tous deux ce sentiment et ce qu’il impliquait. Le futur était dans cette poignée de main et ils le savaient.

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